N° 47   8 décembre 2000

Réabonnements

Prix inchangés : 1 an : 1.100 F

6 mois : 580 F

II est temps de penser à votre réabonnements pour 2001 ; C’est la raison pour laquelle les abonnés trouveront dans ce numéro un bulletin de virement qu'ils pourront utiliser.

Nous insistons pour que le nécessaire soit fait rapidement car ces formalités mettent du temps à nous parvenir et la Poste nous demande les listes pour le 20 décembre.

Comme vous le constatez, le prix de l'abonnement est inchangé (depuis quatre ans déjà) et nous espérons que vous apprécierez cet effort de notre part, malgré des augmentations de toutes parts

Théâtre wallon

Le vendredi 22 décembre (bureau à 19 h et rideau à 19 h 30), Li Soce dès Comédyins fosswès, présente, en la collégiale Saint-Feuillen à Fosses « Di c' timps là... trwès Rwès », une pièce en 3 actes de J. Targé, traduction de E. Lempereur, mise en scène de Jules Goffaux et Luc Baufays (technique). Avec : Br. Romain, M. Lechien, E. Joissains, P. Lorand, L. Baufays et V. Lahaye.

Ce spectacle est donné grâce à l'amabilité de M. le Doyen, avec l'aide du Centre culturel et de l'Echevinat de la Culture. Entrée : 200 F. Vin chaud et cougnoles aux entractes dans la crypte de la collégiale.

Cercle d'histoire

Prochaine réunion ce jeudi 14 décembre à 19 h, en la salle de l'étage du S.I., place du Marché. Toutes les personnes intéressées par notre histoire y sont les bienvenues.

Noël à l'école

Venez vivre l'ambiance de Noël à l'école Saint-Feuillen, le samedi 16 décembre. Voici le programme de cette journée

15 h :Spectacle de Noël par les classes maternelles, accompagnées d'une chorale d'enfants de maternelle et de primaire (en la collégiale).

15 h : au réfectoire de l'école StFeuillen : Marché de Noël. Bar de Noël : vin chaud, bières de Noël, restauration (goûter, boudin). Vente de sapins.

Bienvenue à tous.

Vente de sapins : commande à faire pour le 13 décembre au plus tard. Sapins avec motte : 250 F, sapins sans motte : 200 F.

Conseils communaux

Une première réunion du Conseil aura lieu le lundi 18 décembre, à 19 h 30, en la salle Communale L'Orbey, afin de remettre le Trophée du Mérite sportif, de la Médaille de Reconnaissance de la Ville et les prix spéciaux de la ville, cela au niveau sportif. La séance débutera par la présentation des oeuvres sélectionnées par la Commission de Culture qui s'était réunie le jeudi 30 novembre à cet effet. Et elle se terminera par une manifestation de sympathie à l'égard du personnel employé au Service Incendie

mise à la retraite (Jean Giust) et ancienneté (25 ans pour Marcel Lamy).

Une seconde séance aura lieu cette fois à l'Hôtel de Ville, le jeudi 14 décembre, à 20 h. Entre autres points

- Budget communal 2001 (1/12 prov.)

- Fabriques d'église d'Aisemont, Sart-Eustache et Vitrival (budgets 2001)

- Locations terrains communaux

- Divers points concernant : l'AISBS (Fabiola Auvelais), et diverses Intercommunales.

- Etudes avec INASEP relatif à la démolition d'immeubles jouxtant l'Hôtel de Ville.

- Réfection rues Delmotte et V. Roisin et travaux d'extension de la caserne des pompiers.

- A huis clos : admission en stage, engagements et promotions au service d'incendie.

- Portions d'affouage pour 2001.

Senior Amitié

Après avoir fêté ses jubilaires de Noces d'or, ses octogénaires et une nonagénaire le 15 novembre au cours de son goûter du Grand Age, Senior Amitié poursuit ses activités avec son traditionnel Dîner de Noël, le mercredi 20 décembre. Les membres se réuniront à la salle du Collège dès 10 h 30 pour la perception des cotisations 2001, puis à 11 h 30, la messe en mémoire des membres décédés.

Ensuite, le dîner de Noël avec apéritif, salade frisée aux lardons et magret de canard ; rôti de dinde, carottes braisées et purée de brocolis ; bûche de Noël et café. La participation est de 350 F, vins et boissons compris. Durant le repas, la chorale présentera divers chants de Noël et M. Frippiat assurera l'ambiance musicale à l'orgue.

