N° 49  22 décembre 2000

Réabonnements

Prix inchangés : 1 an : 1.100 F

6 mois: 580 F

Avez-vous renouvelé votre réabonnements pour 2001 ? Nous insistons pour que le nécessaire soit fait en urgence car ces formalités mettent du temps à nous parvenir avant les formalités à Io poste.

Si vous avez égaré votre bulletin de versement, vous pouvez faire le paiement par votre compte bancaire au CCP 000-0021185-39 de l'Imprimerie Romain à Fosses.

Merci de ne pas le perdre de vue.

Théâtre wallon

Le vendredi 22 décembre (bureau à 19 h et rideau à 19 h 30), Li Soce dès Comédyins fosswès, présente en la collégiale St-Feuillen « Di c' timps là... trwès Rwès », une pièce en 3 actes de J. Targé, mise en scène de Jules Goffaux et Luc Baufays (technique). Avec Br. Romain, M. Lechien, E. Joissains, P. Lorand, L. Baufays et V. Lahaye.

Ce spectacle est donné grâce à l'amabilité de M. le Doyen, avec l'aide du Centre culturel et de l'Echevinat de la Culture.

Entrée : 200 F. - Vin chaud et cougnols aux entractes dans la crypte de la collégiale.

Père Noël à Haut-Vent

Le comité des festivités hautventoises est toujours sur la brèche pour venir au devant des souhaits des habitants du hameau. Après Saint-Nicolas, ce samedi 23, c'est le Père Noël qui parcourera les rues pour une distribution de cougnous.

Idée cadeau

Les personnes intéressées par un cadeau original de fin d'année peuvent offrir « La Vie à Bambois » par l'abbé Pierard, remémorant les années 1954 à 1964 en deux K7 (8 heures), ou « La Vie à Bambois », les années 70 et les 10 années de la fête du Point d'Arrêt, de 1986 à 1996, par Albert Perot : une K7 de 4 heures. S'adresser au 071-71.15.04 après 18 heures.

Marche des crèches

Comme les années précédentes, le Footing Club de Fosses organise le mardi 26 décembre, la Marche des Crèches (6 ou 12 km). Départs et arrivées à la salle « Al Bagne », à Maredret. Avis aux amateurs de cette marche toujours très appréciée et pour une bonne cause

Pour le grand feu

Pour le grand feu de Fosses qui aura lieu le 24 février, les personnes qui le désirent peuvent déposer du bois (mais uniquement du bois), au fond de la place du Centenaire où un premier ramassage aura lieu le 13 janvier. Contactez Philippe Leclercq au 071-74.16.16 ou une personne du comité des Congolais.

Le comité des Congolais souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année.

St-Vincent de Paul

Je suis seul, il n'y a rien pour moi pas de travail, pas d'argent, pas de chauffage, pas un sourire. Ce qu'il me faut, c'est une personne pour m'aider.

Afin que nous puissions mener à bien notre oeuvre, nous avons besoin de vous. Un seul n° de cpte : 7426480334-90. Merci pour votre soutien.

Les membres de la St-Vincent de Paul de Fosses

Prochaine permanence : le 30 décembre, de 10 à 11 h, au local Saint-Martin.

Les membres de Saint-Vincent de Paul vous présentent leurs meilleurs vœux pour l'année nouvelle.

 

Il ya50ans

dans

Mois de novembre 1950

- Décès suite à une crise cardiaque, de Charles Bosserez, de Sart-St-Laurent. II était âgé de 45 ans et père de 3 enfants.

- Les actes de probité n'étaient pas rares il y a 50 ans et signalé dans Le Messager. Mme Fernand Hennin, de Haut-Vent trouva un porte-monnaie avec une forte somme d'argent, qu'elle remit au receveur du bus. Mme Thiry-Pochet, de Sart-St-Laurent, trouva une sacoche avec somme d'argent qu'elle put remettre à sa propriétaire Mme Baland-Collard, de Vitrival.

- Le Cercle l'Eveil, de Vitrival, présente sa première soirée de la saison avec L'Enfant du Ravin, drame en 5 actes. A Aisemont, en la salle R. Evrard, la Jeunesse présente un vaudeville militaire : le Tampon du Capiston.

