N° 48   15 décembre 2000

Il y a 25ans

Mois de décembre 1975

-La Commission royale des Monuments et Sites a classé comme monument historique la chapelle Saint-Laurent au cimetière du village.

- Plusieurs marcheurs de Haut-Vent ont reçu la plaquette d'honneur de la Fédéraion des Marches de l'E.S.M. Auguste Brosteaux, Camille Lambert, Camille Migeot, Jules Mouyard, Robert Mathot, Alfred Bourguignon, François Godfroid, Gustave Laffut et René Burton.

- Le Prix littéraire Edmond Chabot est décerné cette année à Vincent Houba, de Bambois qui reçoit le diplôme et un prix de 1.000 F.

- Des bals sont prévus pour les réveillons à Fosses : le 24 décembre, celui des Pompiers (avec orchestre de 8 musiciens) et le 31 décembre, celui des Zouaves, avec l'orchestre Los Brasilia.

- Pour les fêtes de fin d'année, des sapins ont été placés par l'Administration communale et l'ambiance musicale sera assurée par l'association des commerçants.

- A Aisemont, le bourgmestre Fd Migeot rend hommage à trois fonctionnaires : Jules Poncelet, receveur ; André Leclercq, ancien garde champêtre et André Benoît, secrétaire communal, rappelant son acte de courage en 1928 lorsqu'il sauva un camarade qui allait être écrasé par un chariot.

- En raison de la vidange du Grand-Etang et de trois grosses fuites consécutives aux fortes gelées, Fosses, mais surtout Névremont, Aisemont et Bambois, ont été privés d'eau certaines jours de la semaine.

Réabonnements

Prix inchangés : 1 an :1.100 F

6 mois : 580 F

Avez-vous renouvelé votre réabonnements pour 2001 ? Nous insistons pour que le nécessaire soit fait rapidement cor ces formalités mettent du temps çà nous parvenir et la Poste nous demande les listes pour le 20 décembre. Si vous avez égaré votre bulletin de versement, vous pouvez foire le paiement pot votre compte bancaire au CCP 000-0021185-39 de l'Imprimerie Romain à Fosses.

Merci de ne pas le perdre de vue.

Hold up à Fosses

Lundi, vers 17 h 20, deux individus encagoulés et armés se sont introduits au GD Partner, chaussée de Charleroi à Fosses. Ils se sont dirigés vers les caisses et ont ordonné aux caissières de leur remettre le contenu, sous la menace de leurs armes. Ils ont aussi exigé à deux clients qui se trouvaient aux caisses de leur remettre leur portefeuille. Ils sont aussitôt repartis pour rejoindre une voiture où les attendait un complice. II s'agit d'une voiture de marque Audi, de couleur blanche. La voiture a pris la direction de Charleroi, sans être interceptée. La gendarmerie de Fosses, aidée d'une équipe de la police de Mettet a procédé aux constats et ouvert une enquête. Les faits se sont passés rapidement, heureusement sans coups de feu, mais l'émotion était grande parmi la clientèle et surtout pour les caissières et les clients qui furent braqués par des individus capables du pire s'ils avaient dû faire face à des réticences.

Le butin s'élèverait à plusieurs dizaines de milliers de francs.

Bebronae Cantores

La chorale fossoise Bebronae Cantores présentera un concert de chants de Noël (une vingtaine) au « Village de Noël » de Vitrival, ce dimanche 17 décembre, à 17 h.

Avis aux amateurs, tout le monde y sera le bienvenu.

Fuite

Dans la nuit de samedi à dimanche, les pompiers de Fosses, sous la direction du sergent Daniel Falque, ont été appelés rue de Burnot, à Sart-Saint-Laurent, aux Ets Sarto, où une fuite d'un produit avait été détectée.

Idée cadeau

Les personnes intéressées par un cadeau original de fin d'année peuvent offrir « La Vie à Bambois » par l'abbé Pierard, remémorant les années 1954 à 1964 en deux K7 (8 heures), ou « La Vie à Bambois », les années 70 et les 10 années de la fête du Point d'Arrêt, de 1986 à 1996, par Albert Perot : une K7 de 4 heures.

S'adresser au 071-71.15.04 après 18 heures.

Avis à la population

Le parc à conteneurs sera fermé exceptionnellement le vendredi 5 janvier 2001, dès 12 heures.