25 ans de chorale

D'autre part, la chorale St-Martin a dignement fêté son 25e anniversaire. Après une messe à l'ITN le 19 novembre, avec Auvelais et Namur (et un banquet de haute qualité), la chorale de Senior Amitié a marqué ses 25 années d'activité le mercredi 22. Après la répétition habituelle du mercredi, un apéritif fut servi, puis tous se sont retrouvés à La Marlagne pour un souper d'anniversaire. Mme Mazuin, présidente, a accueilli le bourgmestre et a rappelé les débuts de la chorale. C'est en 1975, sous l'impulsion de M. Edgard Brogniez que les membres de Senior Amitié ont commencé à se réunir pour des répétitions de chants, sous la direction de Gustave Massinon. Premier morceau appris : Etoile des Neiges, un succès encore à la mode alors ; mais des centaines d'autres ont suivi avec notions de solfège. La chorale prit rapidement son essor avec une quarantaine d'exécutants. Un coup dur survint en 1978 avec la mort de M. Massinon. Clément Buchet accepta alors d'assurer la direction de la chorale et le fit pendant vingt ans, malgré son travail de nuit à la Poste de Charleroi. A son décès, il laissait un grand vide. Mais Jean Boccart, directeur de la chorale de Bambois, reprit le flambeau et assure toujours la direction de la chorale avec beaucoup de finesse et de tact ; il est exigeant pour les nuances et réussit fort bien à renouveler le répertoire. Pour ces années de dévouement bénévole, il reçut un beau cadeau et son épouse fut fleurie.

Et le repas se déroula dans une joyeuse ambiance avec des « fôves » en wallon, des chansons et beaucoup de souvenirs.

Pour Noël

Et comme d'habitude, Senior Amitié invite tous ses membres de la Fédération namuroise à la Veillée de Noël au collège d'Erpent, le samedi 16 décembre, dès 14 h 45. Une série d'artistes animeront le goûter, qui vous transporteront de Notre-Dame de Paris à West Side Story et du Petit Vin blanc à Petite Maman... Déplacement en car, goûter et spectacle pour 425 F (ou 525 F pour les non-membres de Senior Amitié).

 

 

Pour l'Irlande

Attention, la clôture des inscriptions approche : c'est pour le 15 décembre que vous pouvez vous inscrire pour ce voyage tout à fait exceptionnel au pays de St Feuillen et de Ste Brigide. Le prix de base (avion, autocar, voyages, hôtel, entrées) est de 22.200 F (sans repas de midi et soir).

Pour tous renseignements et inscriptions : J. Romain, tél. 71.14.77.

Cadeaux

La section locale de la Croix-Rouge de Fosses organise les vendredi 8 décembre, samedi 9, dimanche 10 et lundi 11, une vente de Noël au profit exclusif des pensionnaires du Home et de la Clinique. Un émerveillement de trouvailles et de petits cadeaux sympas pour les fêtes ! Bienvenue à toutes et à tous dans le hall d'entrée du Home Dejaifve, aux heures normales des visites.

Merci d'avance de votre soutien.

Recherche

Recherche des draps de lit pour lit de deux personnes et d'une personne.

Prière de s'adresser à Mme J. De Paoli, Tel 071 / 71 12 30.

 

« Petits formats »

Sur ce thème des « Petits formats », le Centre communautaire, le S.I. et l'Echevinat de la Culture, consacrent leur exposition de décembre à des oeuvres fort variées, plus petites que de coutume. On en a un bel échantillon déjà à la vitrine du S.L, place du Marché, où se tient cette jolie exposition

une ou deux pièces de chacun des dix artistes locaux qui exposent dans les deux salles du fond. Ainsi, par ordre alphabétique

- Pierre Godenne, de Vitrival, tourneur en bois, présente des plateaux, bodèches et champignons décoratifs.

- J.-Luc Halloin : des cadres de portraits divers, parfois inspirés d'oeuvres classiques et aussi des cartes de voeux pour les fêtes.

- Les céramistes M. et Mme Ingels ont réuni quelques-unes de leurs petites créations toujours d'un goût très fin

statuettes, bougeoirs, mini-crèches...

- J.-Pol Legrain, outre des encres de coins de Fosses offre d'originales boxes en bois avec photos découpées d'un intéressant relief, de belles réalisations !

- Marcel Nulens n'a que l'embarras du choix parmi ses aquarelles de Fosses, encadrées ou sous forme de splendides cartes de vœux qu'il présente aussi en bistre, avec la perfection du détail qu'on lui connaît.

- M.-Anne Poncin concrétise la variété de son talent avec quelques aquarelles aux tons pastels, coussins, abat-jour, broches et pendentifs divers.