- La Foire St-André est annoncée pour le mercredi 29 novembre. Deux pages publicitaires sont présentées à cette occasion, où l'on retrouve les publicités de commerçants d'alors

- Quincaillerie Clause, qui annonce la nouvelle lampe en tube fluorescent

- La pâtisserie Marcel Cuvelier

-Tout pour le fumeur chez J. Folon-Berger, rue du Chapitre

-Théo Gosselin, fabrique de meubles

- Maison Jacquet-Gosselin, vente de chaussures et réparations

- Garage Mazuin frères, Volkswagen et Studebaker.

- Maison Bleue, Charles Deschamps-Hankenne

- Ets Gosset, quincaillerie et essogaz

- Ets Evrard, costumes et pardessus

-Lavoir Massinon, rue des Remparts

-Poêlerie et ameublement A. Jadin-Drèze, rue du Chapitre.

- A la concurrence : G. Brichaux, marchand-tailleur.

- Machines à laver et essoreuses Arsène Michiels, rue St-Roch

- Parfumerie Madeleine, rue du Postil.

- La section féminine du Cercle dramatique de Sart-St-Laurent présente, en la salle du Patronage : Le Glacier des Charousses.

- Et toujours les films du Cinéma Moderne à Fosses : Echec à la Gestapo, avec Humphrey Bogart ; La femme qui a conquis l'Ouest, avec Yvonne de Carlo ; Avec le Sourire, grand succès de Maurice Chevalier ; Après l'amour (Pierre Blanchard) ; Capitaine vif Argent, film d'aventure.

Mois de décembre 1950

- L'Harmonie Les Amis Réunis, de Le Roux, ont fêté la Ste-Cécile. Au cours du repas, le président M. Urbain et le directeur M. Burlet prirent tour à tour la parole.

- Le Cercle Ste-Julienne présente en la salle St-Feuillen, un drame policier : la Vipère rouge.

- Les travailleurs du fer et de la terre se sont retrouvés à la salle Pochet, à Sart-St-Laurent, pour un grand banquet amical.

- Pour Noël, la neige est tombée en quantité et des bancs de neige se sont formés, un léger dégel suivi de gel gêne fortement la circulation. Le cantonnier et ses hommes travaillent à déblayer les chemins les plus usités et répandent des cendrées aux endroits les plus dangereux. II est fait appel aussi aux ménagères pour qu'elles épandent les cendres de leurs poêles. De nombreuses habitations isolées sont bloquées.

- La Cie des Congolais obtient le titre de « royale ». Pour fêter l'événement, un goûter est organisé au local, café Eugène Massinon à Fosses.

- Et les films du mois au Cinéma Moderne : La veuve et l'innocent (Sophie Desmarets), Jeanne et son bandit (Yvonne de Carlo), 56, rue Pigalle (G. Ulmer), L'étrange Suzy (Albert Préjean), Bombes sur Hong-Kong, et Bach, millionnaire.

II y a 100 ans dans lie fE$sgr ~e 3as$es

N° 47 du 25 novembre 1900

FOSSES. - Une Société mutualiste vient de se fonder à Fosses sous la dénomination de Mutualiste Saint-Feuillen. Elle a pour but l’affiliation de ses membres à la Caisse de Retraite de l'Etat. Pour les inscriptions, s'adresser au plus tôt à l'un des membres de commission : MM. Maillien, Lallemand, N. Cuvelier, Donat Colin, Jassogne-Timsonnet.

N° 48 du 2 décembre 1900

BOSSIERE ST-GERARD. - Samedi à 3 h, M. Boccart, instituteur, sonnait la fin de la récréation quand la cloche pesant environ 12 kg se détacha d'une hauteur de 5 mètres et alla tomber au milieu d'un groupe d'enfants, atteignant deux garçons dont le petit A. Michel, âgé de 10 ans, qui fut relevé dans un bien triste état : il portait à la tête une large blessure par où le sang s'échappait en abondance. La perte d'un oeil est, paraît il, fort à craindre. Quant à la seconde victime, sa blessure offre peu de gravité.

N° 49 du 9 décembre 1900

FOSSES. - M. M.V., entrepreneur de menuiserie, essayait samedi soir une nouvelle scie circulaire actionnée par un moteur à pétrole. Il eut le pouce de la main droite complètement déchiqueté. II a été soigné par un médecin de la localité.

N° 50 du 16 décembre 1900

INCENDIE. - Mardi, vers 4 heures de relevée, un incendie s'est déclaré dans la maison du sieur Guillaume-Deproot, route de Bambois. Activé par un vent violent, le feu était intense et tout secours inutile. Il ne reste que les murs calcinés. Le bétail a pu être sauvé et la maison contiguë a pu être préservée.