Ecole des devoirs

Vu le succès croissant de l'Ecole des devoirs, le Conseil d'administration. de l'A.L.E. a décidé d'organiser celle-ci un jour de plus par semaine pour les élèves du primaire. A partir du ter janvier 2001, l'horaire s'établira donc comme suit

- le lundi et le mardi, de 17 à 18 h pour les primaires

- le jeudi, de 17 h à 18 h pour les Secondaires.

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter l'A.L.E. au 071-71.34.36.

S. Legrain et A. Lenoir, responsables A.L.E.

Théâtre wallon

Le vendredi 22 décembre (bureau à 19 h et rideau à 19 h 30), Li Soce dès Comédyins fosswès, présente, en la collégiale Saint-Feuillen à Fosses « Di c' timps là... trwès Rwès », une pièce en 3 actes de J. Targé, mise en scène de Jules Goffaux et Luc Baufays (technique). Avec : Br. Romain, M. Lechien, E. Joissains, P. Lorand, L. Baufays et V. Lahaye. Ce spectacle est donné grâce à l'amabilité de M. le Doyen, avec l'aide du Centre culturel et de l'Echevinat de la Culture. Entrée : 200 F. Vin chaud et cougnols aux entractes dans la crypte de la collégiale.

Pompiers sur la brèche

Les pompiers de Fosses ont été particulièrement sollicités dimanche après-midi, en raison de la tempête qui s'est abattue sur la région. Ils furent ainsi appelés à Floreffe, rue de Robersart, pour tronçonner des arbres tombés sur la route ; de même à Le Roux, rue Lotria et à Cocriamont. Egalement pour une toiture envolée rue de la Station à Aisemont ; rue Saint-Ghislain à Devant-les-Bois et rue de Doumont à Fosses, à la ferme Janssens. Ils furent aussi appelés à Arbre, pour une toiture et à Saint-Gérard, où la toiture fut arrachée et tomba sur deux personnes occupées à placer une radio dans une voiture. L'un fut tué et l'autre fut hospitalisé dans un état grave.

Senior Amitié

L'Amicale du 3e Age organise son traditionnel dîner de Noël le mercredi 20 décembre en la salle du Collège St-André. Le rassemblement se fera dès 10 h 30 par la perception des cotisations 2001, puis une messe spéciale de Noël, dans la salle, à 11 h 30 avec la chorale St-Martin qui animera aussi le dîner et l'après-midi de quelques chants de Noël, ainsi que M. Frippiat et son orgue.

Vie Féminine

Invitation cordiale à toutes pour la veillée de Noël.

Le lundi 18 décembre, à 19 h, au local Saint-Martin à Fosses, partageons ensemble un moment agréable avec le traditionnel cougnou et le cacao chaud.

Les aînés et les jeunes de Vie Féminine.

Peinture sur soie

Nous annonçons l'ouverture d'un cours de peinture sur soie. Début des cours le 8 janvier (en 8 leçons, le lundi, à 20 h, au local St-Martin). Prix non-membres 1.900 F, membres 1.100 F.

Inscriptions et renseignements chez M. Lallemand (071-71.19.49) ou Mme Baivier (Ma Bouille) entre 18 et 20 h au 071-71.25.15.

Retenez déjà pour le début mars, un cours de modiste. Nous en reparlerons.

Pour V.F : Ma Bouille

 

Réveillon de Noël

Les Disclimbwagnes ont le plaisir de vous inviter à leur réveillon de Noël, le 24 décembre, à la salle L'Orbey, à partir de 19 h. Ils proposent un menu pour le prix de 1.500 F (500 F pour les enfants de 6 à 12 ans). Les boissons à un prix démocratique (30 F les boissons ordinaires).Le repas sera suivi d'une soirée dansante et copieusement arrosée de cotillons pour les 12 coups de minuit.

Renseignements et réservations - Thierry Patiny 0497-71.58.56 - Johann Falque 0496 -74.46.87 - Catherine Dohet 0496 -91.50.02.

La police nouvelle

J'ai lu avec intérêt l'article du Messager du ter décembre sur la réorganisation de la police et la fusion avec la Gendarmerie. J'ai noté et largement approuvé, à la fin de cet article

« Pour beaucoup, la Police était déjà fort loin du public, à l'hôtel de ville, la voici plus loin encore... ».