- Daniel Populaire est réputé pour sa spécialité : la gravure sur verre, un tra

vail minutieux sur bouteilles de tous formats, le tout sur le thème de Noël et Nouvel An.

- Simone Scohier est, elle aussi à présent bien connue pour ses aquarelles aux sujets esquissés dans un flou artistique : fleurs, paysages, le tout en petit format, parfois sur de jolis mini chevalets.

- Christelle Thiry, jeune artiste nous revient avec de mini vitraux : papillons, feuilles, mais aussi de mignons angelots, une crëche et des bougeoirs...

- Enfin, D. Vandenbroecke, de Bambois, offre aussi des objets variés : jolis coussins, cartes aquarelles, bouquets de fleurs séchées.

Vous l'avez compris, toutes ces œuvres en mini sont d'excellentes occasions d'achats de cadeaux pour les fêtes. L'avantage, c'est qu'ils sont toujours de prix très abordable et pour toutes les bourses.

Ne manquez pas cette belle exposition jusqu'au 21 décembre. Elle est ouverte en semaine, de 9 à 16 h et le week-end de 10 à 18 h.

Un coup dans l'eau

Dernièrement, nous avions fait état de la formation d'un comité de défense de Bambois, village oublié. Des membres de ce comité avaient été convoqués par le bourgmestre et un échevin, lundi dernier, afin de recevoir certaines revendications, notamment au sujet de la création d'un parking près du lac, pour les visiteurs. Sans parking, cela gêne les riverains et l'organisation de la fête du Point d'Arrêt. Les responsables de Bambois ont tout d'abord regretté que ne soient pas convoquées toutes les personnes concernées (une trentaine). Ensuite, les responsables du lac et de la commune se sont relancé la balle. Depuis cinq ans (la première pierre a été placée le 3 mars 1993), ce projet de parking à l'entrée du lac, n'avance toujours pas. Que ce soit la commune ou les responsables du lac qui trouvent une solution, ce serait très bien. Deux autres parkings moins utiles ont bien été réalisés. Celui que nous demandons permettrait aux riverains de sortir de chez eux ; ou alors, que l'on prévoit un garde pour guider les voitures et les empêcher de parquer de façon intempestive.

Nous sommes sortis de cette réunion très déçus car depuis cinq ans il n'y a toujours que des projets. Les habitants concernés en ont marre et sont prêts à réagir sérieusement car nous avons beaucoup d'autres problèmes : une salle, des trottoirs, aménagement de la place, balle pelote, football...

Une prochaine réunion du comité de défense de Bambois, village oublié, aura lieu début janvier 2001.

Renilde Pietquin, Denis Romainville (pour la fête du Point d'Arrêt) ; Claudy Van Ryssel et Pierre Co1ot (les Débridés) ; Willy Defoin et Aimé Mathot (football) ; Paul Denis (balle pelote).

Réveillon de Noël

Les Disclimbwagnes ont le plaisir de vous inviter à leur réveillon de Noël, le 24 décembre, à la salle L'Orbey, à partir de 19 h. Ils proposent un menu pour le prix de 1.500 F (500 F pour les enfants de 6 à 12 ans). Les boissons à un prix démocratique (30 F les boissons ordinaires).Le repas sera suivi d'une soirée dansante et copieusement arrosée de cotillons pour les 12 coups de minuit.

Renseignements et réservations - Thierry Patiny 0497-71.58.56 - Johann Falque 0496-74.46.87 - Catherine Dohet 0496-91.50.02.

Aux commerçants

Fin décembre paraîtra le Calendrier 2001 des manifestations, publié par le S.I. et distribué toutes boîtes dans l'entité, avec une foule de renseignements pratiques, un livret que chaque Fossois garde précieusement jusqu'à l'édition suivante.

Les commerçants intéressés par une publicité (placée toujours en face d'un texte) dans ce livret, peuvent contacter sans farder l'Imprimerie Romain (71.10.83), chargée comme les autres années de la réalisation de cette brochure.

Amères réminiscences

L'autre après-midi - parfois nécessité oblige - je me trouvais en ville. Soudain, dans cette rue centrale très passante et sur le même trottoir, je vis venir vers moi un homme dont la silhouette m'était familière. Plus nous nous rapprochions l'un de l'autre, plus je me disais : « Je le connais ! Mais qui est-ce donc ainsi accoutré ? » Tout à coup, le déclic se fit : c'était Edmond, un ancien du village, perdu de vue depuis belle lurette. Lui aussi m'avait reconnu. II avait pressé le pas, tout en s'aidant de sa canne. Et nous tombâmes dans les bras l'un de l'autre. Ceci à l'étonnement de quelques badauds, une espèce qui n'est pas près de s'éteindre. Au fait, leur stupeur venait de ce qu'un passant plus ou moins bien mis (moi !) étreignait un quidam à allure de SDF (Edmond !). De suite, ce dernier avait décelé la surprise dans mon regard