N° 51 du 23 décembre 1900

FOSSES. - Le dimanche 30 décembre, à 5 h 1/2, dans la salle Saint-Feuillen, brillante soirée avec le concours de l'Union ouvrière de Falisolle et de M. Davaux, chanteur comique de Charleroi. Programme

1. Le Gendarme est sans pitié, comédie en 1 acte.

2. Par le trou de la serrure, vaudeville en 1 acte

3. Le Homard et les Plaideurs, par le Cercle Sainte-Julienne

4. Intermèdes : chansonnettes comiques.

Prix des places : réservées 2 fr., premières 1 fr., secondes 0,50 fr.

Un Conseil communal spécial

Mérite Sportif et autres

C'est désormais une coutume : en fin d'année, le Conseil communal tient une séance spéciale pour remercier et mettre à l'honneur celles et ceux qui ont « bien mérité de la ville », qui ont apporté du renom pour des exploits sportifs ou des carrières dans les services communaux. A cette occasion, la séance a eu lieu en la salle communale L'Orbey, comble à chaque fois et les conseillers ne sont plus placés par groupes politiques, mais fraternellement mêlés.

Le bourgmestre B. Spineux a salué la belle assemblée, rappelé le sens de la soirée et laissé à l'échevin des sports B. Meuter le soin d'appeler les lauréats. Les prix, coupes et médailles sont remis par les conseillers, à tour de rôle. Divers prix sont attribués : le Mérite sportif, d'après une sélection, la Médaille de la Reconnaissance sportive de la Ville et, éventuellement, comme cette année, un prix spécial pour une carrière, un prix du fair-play et un prix spécial de famille, une première !

- Des oeuvres d'art : un comité spécial, au sein du Conseil, choisit chaque année deux oeuvres d'artistes de l'Association locale, acquis par la Commune. Cette fois, le choix s'est porté sur un dessin à l'encre de Chine de Jean Wittebroodt, représentant l'Hôtel de Ville, offert au commissaire de police (pour qu'il n'oublie pas ses anciens locaux) et une peinture d'un

jeune autodidacte de Vitrival, François Bernard : elle trouvera place au bureau de la directrice des écoles communales.

- Le Mérite sportif est attribué à Silvana Cacciapaglia en Fitness, une sorte de gymnastique sportive mêlée de danse. Cette membre de Chris Power Gym de Fosses (avenue Albert ter) a été championne de Belgique et vice-championne du monde à Amsterdam. Elle a pu définir son sport passion et ses exigences : régime strict, entraînements trois heures par jour. Un prix bien mérité, donc. Dans la même discipline : Michel Goffin, 1 er senior au championnat de Belgique et 4e à Amsterdam ; Rudy Nihoul, 2e senior et Françoise Van Ruysevelt, 2e au championnat de Belgique et Miss Fitness, ont reçu la Médaille de Reconnaissance sportive.

- Georges Tounquet, de Vitrival, reçoit le Prix du Courage : cet amateur de tir (à 300 m sur une cible de 10 cm, une discipline qui exige donc concentration, maîtrise et vue perçante) a été champion provincial et s'est classé 10e en internationaux en Suisse, ce qui lui vaut de passer dans l'élite internationale en 2001.

- La balle pelote de Fosses, championne de sa série qui monte donc en 2e division d'honneur, reçoit le Prix spécial de la Ville et chacun des joueurs une médaille.

- Pelote Jeunesse Vitrivaloise : son équipe minimes, 1 re de sa série (7 médailles) et l'équipe pupilles, 1 re de sa série (10 médailles).

- FC Bambois Sport : équipe cadets, championne 1999-2000 (15 médailles)

- Palette Club Fossoise : équipe B, championne de sa série (sans défaite) et 3e au championnat provincial (5 médailles). Mme Roberte Wilmot a fêté ses 20 années de secrétariat au sein du Club.

- Cyclisme : Arnaud Jacqmain, 14 ans ; une saison remarquable, 4 fois troisième, 2 fois quatrième, une fois cinquième.

- Mathilde Mlinaric, 9 ans, de Le Roux : 1 re toutes catégories d'âge au championnat du Hainaut et 6e au championnat de la Communauté française,

- Geoffroy Servotte, power lifting déjà Mérite sportif en 1998 et Prix spécial en 1999. Prix du fair-play

avait décliné, pour laisser place à d'autres spotifs d'être récompensés. Beaux résultats : champion de Belgique par équipe en moins de 90 kg, champion de Belgique en moins de 100 kg.