En effet, nous aurons donc 18 policiers. mais alors que tout le monde parle de « Police de proximité »

Nous voyons rarement les policiers en ville ou dans nos villages, sinon passer en vitesse dans leur camionnette. Mais que d'automobilistes garés sur un trottoir, en double file ou en plein virage ! On en est au laisser-aller total, au « je me permets tout et tant pis pour les autres ».

Police de proximité ? Les citoyens payeurs attendent.

L.S.

Marché de Noël

Vitrival vivra l'ambiance des fêtes de Noël, grâce à son Marché de Noël, devenu traditionnel, au cours de ce week-end féerique qui regroupera de nombreux artisans. Le public pourra aussi goûter les bières spéciales, le vin chaud, Spartacus et Eau de Villée (avec coffrets cadeaux), petite restauration et menu spécial de Noël : boudin, frites et compote. Et aussi la présence du Père Noël.

Voici le programme de ces deux journées, mise au point par le comité des fêtes de Vitrival

Samedi 16 Dès 14 h : ouverture du marché

De 17 à 19 h : animation, jonglerie, sculpture de ballons avec Kevin.

Dès 22 h : bal populaire avec la sono DM et Manu.

Dimanche 17 Dès 14 h : ouverture du marché

Vers 17 h : présence de la Chorale Bebronae Cantores, de Fosses, pour un concert spécial de Noël.

A 19 h 30 : distribution de cougnols par le Père Noël.

1 20 h 30 : lâcher de ballons.

Pelote vitrivaloise

Organisation de fin d'année

A l'occasion des fêtes de fin d'année, la Pelote Vitrivaloise lance un invitation à tous pour une dernière festivité. Elle aura lieu le samedi 16 décembre, à partir de 18 h 30 et le dimanche 17, à partir de 15 h. Elle se déroulera dans le nouveau local situé dans la cour des écoles. On pourra se procurer, pour le prix modique de 100 F, une restauration légère à base de brochettes accompagnées de crudités. En plus des boissons traditionnelles, on servira les bières spéciales : Spéciale Noël, Saint-Feuillien, Bush, Campbell's, Gordon, etc. Votre présence fera extrêmement plaisir à l'équipe dirigeante.

Etat civil

MOIS DE NOVEMBRE 2000

Naissances

Le 13 à Namur : Virginie Constant, fille de Bernard et de Chantal Beaufays, de Haut-Vent.

Le 14 à Namur : Quentin Tillieux, fils de Eric et de Emma Courtois, de Fosses.

Le 16 à Charleroi : Louis Ferry, fils de Jean-Philippe et de Nathalie Waselle, de Haut-Vent.

Le 22 à Sambreville : Mathéo Laurent, fils de Mélanie Laurent, de SartEustache.

Le 23 à Mons : Timour Calicis, fils de Benjamin et de Sophie Gardinal, de Sart-Eustache.

Le 23 à Charleroi : Joséphine Lesage, fille de Denis et de Katherine Boulanger, Sart-Eustache.

Le 27 à Sambreville : Marine Crasset, fille de Fabian et de Leslie Mathues, de Bambois.

Publications de mariages: néant.

Mariage

Le 25 : Daniel Monnom, 45 ans, de Fosses et Liondmila Gontcharova, née à Lodova, 37 ans, de Saint-Petersbourg.

Décès

Le 11 octobre à Charleroi : Pierre Delcroix, époux de Marie Drèze, né à Arsimont le 23 novembre 1941, de Fosses.

Le 12 octobre à Sambreville : Alphonsine Deproot, veuve de Raymond Casimir et de Arthur Michaux, née à Fosses le 26 décembre 1913, de Bambois.

Le 19 octobre à Sambreville : Jules Persoons, né à Stave le 4 mars 1930, de Névremont.

Le 1er au Home Dejaifve : Marie-Antoinette Laurent, veuve de Camille Legrain, née à Perwez le 19 avril 1903, de Mornimont.

Le 2 à Sambreville : René Rifflart, époux de Ida Krage, né à Fosses le 21 février 1926, de Bambois.

Le 4 au Home : Julie Meyer, veuve de Fernand Melotte, née à Hollange le 29 mai 1917, d'Arsimont.

Le 5 : Robert Egon, époux de Liliane Bayet, né à Arlon le 6 avril 1937, de Fosses.

Le 6 : Adalgisa Di Bonifacio, épouse de Domenico Pavone, née à Valle Castellano (Italie) le 23 mars 1921, de Vitrival.