- Eh oui, mon vieux, me dit-il, si je veux encore faire ma promenade sans me faire agresser (je l'ai déjà été trois fois, j'étais trop « chic »), je dois me travestir en « démuni de tout ». Mais viens, je t'offre un café. Quelques instants plus tard, sirotant le contenu de nos tasses et après s'être enquis mutuellement de la santé des uns et des autres, Edmond me raconta

- Tu te souviens, nous étions bons amis naguère et je t'avais dit que lorsque viendrait la retraite, cela fait vingt ans déjà, je vendrais ma maison au village pour acquérir un appartement en ville où, l'âge venant, ma femme et moi serions mieux qu'à la campagne, avec toutes les commodités à portée de main ; les distractions aussi cinémas, théâtre, etc. Ah, ce que nous avons déjà bien regretté ! Au début, tout marchait bien. Après, le climat citadin s'est détérioré, dégradé. L'insécurité est de mise, dans, dirait-on, (indifférence générale. Note que c'est le fait d'une petite, très petite minorité. Quelques loubards, ou prétendus tels, agissant seuls ou en bande, qui tiennent le haut du trottoir et te contraignent à marcher dans le caniveau. Impensable de sortir le soir ! Même en plein midi, tu n'es pas à l'aise. Moi, rien à faire, malgré mes rhumatismes, je sors. Mais ma femme, la Phanie, depuis qu'on lui a arraché sa sacoche en la faisant tomber, elle reste enfermée. Car, tu connais les femmes, elle ne voudrait pas, comme moi, s'attifer avec des oripeaux ; alors, elle regarde la télé, ou par la fenêtre... Tu vas me dire que fait la police ?... Elle fait ce qu'elle peut. Porter plainte ? II faut oser ! Si tu le fais, gare au retour de manivelle, on a ton adresse. Car, arrêtés le matin, libres le soir même ou le lendemain, tous ces lascars. Les prisons sont pleines, paraît-il ! Quand je pense que j'ai donné 5 belles années de ma jeunesse pour, à la fin de ma vie, voir tout ça!

- C'est vrai, tu as été prisonnier de guerre.