- Bambois Pelote : pupilles : 1er du championnat, remporté deux Grands Prix ; minimes : 1er du championnat (médaille dé Reconnaissance sportive de la Ville. Et, pour la première fois, un prix spécial de Famille est attribué à la famille Denis : le père est président du club et l'équipe compte 4 frères Denis sur les 5 joueurs, qui fut 1 re du championnat et remporté le G.P. des 4 lundis à Huy.

- Service Incendie : deux membres de ce service arrivent à l'âge de la retraite et le bourgmestre les met à l'honneur. II s'agit de Jean Giust, entré chez les pompiers de Fosses comme chauffeur en 1973 ; il fut surtout chargé de l'entretien des véhicules. II reçoit une jolie aquarelle en remerciement pour services rendus à la population et son épouse est fleurie. Marcel Lamy, aussi pour 25 ans de service, à la fois chez les pompiers et sur l'ambulance, dans des conditions souvent difficiles.

Et le mayeur clôture cette séance spéciale du Conseil, festive et conviviale, en disant sa confiance en la jeunesse fossoise et en présentant ses vœux pour les fêtes de fin d'année. Avec le verre de l'amitié servi à tous, bien évidemment.

Conseil communal

Les adieux d'un vieux lion

Ce dernier conseil communal de l'année, du millénaire et de cette législature a été paisible, quoique critique vis-à-vis d'intercommunales gérées « sur le dos des payeurs », sans gros efforts pour redresser les situations financières difficiles. Ce fut aussi celui des adieux, car plusieurs conseillers ne siégeront plus l'an prochain dans le nouveau conseil issu des élections du 8 octobre. C'est le cas pour Gérard Sarto, échevin, passé au Conseil provincial, pour Anny Batardy et Louis Lamy pour l'U.D. ; Lucien Boigelot, Véronique Debrulle et Anne Martin au PS ; Edouard Meuter au PRL. Le bourgmestre les a remerciés pour le travail démocratique qu'ils ont accompli au service de la Commune et de ses habitants. Le « monument » parmi ces départs, c'est Lucien Boigelot : élu en 1958, il dut se désister au profit de son grand-père élu aussi. II entra réellement au Conseil en 1965, ce qui lui fait 36 années de présence active et 42 de vie politique. II fut échevin, bourgmestre et, par intermittence, conseiller dans l'opposition. II a la réputation d'un bourreau du travail : outre ses prestations d'enseignant (cours du jour, cours du soir), il fut la cheville ouvrière de multiples groupements : balle pelote, dramatique, comité des fêtes, Rodelindjes et j'en passe), mais dans la vie communale, il fut un mayeur attentif, étudiant à fond les dossiers. C'est d'ailleurs ce qui faisait sa force de critique dans l'opposition. Son esprit méticuleux jusqu'à la moindre virgule lui donna l'occasion d'interventions parfois amusantes soulignées par une truculence naturelle. Envers de la médaille, ce souci du détail l'empêcha parfois de voir large et loin, d'organiser une réelle politique à moyen terme, mais il gérait fort bien, avec énergie et autoritarisme, la vie quotidienne de la Commune.

Très attaché, viscéralement, à son parti socialiste, on peut dire qu'il fut « sectaire » (son confrère R. Brachotte l'a admis à Canal C), mordant parfois, n'hésitant pas à donner un coup de patte de lion à ses opposants. Mais c'était un homme de parole, sûr de son bon droit, sûr (trop) d'avoir raison. Lucien Boigelot s'en va satisfait, sans regret : il estime avoir bien rempli sa tâche, à avoir fait de son mieux pour servir la Commune. « Même si on s'est bagarré parfois - et c'est normal - je garde de ma vie politique un excellent souvenir. ».

Le bourgmestre B. Spineux a presque regretté le départ de cet opposant de poids, qui a souvent mis de l'animation au Conseil : « II va nous manquer » a-t-il conclu.

Ainsi va la vie: le prochain Conseil verra l'entrée de nombreux jeunes qui, peut-être, donneront un ton nouveau à la vie politique locale.