Le 7 à Woluwé-St-Lambert : Hénoch Meunier, veuf de Christiane Gravy, né à Pont-à-Celles le 19 novembre 1928, de Sart-Eustache.

Le 7 au Home : Yvonne Braibant, veuve de Jules Prigneaux, née à Morville le 15 novembre 1907, de Philippeville.

Le 11 au Home : Louis Bigaré, époux de Josiane Marchal, né à Jemeppe-sur-Sambre. Le 2 janvier 1935, de Moustier.

Le 11 à Godinne : Emile Marique, veuf de Frida Evrard, né à Fosses le 30 novembre 1935, de Fosses.

Le 12 : France Mouthuy, veuve de Valère Winson, née à Laigle le 19 août 1916, de Sart-St-Laurent.

Le 13 au Home : Anna Eussen, veuve de Henri Pirson, née à Hanset le 30 mai 1924, d'Eghezée.

Le 13 à Sambreville : Jean Jadin, célibataire, né à Fosses le 23 janvier 1934, de Fosses.

Le 15 au Home : Maurice Hanart, époux de Irène, Dusart, né à Leernes le 22 septembre 1922, Sambreville.

Le 15 au Home : Jean-Maurice Pollet, époux de Marie-Claire Cattoir, né à Espierres le 19 septembre 1937, de Braine-le-Comte.

Le 16 au Home : Georges Lambert, époux de Germaine Verhulst, né à Temploux le 17 août 1927, Floriffoux.

Le 17 au Home : André Lahy, époux de Madeleine Herman, né à Mont-sur-Marchienne le 6 août 1924, de Tamines.

Le 17 : Camille Josse, époux de Léa Henin, né à Namur le 3 juin 1930, de Névremont.

Le 17 à Gilly : Marie-Thérèse Fesler, veuve de Louis Bierme, née à Oret le 26 octobre 1911, de Le Roux.

Le 19 au Home : Fernande Bouchat, veuve de Arthur Poisseroux, née à Floreffe le 13 juillet 1914, Floreffe.

Le 22 à Gosselies : Suzanne Painblanc, épouse de Jean Germaux, née à Jumet le 4 janvier 1926, de Fosses.

Le 23 : Thérèse Debrulle, veuve de Charles Galloy, née à Auvelais le 10 novembre 1910, de Le Roux.

Le 24 au Home : Marcel Beauloye, époux de Agnès Doumont, né à Falisolle le 30 mai 1929, d'Arsimont.

La croix Sarto

(XVIe siècle)

Dans le jardinet précédant le presbytère de Fosses, on voit, immédiatement à droite, encastrée dans le mur sud, une croix funéraire en pierre dont l'inscription, très abîmée par le temps, est à peine lisible. Toutefois, en scrutant attentivement, on peut deviner « FOUILL... » et « SARTO », respectivement sur le bras gauche et le bras droit de la croix. Dans leur Répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique, province de Namur, canton de Fosses-la-Ville... » 1880, p. 40 (colonne droite), D. Soumeryn-Schmit et J. Lafontaine-Dossogne écrivaient ce qui suit

« Croix funéraire (ext) de Foulien Sarto (?) († 1473, pierre 91x60...

Apparemment, vu la dégradation profonde de la pierre, les auteurs ont lu, vraisemblablement 1473, au lieu de 1573. En effet, ce qui va suivre nous donne à penser qu'il conviendrait de retenir cette dernière date. Dans Le Messager de Fosses du 7 septembre 1930, le doyen Crépin écrivait au sujet de cette croix : Dans le mur Ouest du vieux cimetière à la Porte AI Val est encastrée une croix de pierre avec une inscription en caractères gothiques, datant de la seconde moitié du XVle siècle ».

Il convient de lire comme suit l'épitaphe de cette croix dont les caractères étaient encore très apparents en 1930 « Ici, gît Feuillen Sarto Priez Dieu pour son âme ». Par ailleurs, il est à remarquer , chose étrange - que notre doyen ne signale pas la date du décès sous l'épitaphe en question. C'est à l'ombre de cette croix que reposèrent côté à côte, Feuillen Sarto et son épouse Juliette de Serville. Le texte du testament de celle-ci, en date du 1 er avril 1585, porte ce qui suit : « Juliette de Serville, vefve (veuve) de feu Foillin Sarto et espeuse (épouse) moderne (en secondes noces) à Jacque Jamart élist (choisit) sa sépulture en l'aïtre (cimetière) de l'église parochialle de Fosse emprés (à côté) de son premier marit » (mari). La date du décès du sieur Sarto, en 1573 parait donc plausible. Encore que... !