- Oui, et nous ne sommes plus beaucoup, hélas ! Pour avoir répondu « présent » à la mobilisation, pour avoir essayé de défendre mon pays et tous ses habitants, avec un fusil, 20 cartouches et une baïonnette, contre les bombes des Stukas et la mitraille des Panzers, j'ai été, comme des milliers d'autres camarades, condamné, sans jugement équitable, à cinq longues années de prison ! Cinq Noëls loin de chez soi, de ma famille, du côté de la frontière polonaise... Tiens, parlons en de ma prison ! Rien à voir avec les « palaces » de maintenant, quoi qu'on dise !... Des baraques en planches, que nous avons dû construire en grande partie, nous-mêmes. Pour en faire un Stalag, un camp sinistre, ceint de barbelés électrifiés. Surveillés sans cesse par les gardes armés qui n'hésitaient pas une seconde à tirer sur celui qui tentait de s'évader, ou même qui s'approchait de trop près de l'enceinte. Dans les baraques, on étouffait l'été, on y gelait l'hiver. Comme mobilier, il y avait deux ou trois grandes tables mal équarries, des bancs sans dossiers et des lits à étage. Les sommiers consistaient en planches mal jointes. Là-dessus, une sorte de paillasse : de la toile grossière enfermant des fougères ou je ne sais quoi. Bref, on couchait sur les planches. Aie mon dos ! Dans chaque baraque, nous étions entassés, encaqués à une bonne centaine. Tous les matins, très tôt, l'appel ; dehors, par tous les temps et bien en rangs. Le soir, rebelote ! La nourriture, maintenant : un petit pain noir, un petit, pour la journée, avec une noix de margarine ersatz et une cuillerée de marmelade à la saccharine. Pour « tremper », une sorte de lavasse faite avec de l'orge torréfiée, sans lait ni sucre ! Le soir, on avait droit à la soupe, faire avec des feuilles de choux, des navets, quelques kartofel (patates) parfois gelées. On y trouvait (pas souvent) de petits dés de viande bouillie et filandreuse. On devait faire nous-mêmes tout notre ménage, tenir la baraque propre, laver notre linge, ravauder nos habits, repriser nos chaussettes... Tous les jours, sauf les dimanches et jours fériés, on devait travailler en commando, avec des Rauss, Arbeid, Schnell... en guise de primes d'encouragement ! Et pas du travail de mauviette. Ah, non, par tous les temps, creuser des fossés d'irrigation, empierrer des routes, abattre des arbres ! Question santé, il fallait être vraiment malade avec une fièvre de cheval pour avoir droit à l'infirmerie et à un cachet d'aspirine. Je ne te parle pas des toilettes, c'était la feuillée ; et la salle de bain, c'était au-dehors, un seau d'eau froide. Après le dur labeur, pour « se délasser », on avait quelques vieux journaux, pas de radio ; on lisait et on relisait les quelques livres en notre possession ; on jouait aux cartes ; on rêvait en parlant du pays , mais surtout, on faisait la chasse aux poux... De temps à autre, rarement, on recevait un petit colis de la famille, avec une douceur, une écharpe ou une paire de chaussettes. Parfois aussi, un colis, plus copieux, de la Croix-Rouge. Les contacts avec nos proches se résumaient à une correspondance limitée. Tu avais juste droit à quelques mots, censurés ! Et pendant 5 années ainsi, pas de visites ! Pas d'avocats pour exposer nos griefs sur les conditions de détention ! Pas de Droit de l'Homme pour constater que la Convention de Genève était sans cesse bafouée par nos geôliers ! Rien que la morgue de ceux qui nous avaient pris et bien enfermés. Heureusement, l'esprit de camaraderie nous soutenait, avec l'espoir qu'un jour prochain... Ce jour, nous l'avons attendu pendant cinq longues années de travaux forcés, de mauvais traitements, de nourriture infecte, de prison. Enfin, nous fûmes libérés par les Russes et nous revînmes au pays. Pas tous, certains étaient décédés, d'autres étaient malades : en cause, les conditions de détention. Comme je rentrais dans les derniers et heureusement, ma promise, la Phanie, m'avait attendu, tous n'eurent pas cette chance. J'avais cru, en rentrant, trouver un emploi me récompensant ! Ah ! ouiche, les belles places étaient prises. Enfin, le travail ne m'a jamais fait peur et, avec ma femme, nous avons fait honneur à nos affaires... Maintenant, après le sacrifice de mes plus belles années de jeunesse, je dois encore, à 85 ans, vivre une vie de captivité. Je dois me revêtir de loques pour m'évader une heure ou deux, ou pour faire les courses ; et on me regarde de travers. Puis, je regagne mon « stalag » où m'attend Phanie et j'y remets des habits décents... Tu vois, pour avoir tenté d'assurer la sécurité à mon pays et à son peuple, c'était mon « délit », mon « crime », j'ai connu les affres de la guerre et la prison. Et aujourd'hui, je subis la « belle vie » de l'an 2000 et la liberté » dans l'insécurité ! ...

... Merci, Edmond, de nous avoir rappelé toutes ces choses, toutes tes souffrances et celles de tes camarades... Puisse ton laïus faire réfléchir et conclure, ceux qui devraient réfléchir et conclure

DERO

 

 

Quand les tambourîs

tambourinaient durant 10 h

Nous avons déjà relaté l'exploit de Félix Poulet, de Fosses, qui avait fait le pari, réussi, de faire la distance Fosses-Namur et retour en jouant du tambour durant tout le parcours ; mais un exploit plus retentissant encore - et dont on n'a plus reparlé - fut celui de deux tambourTs, réalisé en 1933. En effet, le comité des fêtes de Fosses avait inscrit à son programme de septembre un marathon de tambours qui obtint un succès assez retentissant et qui venait effacer le record de Félix Poulet réalisé quelques années auparavant. Voici la relation qu'en faisait Le Messager de Fosses dans son numéro d'octobre 1933« Le départ fut donné à 10 h 1/2 et dès le premier tour du circuit parcourant la ville, le nommé Robillard fut disqualifié parce que jouant la batterie simple alors que le règlement imposait le double. Joseph Foulon abandonne le premier vers le 40e kilomètre et aux environs de 18 h 45, Mairy l'imite alors qu'il comptait un tour et demi d'avance, puis le Soçon s'avoue aussi vaincu. II reste deux Fossois en lice qui décident de finir ensemble, ce qui fut fait après environ 10 heures de marche et de tambourinage, ayant parcouru environ 45 kilomètres, à du 4,5 km/heure de moyenne. Les concurrents se plaignerent surtout de l'état des rues du Postil et de Bruxelles dont le mauvais pavé leur meurtrissait les pieds. Nul doute que sur du bon macadam les as de la petite caisse feraient mieux encore. On parlera encore longtemps de leur exploit ! »

Voilà une idée de concours pour la prochaine kermesse de Fosses.