 

Les messes de Noël

La diminution du nombre de prêtres dans nos paroisses, compliquée avec l'hospitalisation de l'abbé Saint-Hubert, curé de Vitrival et de Sart-Eustache, suscite beaucoup de difficultés pour l'organisation des messes de ce week-end de Noël. Les trois prêtres restant pour l'entité devront se répartir 17 messes en trois jours. Voici le programme de ces célébrations

Samedi 23 décembre

15.30 : au Home Dejaifve

17.00 à Aisemont

18.00 à Vitrival

18.30 à Le Roux

18.30 à Fosses (collégiale)

Dimanche 24 décembre

9.00 à Sart-Saint-Laurent

9.30 à Sart-Eustache

15.30 au Home Dejaifve

17.00 à Fosses (collégiale)

19.00 à Aisemont

Minuit à Bambois

Minuit à Le Roux

Minuit à Vitrival

Lundi 25 décembre

10.30 à Sart-Eustache

10.30 à Sart-Saint-Laurent

11.00 à Fosses (collégiale)

18.30 à Névremont.

Le choix des heures reste donc multiple ; la diversité des lieux peut poser des problèmes de déplacement. Dans ces conditions, peut-être qu'une offre de co-voiturage ferait plaisir à certain(e)s.

Ayons aussi, en cette fête de Noël, une pensée (et une prière) pour les malades et les hospitalisés, ainsi que toutes les personnes seules, pour qui Noël ne sera pas une fête de famille.

Hospitalisation

Le curé Saint-Hubert, de Vitrival a dû être hospitalisé. Les nouvelles sont bonnes quant à sa santé. Nous lui souhaitons un bon retour dans ses paroisses (Vitrival et Sart-Eustache), après une période de repos

Noël revient

A fosses comme dans toutes les localités du monde, le soir du 24 décembre, on fêtera Noël, jour de Paix et de joie. Et pourtant, la joie n'existera pas pour tout le monde, car si nous vivons ici chez nous, une époque de confort et de paix durable, Noël ne se fêtera pas dans la joie dans tous les pays du monde... II est encore des endroits où l'on se bat... pour la paix ! Et, même dans nos pays occidentaux et privilégiés, il y a des dérapages de toutes natures alors que nous devrions être relativement préservés. Le Noël qui laissa de moins bons souvenirs est celui de 1944 lors de l'offensive allemande. On se battait dans les environs de Bastogne, sous une température très rude et les réfugiés qui durent quitter leurs maisons pour être accueillis jusque chez nous, ne connaissaient pas l'issue de ce retour en force de l'ennemi. II y avait aussi les nombreux prisonniers qui, depuis quatre ans, espéraient une libération. Pire encore, dans les camps barbares, Noël n'était présent que dans les esprits, mais surtout rien dans le décor n'aurait apporté un peu de réconfort. Vous direz que se remémorer tous ces mauvais souvenirs, n'apportent que des pensées négatives, et cela n'épouse guère Io joie de Noël. Bien sûr, mais c'est pour mieux apprécier la paix que nous connaissons aujourd'hui, dans nos pays privilégiés. II existe chez nous encore, des gens moroses, qui ont matériellement tout pour être heureux, mais qui auront difficile de conditionner leur esprit à la joie que Noël nous apporte.

II est curieux de constater que les cartes de Noël sont toujours représentées dans un décor de neige. II faut croire que, précédemment, les hivers étaient plus rudes et que les Noëls d'antan se situaient en plein dans l'hiver ? En parcourant les anciens Messager, nous trouvons en effet assez régulièrement des réveillons sous la neige ou le gel. En 1950 (il y a donc 50 ans), on peut lire : « la neige a tout de même un peu exagéré cette année ; depuis longtemps, on n'avait plus vu pareille accumulation. Dans certains chemins de compagne, où la neige a soufflé, on signale des bancs de plus d'un mètre de haut. Sur plusieurs de nos routes, la circulation a dû être interrompue. Après un léger « relignage », nous connaissons maintenant une période de gelées qui transforme nos routes en véritables patinoires. Depuis plusieurs jours, le cantonnier et ses hommes travaillent à déblayer les chemins, mais ce n'est pas rien. On demande aux ménagères, après avoir déblayé la neige, de répondre leurs cendres sur la route. Devant de telles difficultés, que chacun se rappelle notre devise nationale l'Union fait la force ! . Il faut constater, en effet, que nous n'avons plus très souvent connu de Noëls blancs. Est ce le réchauffement de la planète annoncé qui fait déjà son effet ? Il est un homme, qui fut abattu et qui, pourtant, ne rêvait que de paix, définissait Noël comme « une chaude lumière pour toutes les femmes et les hommes de notre monde. » « A Noël, disait-il, Dieu nous déclare la paix. Cela nous surprend, les déclarations de guerre n'étonnent plus personne. Comme si les hommes étaient faits pour inventer les armes, les vendre, les utiliser. La guerre est devenue banale. Elle est même un ressort puissant de notre économie. Comme les enfants, les adultes jouent à la guerre. Et voilà que Dieu vient jouer à la paix. Il vient nous apprendre un nouveau jeu, une nouvelle vie.