Et notre doyen de poursuivre : « La veuve Sarto et épouse Jamart, fit une double fondation : la première « de deux services à chanter en la crypte (chapelle Notre-Dame, derrière le choeur de la collégiale) pour le repos de son âme et de celle de Feuillin Sarto » ; la seconde, « d'une messe basse à célébrer chaque vendredi en l'aittre de Fosse » (dans la chapelle Saint-Gilles au cimetière).

Pour assurer cette dernière fondation, elle constitua une « rente annuelle de 6 florins sur la cerise des Laides-Basses... » dont elle était propriétaire. Pour clore, le doyen Crépin écrivait en 1930 : n 11 est à souhaiter que cette croix funéraire de Feuillen Sarto soit mise à l'abri de toute dépréciation et des injures du temps, maintenant que le cimetière est de nouveau désaffecté et abandonné ! H

Joseph Crépin pourvut-il à ce souhait ? On sait qu'il devint sérieusement malade en 1936 et qu'il mourut en 1938. Dès lors, quand et dans quelles circonstances la croix Sarto fut-elle transférée dans le jardinet du presbytère, puis encastrée dans le mur sud ?

Hélas, jusqu'ici, toutes mes recherches sont restées vaines... Qui en connaîtrait davantage ?

R.A.

 

Petit conte de chez nous pour grands enfants

La Saint-Nicolas du marchand d'almanachs

Autrefois, rares étaient les lectures chez les gens. Bien peu s'abonnaient à un journal. Les livres brillaient souvent par leur absence. Deux raisons : les livres coûtaient relativement cher ; on avait pas le temps de lire. Toutefois, dans pratiquement chaque demeure, et sans chercher longtemps, on trouvait : pour la pratique de la religion, la Bible et le Paroissien ou Missel ; pour la vie de tous les jours, l'Almanach. Nul n'aurait songé à passer l'hiver, et moins encore la bonne saison, sans ce précieux auxiliaire, véritable livre de chevet. Le plus connu était le Grand Double Almanach, dit de Liège. On y trouvait un calendrier, avec pour chaque mois une gravure de circonstance ; les lunaisons ; des conseils pour les cultures et les semis; les prévisions du temps pour toute l'année! (sic); toute une foule de petits renseignements et, enfin, en bout de volume, les règles du jeu de piquet. Un jeu de cartes bien passé de mode, soit dit entre parenthèses. Dans les villages, il n'y avait pas de libraire ; on achetait donc l'almanach à un colporteur qui passait vers la fin de l'année et proposait l'édition nouvelle, laquelle ressemblait comme une sueur siamoise, à celle en cours.

Or donc, « on dit » que dans la région de Fosses, vers les années 1850 et quelques, le marchand d'almanachs était un certain Zante. Un brave homme, déjà d'un certain âge et qu'il survint « dit-on toujours », une mésaventure hors du commun... L'occasion rêvée pour en tirer un petit conte de circonstance ...

... Cette année-là, Zante, le vieux marchand d'almanachs était bien en retard pour effectuer sa tournée habituelle. D'ordinaire, on le rencontrait dans les environs de Fosses dès avant la mi-novembre. Or, décembre était déjà entamé et nul ne pouvait se targuer de l'avoir aperçu. On s'inquiétait, car l'hiver était hâtif et depuis quelques jours, la neige tombait d'abondance et s'étalait en couche épaisse, égalisant petites et grosses aspérités, sous son blanc manteau. Enfin, le 5 décembre, on signala la présence de Zante au bout du village, à Aisemont. Il venait de Falisolle où il avait refait son chargement. Selon un vieil arrangement, il faisait déposer des provisions d'almanachs dans certaines localités, par un roulier de ses amis, un prénommé Léon.