Quand on se chauffait au charbon

Lors de l'arrivée du mazout comme combustible de chauffage vers les années 1960, la plupart des foyers se chauffaient toujours au charbon et quelques-uns au bois, et ce n'est que progressivement que le charbon fut abandonné au profit de ce nouveau combustible, peut-être pas tellement moins cher mais surtout plus pratique. Puis, il y eut une première crise pétrolière, une douzaine d'années plus tard, avec la flambée des prix du mazout et beaucoup de foyers en revinrent à leurs anciens combustibles. On vit se multiplier les poêles à bois, on vit apparaître les tronçonneuses et les tas de bois près des habitations tandis que d'autres foyers revenaient au bon vieux charbon. Mais bien vite, le prix du mazout revint à des conditions normales et tout rentra dans l'ordre au profit du mazout qui ne présentait pas l'inconvénient des provisions volumineuses de bûches, ni des charbonnières de charbon à remonter de la cave ! Aujourd'hui, les pays producteurs et les compagnies pétrolières n'ont plus eu pitié de nous et ont réadapté leurs prix à la hausse, au grand mécontentement des utilisateurs.

Cela pour faire un petit retour en arrière, avec l'appui des bons vieux Messager de 1932, sur lesquels les marchands de charbon faisaient leur publicité. Et ils étaient particulièrement nombreux à Fosses car nous relevons 7 publicités différentes de

- Jules Dupuis, rue de Vitrival - Emile Ancelot, Fosses - Victor Jacqmain-Noyon, en Lège

- André Mathot-Lainé, pl. de la Gare - Jules et Félix Poulet, Saint-Roch

- Georges Honnay-Lambert, Ht-Vent. et plus tard : Olivier Mathot et fils.

Et combien coûtait le charbon à cette époque ? Voici un moyenne de prix proposés par ces marchands -le menu préparé à 90 F la tonne - les gaillettes à 250 F la tonne

- les braisettes à 260 F la tonne - le coke à 155 F la tonne

- les briquettes à 200 F la tonne - les boulets à 160 F la tonne

- les schlammes à 80 F la tonne.

L'un d'eux indique les suppléments pour remise à domicile par camion

- 5 F la tonne pour Fosses

- 10 F la tonne pour Névremont, Sart-Saint-Laurent, Bambois et Haut-Vent

- 15 F la tonne pour Aisemont, Le Roux et Vitrival

- 20 F la tonne pour Bois-de-Villers, Sart-Eustache, Sovimont et Buzet.

On ne parle pas de la mise en sacs, car dans la plupart des cas, le charbon était déposé devant les habitations, en vrac et le client le rentrait en cave lui-même, ce qui était plus aisé pour celui qui disposait d'un soupirail à rue. Plus tard, et encore aujourd'hui, les rares foyers qui se chauffent encore au charbon demandent la fourniture en sacs, ce qui exige de la part du marchand d'avoir les « reins solides » !

Pelote vitrivaloise

Organisation de fin d'année

A l'occasion des fêtes de fin d'année, la Pelote Vitrivaloise lance un invitation à tous pour une dernière festivité. Elle aura lieu le samedi 16 décembre, à partir de 18 h 30 et le dimanche 17, à partir de 15 h. Elle se déroulera dans le nouveau local situé dans la cour des écoles. On pourra se procurer, pour le prix modique de 100 F, une restauration légère à base de brochettes accompagnées de crudités. En plus des boissons traditionnelles, on servira les bières spéciales : Spéciale Noël, Saint-Feuillien, Bush, Campbell's, Gordon, etc.

Votre présence fera extrêmement plaisir à l'équipe dirigeante.

Photo rétro

Un lecteur nous a aimablement prêté cette photo d'un groupe folklorique fossois qui n'a peut-être fonctionné qu'une année (?) lors du Laetare. C'est sans doute vers 1950 et il s'agit d'un groupe de « Chinois », au sein duquel on reconnaît (de gauche à droite) : Louis Eymael, Emile Lainé, M. Papart (commerçant derrière le kiosque), René Evrard, X., et son frère Eugène Evrard.

Quand les eaux inondaient notre ville !