« Je fais le rêve qu'un jour, les hommes comprendront enfin qu'ils sont faits pour vivre ensemble comme des frères. Je fais encore le rêve qu'un jour, les guerres prendront fin, que les hommes transformeront leurs lances en ébranchoirs, que les notions ne s'élèveront plus les unes contre les autres et qu'elles n'envisageront plus jamais la guerre. Je fais encore le rêve que, grâce à cette foi, nous serons capables de hâter le jour où la paix régnera sur la terre et la bonne volonté entre les hommes ».

Martin Luther King

Si Noël est avant tout une fête religieuse, elle est aussi, pour beaucoup, synonyme de sapins, guirlandes, cadeaux, musique d'ambiance, soupers gastronomiques, boudin, cougnous, visites du Père Noël, bougies, Toutes ces traditions nous reviennent choque année. Et personne ne voudrait manquer ces repas de famille où la joie est toujours de circonstance. Noël, c'est aussi une naissance, une re-naissance : la nôtre. Chaque année, une remise en question. Si nous voulons planter dans le jardin de nos vies ces plantes rares de l'amitié, de la tendresse, de l'attention, ce sera vraiment Noël. Dans notre société de consommation, pas de Noël sans repas de réveillon. Voici, pour changer le menu des autres années, une recette d'un mets de Noël bien particulier : en voici les ingrédients. Tout d'abord, une bonne mesure de simplicité et beaucoup de compréhension ; quelques grammes de honte pour notre silence devant tant d'injustice ; une pincée de regrets pour le courage qui nous a manqué certains jours ; assaisonner d'une bonne dose de bonne volonté ; enlever les morceaux d'égoïsme et les grumeaux de prétention ; garnir de quelques grains de foi et, si vous n'en avez pas, d'esprit de service et de dévouement. Si vous réussissez ce gâteau, coupez le et partagez le autour de vous.

Petit conte de chez nous pour grands enfants

La Saint-Nicolas du marchand d'almanachs

Le vieux Zante qui, peu de temps auparavant, se voyait déjà à la Spinette, se crut perdu dans cette tourmente. Il ne distinguait pas plus loin que le bout de son nez ; mais courageux, courbant le dos sous les éléments, il tenta néanmoins d'avancer dans le blizzard. Il marcha ainsi au moins pendant deux heures. Epuisé, courbaturé, il se désespérait de jamais arriver au but! Tout à coup, à la faveur d'une accalmie, il distingua des traces fraîches dans la neige. II se baissa, écarquilla des yeux pour mieux voir et réalisa l'étendue de son infortune : les traces qui se croisaient, s'emmêlaient, étaient les siennes. Il était bel et bien perdu et depuis longtemps, il tournait en rond ! Courageusement quand même, Zante se remit en route dans ce qui lui sembla être cette fois la bonne direction. La tempête s'était éloignée et avait fait place à un petit vent glacial. Malheureusement, la nuit était toujours aussi noire et ne permettait pas de déceler le moindre repère.

Au bout d'une nouvelle heure de marche hallucinante, glissant, tombant, se relevant de plus en plus difficilement, le marchand d'almanachs retrouva encore l'empreinte de ses propres pas. Il avait de nouveau tourné en rond ! Alors, désespéré, Zante, lui toujours si gai, se mit à pleurer. Puis, à bout de forces, il se laissa choir dans la neige et s'endormit dans le sommeil de la mort ...

... Depuis combien de temps gisait-il là ? Cinq minutes, une heure ? Soudain, dans l'engourdissement du sommeil renforce par celui du froid, il crut entendre tinter une clochette, tandis qu'une douce lumière venue de la terre, chassait la noirceur. Emerveillé, Zante se crut au bord du Paradis. Mais une voix, à ses côtés, le fit dresser et entrouvrir les paupières:

- Et bien, rave homme, disait la voix, que faites-vous là ?

Ouvrant mieux les yeux, Zante vit alors une forme humaine, drapée dans une grande houppelande.

Rassemblant ce qui lui restait d'énergie et de lucidité, il conta son malheur à l'inconnu et le supplia d'aller chercher du secours, car il se sentait mourir.

- Mais non, mais non, pas besoin d'aide ! Levez-vous, dit encore la voix, tenez en mains la crosse de mon grand bâton et suivez-moi. Placez vos pieds dans les empreintes des miens!