Ployant sous son grand pesant sac, Zante avançait avec peine dans la neige. Mais dans caque maison, on 1 attendait, on le faisait entrer pour qu'il se réchauffât les mains devant le bon feu de bois crépitant dans l'âtre. Ici, on lui offrait un café bien chaud; là, un petit bout à manger. Pour tous et chacun, Zante avait un mot aimable, une petite nouvelle, ou une courte plaisanterie, mais vite dit, son temps était trop mesuré au vu de la brève durée des jours. Midi était passé de loin lorsqu'il en eut fini avec le Fays. Il aborda les premières maisons de Névremont. Là, comme précédemment, à chaque demeure, c'était le même chaleureux accueil et son sac s'allégeait d'une unité et toujours, il abrégeait l'invite à discourir, sentant venir la pénombre sous un ciel menaçant. Sur la place de Nèvremont, au Cortil-Mozet également, on voulut le retenir, lui offrant gîte et souper. Non merci, il continuait. Il descendit alors vers Saint-Remy, s'arrêtant encore aux quelques maisons bordant la route. Au moulin, on insista aussi pour qu"'il restât à loger et qu'il mangeât la bonne salade aux cretons toute prête et toute fumante.

- Restez, dit le meunier, la nuit est toute noire et je sens venir du temps mauvais !

- Non, non, répondit Zante, je veux arriver à Vitrival, on m'attend

chez Nicolas, le menuisier. J'y ai table dressée, bon lit Our la nuit et mon ami Léon, le rouer, y a déposé une provision d'almanachs. Je vais aller par la Spinette. (Précisons que la ligne de chemin de fer n'existait pas encore et qu"'un vague chemin permettait à ceux qui connaissaient les lieux de joindre Saint-Remy au fief des Catoulas). Et malgré les exhortations unanimes du meunier et de sa famille, Zante, dont le sac était pratiquement vide, se remit donc en route. Au début, tout alla bien : la nuit était tombée, certes, mais avec la blancheur de la neige on y voyait encore un tant soit peu. Le silence était absolu ; tout paraissait pétrifié par le froid. Soudain, de loin, s'entendit comme un roulement de chariots, un vrombissement. Et le vent, jusque là inexistant, commença à souFfler en rafales de plus en plus violentes. La neige, rendue poudreuse par le gel, se souleva en myriades de grains minuscules ; des tourbillons crépitants se formaient, se tordaient en spasmes impétueux. En d'autres endroits, un tant soit peu abrités, d'énormes congères s'accumulaient déjà et constituaient des obstacles quasi insurmontables. Le vieux Zante qui, peu de temps auparavant, se voyait déjà à la Spinette se crut perdu dans cette tourmente. Il ne distingait pas plus loin que le bout de son nez; mais courageux, courbant le dos sous les éléments, il tenta néanmoins d'avancer dans le blizzard. Il marcha ainsi au moins pendant deux heures. Epuisé, courbaturé, il se désespérait de jamais arriver au but ! Tout à coup, à la faveur d'une accalmie, il distingua des traces fraîches dans la neige. Il se baissa, écarquilla des yeux pour mieux voir et réalisa l’étendue de son infortune : les traces qui se croisaient, s'emmêlaient, étaient les siennes. II était bel et bien perdu et depuis longtemps, il tournait en rond ! Courageusement quand même, Zante se remit en route dans ce qui lui sembla être cette fois la bonne direction. La tempête s'était éloignée et avait fait place à un petit vent glacial. Malheureusement, la nuit était toujours aussi noire et ne permettait pas de déceler le moindre repère. (à suivre)

Mes enfants, apprenez l'anglais!

On a beau dire et beau faire pour défendre le français, le phénomène semble cette fois irréversible : L’anglais s'impose partout, dans tous les détails de notre vie quotidienne. Alors, je lance cet avertissement aux jeunes : « Mes enfants, apprenez l'anglais ! ». A fond, sinon vous serez perdus, paumés, déclassés. Un peu comme nous, les vieux : dépassés, débarqués, délaissés, débordés, déclassés, déconnectés par l'informatique et le virtuel. Nous serons peu à peu une « classe à part », une sorte de quart-monde culturel... Déjà avec l'informatique, nos tout jeunes manipulent les jeux, cliquent et recliquent, jonglent avec les programmes et les CD-Roms, où pullules les termes et formules exclusivement en anglais. Même dans les films TV, les « vieux » seront bientôt perdus car, de plus en plus le développement des enquêtes policières (qu'y a-t-il d'autre ?) se basent sur des manipulations d'ordinateurs. On est donc condamnés à suivre sans comprendre, sans chercher d'explications... ce qui était déjà le gros risque du petit écran : on regarde défiler les images, passivement, sans rien à retenir. Et on devient peu à peu culturellement sous-développé ! Car les rares émissions enrichissantes sont programmées à des heures impossibles. Mais revenons à l'anglais. De plus en plus il nous envahit, nous environne, nous assiège, nous... empoisonne. Et comme d'une drogue, on ne sait plus s'en passer. II s'impose, il remplace, il écrase, il se substitue. J'avais déjà évoqué le problème l'an passé (Le Messager du 21-5-99) sous le titre « Do you speak encore français ? », où l'on voyait de braves pensionnés partir en vacances, pardon, en trip « fly and drive » organisé par une Travel Agency, en Tour operator sans overbooking confirmé par e-mail et payé cash pour obtenir leur boarding-pass, puis suivre les indications Departure vers la Gate 7 pour gagner l'avion de la YAirline Company où ils recevront un drink et un peu plus tard un lunch offert par la société de castering...