Ce devait être le 5 ou le 6 mai 1978 : à la veille de la Sainte-Brigide, il avait plu abondamment, un vrai déluge. Comme tous les ruisseaux, la Rosière avait gonflé ses flots. Mais dans la partie couverte du ruisseau, au pied de Sinton, entre l'école Saint-Feuillen et l'arrière d'habitations appartenant à Constantin Burton et dont l'une était occupée par Mme Armande Laffut, un obstacle imprévu (il s'avéra être une vielle essoreuse) fit barrage aux branchages et à un tas de vieux pneus de voiture charriés par les eaux tumultueuses et la rivière sortit de son lit, inondant toute la prairie en amont du mur de droite, les jardins des habitations que l'on voit sur cette photo et aussi celle de gauche, au bas de la rue des Zolos. Tout fut balayé, ravagé... Ce n'était pas la première fois : le même endroit fut inondé le 27 février 1906. Ce jour là, en effet, un coup d'eau résultant de la fonte des neiges envahit la partie basse de la ville. La place du Marché et la rue Al Val furent à ce point inondées que l'eau entrait dans les maisons. Sur la photo de la rue du Postil, on remarque que cette fonte des neiges, ajoutée aux pluies, allaient provoquer ces inondations exceptionnelles. Il est étonnant que cette partie basse de notre ville, si exposée, ne soit pas plus souvent inondée lors de fortes pluies. A vrai dire, la partie la plus basse de la ville est le quartier de Rome, mais la Biesme y est tellement creusée à cet endroit que l'évacuation se fait rapidement par le Giveau (bas de la route de Tamines), puis par le Grand Gau, dont les prairies sont parfois inondées. Avec les fortes pluies qui se reproduisent un peu partout et que l'on impute à l'effet de serre grandissant (notamment ces derniers temps en France, en Italie, au Mozambique, il est à souhaiter que pareille mésaventure ne se produise pas chez nous.

Les archives nous relatent pourtant quelques faits divers d'inondations du centre de la ville, en 1906 donc, mais aussi en 1933 (nous n'avons jamais vu de photos de celles-ci.) La plus spectaculaire fut sans doute celle du 4 mai 1841, dont il est fait mention dans les Glanes historiques de Fosses. En voici quelques extraits : Ce jour là, vers la soirée, est venu fondre sur notre ville et sur tous les environs, un orage tel que, de mémoire d'homme, on n'en a vu un pareil dans nos contrées /... / Vers 5 heures, une pluie battante, mêlée de grêlons extraordinaires commença ci tomber en telle abondance pendant plus d'une heure que l'on aurait dit que toutes les cataractes du ciel étaient rompues. Des craquements de tonnerre terribles ajoutaient encore à notre épouvante. Bientôt on vit arriver de toutes parts des masses d'eau, des torrents impétueux qui se frayèrent un chemin à travers les prairies les jardins et les rues de Fosses. .4u bout d'un moment tout le bas de la ville fut inondé. Le premier soin des habitants fut de sauver, les uns leurs bestiaux, les autres leurs marchandises. /.../Tout le monde s'empressa d'évacuer le rez-de-chaussée et de se retirer à l'étage supérieur ; car il est telles maisons où les eaux pénétraient, non seulement par les portes, mais encore par les fenêtres jusqu'à une hauteur de 5 pieds et plus (± 1,65 m). Comme il arrive en pareil cas, bien des familles ne se trouvaient pas au complet; aussi fallait il entendre des cris des mères dans la crainte que leurs enfants ne fussent emportés par ce déluge /.../Les eaux grandissaient à vue d’œil. Il y en avait plus de quatre pieds sur la place du Marché (± 1,30 m) et dans les rues environnantes. On voyait passer avec rapidité une quantité de marchandises, poutres, sommiers, planches, chariots, tombereaux, échelles, tonneaux, fagots, etc., etc. Ces objets formaient une digue compacte. /.../ Les eaux ayant pris la direction du cimetière (actuellement square Chabot et parking des Tanneries/, un pan de mur a été renversé dans un jardin, presque d'un bout à l'autre. Ce n'est pas la seule muraille qui ait été emportée : il en est de même du mur du jardin de Mme Dejaifve, du notaire Remacle et de la belle propriété de Rome de M. Chaltein. Au milieu de cette scène de désolation, MM. nos Gendarmes n'ont pas fait défaut : on les voyait avec leurs grands chevaux qui avaient de l'eau jusqu'au ventre, parcourir le Marché et les rues inondées pour porter secours partout où leur présence eut été nécessaire. Le lendemain, on a trouvé un gros poisson dans l'armoire d'une maison bourgeoise.

Les dégâts causés par cet ouragan sont immenses ; on les évalue déjà à plus de 100.000 fr. (en 1841 !) pour la seule commune de Fosses.

Consyince...

Pace-qui l' powête a bin tchanté,

Li boune parole pa tos costés,

On peüpe l'a r'niyî, cotchèssî,

Sins lî d'djà dîre on p'tit mèrci.