Au contact du bâton, Zante se sentit tout à coup ragaillardi, réchauffé. L'un suivant autre, ils allèrent rapidement. Et peut-être n'était-ce qu'une illusion, mais il sembla à Zante que sous les pas de son mystérieux guide, la neige se faisait moins épaisse.

- Vous voici arrivé, mon brave, dit l'inconnu d'une voix toujours aussi douce, en s'arrêtant.

Surpris, Zante regarda autour de lui pour constater qu'ils se trouvaient devant la maison du menuisier Nicolas, à Vitrival.

- Mais, comment saviez-vous que je devais venir ici ?

- Je le savais ! Maintenant, allez bien vite vous restaurer et vous coucher. Il y a encore de la braise chaude dans l'âtre de votre hôte.

Eperdu de reconnaissance, Zante serra la main de son cicérone et le questionna

- Monsieur, qui êtes-vous pour savoir tout cela ?

- Je suis, dit l'inconnu, le bon patron de celui chez qui vous allez entrer !

A ces mots, Zante reconnut en son sauveur, le rand saint Nicolas. Il s'inclina jus q â terre pour remercier, comme il se devait, le patron des enfants sages. Lorsqu'il se redressa, saint Nicolas n'était plus là ! Mais au loin, du côté de La Bruyère, puis de la Giloterie, on entendait tinter une clochette céleste...

Le lendemain, lorsque Zante se remit en route, le dégel commençait. Tout à son aise, le marchand d'almanachs put faire le tour des maisons de Vitrival, du Roux et du Sart à Stache. Un roulier le ramena à Fosses, d'où il gagna ensuite le

le Bambois, puis Sart-Saint-Laurent, où il vendit ses derniers petits livres.

On arrivait ainsi à la veille de Noël et le colporteur eut encore le temps de rallier sa demeure du côté de Lesves, avant qu'il ne recommença à neiger d'abondance pour la Nativité. Et dans ces caprices du temps, Zante reconnut encore une intervention de son protecteur, lui, qui fut sauvé des neiges par saint Nicolas en personne.

DERO.

Triste réalité pour le football fossois

La R.U.S. Fosses disparaît après plus de 70 années d'existence

La nouvelle n'est pas vraiment officialisée vis-à-vis de l'Union Belge de Football, mais elle devrait immanquablement se concrétiser prochainement : la R.U.S. Fosses sera rayée, perdra son numéro matricule, donc ne pourra plus fonctionner comme club reconnu. Que s'est-il donc passé pour qu'un club, monté récemment en division 1 provinciale et qui ralliait bon nombre de supporters au stade Winson, en vienne ainsi si rapidement à une situation aussi irrémédiable ? Il serait long et fastidieux d'entrer dans tous les détails qui ont amené le club fossois à une telle extrémité. Nous ne voulons pas non plus en venir à dénoncer les responsabilités, ce n'est pas notre rôle. Nous devons simplement regretter qu'un club qui fonctionnait très bien jusqu'il y a peu, ait ainsi accumulé les revers les uns après les autres. Un président avait repris le club en mains il y a un peu plus de dix ans, à un moment où les choses étaient difficiles et où Fosses ne présentait plus que 3 équipes ; il y a créé une structure telle que nous la connaissons avec un bâtiment complet (vestiaires, douches, bar spacieux, etc.) que nous envieraient bien des clubs ; Fosses disposait aussi d'un second terrain avec éclairage, des équipes de jeunes très motivés, le club avait réussi sa montée en première provinciale, avec un comité dévoué, où le bénévolat était constant, tout cela était prometteur d'un bel avenir...

II ne faut surtout pas jeter la pierre aux joueurs, ni à l'entraîneur, car si les résultats n'étaient pas ceux espérés, les joueurs se battaient méritoirement sur le terrain et donnaient ce qu'ils pouvaient. Mais fatalement, quand un club n'obtient pas de bons résultats, les supporters désertent...

Subitement, tout s'enchaîna. Départ du président - qui l'avait annoncé - après dix années de services rendus au club (non remplacé), désistement du secrétaire qui souhaitait se faire remplacer, mais qui ne trouva personne pour assurer cette mission importante ; départ de l'entraîneur (sans désaccord avec le club), déçu peut-être des résultats de son équipe ; il y eut quelques erreurs d'ordre administratif envers l'Union Belge qui ne lésine pas avec les amendes ; une situation financière pas très brillante qui fit hésiter les éventuelles bonnes volontés ; bref, le navire commençait à s'enfoncer. II y eut bien quelques mordus pour sauver les meubles, mais qui finirent par renoncer devant la complexité de la tâche.