Même chanson dans mon journal régional de ce mercredi (supplément Taxi) : dans la page Agenda des concerts, je relève, entre autres : Together we fait; Ozric Tentacles ; Mad Professor, Motorhead, Regular Fries, Delicious, Urban Trad, Urba Station, Student party hec, Christmas warm up parfy, The Levellers et - tiens pour changer : François Pirette ! Puis un reportage sur un postier cycliste : Urban bike, équipé de pneus Wildgripper city ; c'est tout dire... Cinéma: on annonce Chicken Run, la brigade des must, ou bien Urban Legend final cut ; à côté Polar Dingo et Fast food, fast wooman. En prévision, un film fort attendu, paraît il Unbreakable. A voir à tout prix, pardon : at all costs !

En première page de l'auto guide, un gros titre : Chrysler is back !

A la page Multimedia, je m'y attendais un peu. Mais j'apprends une innovation : Net Meeting, vidéophonie life en Internet : avec tout simplement un « bête » ordinateur et une wetcam

vous voilà prêt à communiquer en images et en paroles avec un ami du bout du monde... A condition de ne pas tomber sur des Hackers ou autres Nuckers, si vous n'avez pas le firewal sur votre ADSL...

La Poste va encore perdre des clients car voilà qu'au lieu de la simple carte de vœux, vous pouvez envoyer par e-mail une Cybercarte où vous pourrez personnaliser le Yahoo ou le Greetings à votre convenance. Les enfants du 3e millénaire pourront passer directement de la couche-culotte au clavier et à la souris à cliquer, avec des CD-Roms ludo-éducatifs, s'il vous plaît ! Un peu plus tard... ils passeront, par exemple (des milliers d'exemples) à Quad Power Racing : du sport mécanique en version virtuelle, dans un fauteuil. Sensations fortes garanties. Quant à vous (les vieux, les attardés non-branchés), il vous reste toujours la possibilité de surfer parmi les 48 programmes TV, ou même une trentaine en plus si vous avez payé le « bouquet » de Canal +. Ce sera soporifique ou violent, à votre choix (mais avec 90% de chance que ce soit kung-fu, coups de poing, coups de gueule et coup de sang, sinon coupe-gorge sans coupure dans les coups de couteau, avec quelques morts (ambulances et cliniques en prime). A défaut, tentez donc un tiercé : sur base de ma gazette, je vous conseille My Daisy ter Joni, Nice pleasant, Necky believe, Magic Sunset ou Hights, Star, parmi les chevaux les plus cotés.

Et pour faire passer le tout, buvez donc un milk-shake ou un whisky soda agrémenté de chips, peanuts ou autres crackers...

Jean Romain

Fosses - Rue du Marché

Cette carte postale de la rue du Marché et d'une partie de la place, date d'un peu après la première guerre, vers 1920. En effet, l'électricité y est déjà présente (elle fut placée dès 1912 à Fosses). Dans le coin supérieur gauche, on distingue une lampe caractéristique de l'éclairage public.

A gauche c'était à l'époque l'horlogerie Roisin, qui fut rachetée par Brosteaux qui y fit commerce de légumes, et pendant la guerre, un café. C'est aujourd'hui la maison de la Culture et du Tourisme. Plus loin, un arvol ouvrant vers la ruelle de la Mairesse. Plus loin, ce fut la pharmacie Henri Dubisy, puis d'autres commerces et plus loin encore, le bâtiment de la Poste (aujourd’hui huissier Hamoir), puis la Maison Bleue. Dans le fond, on distingue très bien la quincaillerie Gailly, avec sa cour surélevée (aujourd'hui complètement transformée en vitrines par les Ets Clause.