Cinq miliârds di brâvès djins

Si cotapenut dins tos lès cwins,

Mins quate miliârds ont todi fwin,

Di pwin, d'amour èt d' lîbèrté.

Èstans ne au vingt-y-onyin.me sièke

Ou bin èstans ne au quatôzyin.me ?

Èt nosse culture èst-ce qu'èlle èst sètche

Dins l'comachadje di nosse consyince ?

On r'tire li nacionâlité

A l' djin qui crîye li vérité.

On mèt dins one maujone di foûs

Li powête què l' wase dire lot wôt.

Èt dîre qui nosse gènèrâcion

A conu deûs deurès grandès guëres

Po qui todi, lotes lès nacions

S'ètindenuche bin, su lote li têre ?...

Luthèr-King, Schweizer èt Gandhi

Èwoù èsto, mes bons soçons ?...

Rivenoz rademint nos d'ner dès l'çons

Vos bounès paroles sont bin ravyîyes.

Vos sèmadjes n'ont jamais rin d'né

A pwin.ne lès sminces ont-èles djaurné

Portant vos-avïz tant sèmé

Dins lès royons bin aprèstés.

Mins lès djins sont bin trop moüdreüs,

Po choûter l' vérité tchanter. l'uviêr èst long po li scrîjeû,

Qui vôreüve tant conèche l'esté...

Georges MICHEL

FOSSES – ANDENNE 1 - 2

En dépit de la lourdeur du terrain, la rencontre ne sombra jamais dans la médiocrité. Profitant de la déclivité, les Andennais monopolisaient les initiatives lorsqu'à la 6e, Bertin, contre son camp, procurait à l'adversaire l'avantage à la marque. Multipliant les assauts, les « Oursons » déployaient un jeu vif, précis et collectif, étalant une technique consommée pour venir à tous les coups buter sur une défense renforcée des « Chinels », au sein de laquelle Renaux, Bertin et Colinet donnaient le ton.

Les visiteurs faisant le siège avec une louable constance et les Fossois connurent fatalement quelques moments pénibles. Bertin sauva à même la ligne un envoi de Schulsse, puis la boue, sur une reprise de Hougardy, vint au secours de P-E. Lorand. A la 44e, un tir de Hourgardy échoua sur la transversale. Entre-temps par Tasiaux, les visités avaient pu, par deux fois, mettre le nez à la fenêtre.

A la reprise, Hougardy, Dos Santos et Borbouse eurent tour à tour le but à leur portée, mais durent compter avec la vigilance du gardien fossois et l'une ou l'autre faille dans la concrétisation. Fosses se fit progressivement plus présent et, à la 55e, Renaux, d'une reprise de la tête, offrait aux siens une égalisation nullement imméritée. Survint alors l'orage qui allait entraîner l'interruption de la partie, laquelle allait reprendre dans la gadoue pour priver les « Oursons » de la maîtrise dans les duels et les échanges. Tandis que les « Chinels » se faisant menaçants, une reprise de la tête de Borbouse, à la 77e, épargnait les Andennais de la déconvenue. Les visités terminèrent en force, mais Colinet et M'Bo Babota manquèrent d'un fifrelin l'égalisation.

Arbitre: M. Labar.

Les buts: Bertin (0-1, 6e), Renaux (1-1, 55e), Borbouse (1-2, 77e).

FOSSES : P-E. Lorand, J-F. Lorand, Simonis (46e, Falque), Concas (80e, Hilaire), Dumont, Colinet, Laurent, Bertin, Viguie (30 e, Tasiaux), M'Bo Babota, Renaux.

ANDENNE : Mazy, Pierre, Borbouse, Guidi, Cauz (32e, Colette, 67e Leswal), Dechanet, Willems, Dos Santos (89e, Monteleone), Schulsse, Hougardy, Sbaa.

 

BAMBOIS - HAM 1 - 1

Le ballon du match fut offert par M. Jacob. Les «« Plagistes » se créaient les premières occasions par Crasset et Janssens. Les « Hannetons » répliquaient par Alain Romain, mais le marquoir restait vierge. La seconde période- fût très équilibré et, à la 70e, Van Bever, à l'affût, fit 0-1. Cinq minutes plus tard, Frédéric Libert fut accroché dans le rectangle et Crasset convertit le penalty (1-1). Les visités firent le pressing mais le score ne bougea plus.

FALISOLLE - SOMZÉE 1 - 0

Dès la 5e, Alin, sur coup franc, ouvrait le score. Les Somzéens dominaient mais sans se montrer dangereux. A la reprise, les visiteurs accentuaient le rythme. Hautenne héritait de deux occasions franches, mais le marquoir ne bougeait plus.