Une assemblée eut lieu la semaine dernière, pour envisager le sauvetage du club, une réunion de la dernière chance en quelque sotte, mais un seul membre était au poste, le président Francis Migeot, (qui avait conservé le titre honorifique et gardé la présidence de l'a.s.b.l.), persuadé qu'il y avait encore une possibilité de poursuivre, malgré tous ces avatars. Comme un bon capitaine de navire, il ne voulait pas voir mourir son club, d'autant plus que tout n'était pas perdu, espérant toujours que l'une ou l'autre bonne volonté allait se manifester. Mais, se retrouvant seul au gouvernail, il ne pouvait rien contre une tempête interne qui sévissait, des négligences constatées, et surtout l'absence d'aide pour sortir de cette tourmente. Sans aucune solution, il décida donc, avec bien des regrets, de déposer le bilan. Qu’en sera-t-il à présent ? Comme le disait Francis avec encore une lueur d ‘espoir dans les yeux, le Père Noël va t il nous apporter le cadeau miracle qui permettrait de repartir du bon pied ?

Un club de football, pour fonctionner, a besoin de nombreuses bonnes volontés, et bien sûr énormément de bénévolat. Le championnat dure quasiment dix mois et, entre-temps, c'est la période des transferts qui n'est pas dépourvue de contacts et de réunions. II n'y a guère de répit. Et lorsque l'on multiplie les équipes d'âge, ce qui est indispensable pour assurer l'avenir d'un club, les charges se multiplient également. Il faut être mordu pour apporter une telle somme de travail. A un certain moment, on ressent le besoin de passer le témoin. Il faut dès lors, comprendre la décision de certains. Mais, en plus, quand tout arrive en même temps...

Bref historique du club.

On joue au football à Fosses depuis près de cent ans. Une photo prise en 1910 nous montre une équipe, sans doute d'amateurs, au sein de laquelle figure celui qui fut une figure fossoise quasi-immortelle, Vincent Leloup, mort à l'âge de 104 ans. Plus tard se créa le Sporting de Fosses qui fut dissout à la suite d'une sérieuse crise financière.

L'U.S. Fosses, qui lui succéda, fut créé en avri11926 ; le club évolua près de la Gendarmerie, puis aux Trois-Bras. On peut lire que lors de la saison 1932-33, Fosses prit place en division 1 provinciale. Mais la saison suivante fut catastrophique et les départs de joueurs et comitards furent nombreux. C'est alors que Maurice Piette prit la présidence du club et y resta plus de 40 ans. Un président qui acceptait les victoires comme les défaites avec le même flegme. Avant la guerre, Fosses parvint en 1 re provinciale et après la saison 42-43 montait en Promotion, y resta deux ans, puis ce fut la dégringolade. Fosses dut aussi changer de domicile car le terrain des Trois-Bras allait être loti. Le club évolua derrière la Gare, non loin des Usines Decoux, puis à la limite de Fosses et Sart-St-Laurent, pour enfin se voir offrir le terrain actuel qui fut baptisé Stade André Winson, en mémoire du fils de cet industriel fossois, avec bail emphytéotique de 100 ans. Le club, bien installé cette fois, allait connaître une nouvelle impulsion. Au cours de la saison 1961-62, Fosses montait en Première Provinciale, après que le titre lui eut échappé à deux reprises. Fosses allait évoluer deux ans à l'échelon supérieur, avant de connaître de nouvelles difficultés. Après quelques années de yo-yo, la présidence allait être reprise par L. Viaene qui y apporta tout son dynamisme. II y a trois ans, Fosses ratait le titre pour accéder à la Première Provinciale, en raison de points perdus avec l'affaire Vandy (un joueur aligné par erreur). Mais enfin, la saison suivante 98-99, ce fut la consécration : Fosses enlevait le titre avec 26 points d'avance sur le second, Moustier. Pour sa première saison à l'échelon supérieur, Fosses eut un départ laborieux, mais termina la saison à la 8e place. Des transferts devaient espérer une saison tout aussi bonne, mais alors survinrent les événements que nous relatons plus haut...Encore une fois, tout cela est très regrettable, surtout pour les joueurs et les jeunes qui se voient privés de leur sport favori…jusqu’à une nouvelle issue toujours très très hypothétique.