A droite, la maison du coin était celle du tailleur Croisier-Hanicq (qui était aussi cabaretier), parents de Valentine (coiffeuse), habitation transformée en deux maisons de commerce : crémerie Arnould et magasin de pulls et laines, tenu par Valentine. Plus loin, à droite, c'était le magasin « A l' firloke », puis Isidore Parents-Mathot (cabaretier, ardoisier et marchand de tabacs), puis Omer Braibant-Viroux, puis poêlerie Jean Jadin et aujourd'hui pizzeria..

La maison suivante était le « Café de la Place » tenu par Virginie Jacquet-Jacqmain, puis par Léonie Sonet, épouse de Raoul Jacquet.

Cet endroit est aujourd'hui bien changé, avec le monument au Chinel, les vasques de fleurs qui délimitent le sens unique et aussi les différentes transformations de façades qui font que ce coin est aujourd'hui méconnaissable.

Entraîneur offre ses services à une équipe de 1 re provinciale Mes références

- en tant que joueur

- Deux saisons en réserve div. 1.Nationale à l'Union royale St-Gilloise (saison 70-71 et 71-72) sous la direction de M. Guy Thys

- Deux ans en div. 3 Nationale à La Forestoise

- Retour à l'Union St-Gilloise sous la direction de M. Georges Heylens

- Un an en Promotion à Hal sous la direction de M. Antoine Van Poelvoordre

- Retour à Fosses ; - en tant qu'entraîneur

- L'équipe de St-Gérard que j'entraînais à terminé la saison 82-83 deuxième en div. 3 provinciale

- Equipes de jeunes à Fosses

- L'équipe réserve de Fosses (88-90) qui a terminé deuxième du championnat (équipe que les dirigeants de l'époque se sont empressés de supprimer).

Avantages

- Je connais très bien la maison : j'y ai débuté ma carrière.

-J'ai connu plusieurs comités qui, à l'époque, étaient constitués de vrais Fossois. Ce club sous la présidence et le mécénat (et non de sponsoring) de Maurice Piette, était autrement géré...

Cela fait plus de dix ans que j'offre, par courriers, mes services en qualité d'entraîneur et je n'ai jamais eu de réponse : évidemment... (*)

M. Maurice Piette, à l'époque, a laissé facilement l'équivalent de la valeur de trois maisons pour l'amour du football et des couleurs rouge et verte : à ce jour, nous en sommes très très loin, au contraire, il faut absolument « tirer les marrons du feu... » ! (*)

Aujourd'hui, pour avoir droit au chapitre, il faut faire de la « basse » politique, soit avoir le pouvoir financier et tout ce qui en découle... très peu pour moi. Je ne suis pas politicien.

Pour rappel, je suis né En Leiche (quartier bien fossois) et je danse le Chinel en « Rouge et Vert » ! L'image du Chinel que je n'ai jamais défini, c'est en faisant le guignol le long d'un terrain de football.

Eddy Geeraerts

(*) Dans cet article, bien que signé, nous n'avons pas reproduit deux passages qui concernent des critiques assez dures envers deux dirigeants du Club, car nous avons pris pour principe - et précédemment déjà annoncé à l'adresse d'éventuels correspondants de ne plus insérer d'attaques personnelles, aussi plausibles soient-elles.

RUS Fosses: dépôt de bilan

L'avenir du club fossois, on le sait, se jouait hier soir, à l'occasion d'une assemblée générale qui devait réunir les membres restants de l'ASBL. Ceux-ci devaient se prononcer sur la proposition (et les conditions) de reprise du club par le candidat repreneur, un entrepreneur de Tamines.

Mais en fait, un seul membre de l'ASBL se présenta à la réunion, son président Francis Migeot. Difficile, dans ces conditions, de parvenir à un accord et, donc, d'assurer la subsistance du club...

Le président de l'ASBL confirmait d'ailleurs l'inéluctable, à savoir le dépôt de bilan, mais après avoir livré le match de ce week-end, à Han-sur-Lesse (du moins si les conditions climatiques le permettent).

Quant aux joueurs, qui venaient de suivre leur séance d'entraînement du jeudi sous les ordres de Marcel Thoron, ils se disaient profondément attristés, mais aussi décidés à prester leur dernière sortie sous les couleurs fossoises avec détermination.