N° 45   24 novembre 2000

Bizarreries

Voici l'Europe de nouveau confrontée au problème de la vache folle : malgré les précautions prises, 99 cas ont été détectés en France cette année. Du coup, Jospin interdit la vente de la côte à l'os et les farines animales, provoquant une véritable psychose jusque chez nous où des responsables politiques ouvrent leur parapluie en interdisant le bœuf dans les cantines scolaires. Bravo, pourrait-on dire, à première vue. Encore que... le bœuf continue d'être vendu et mangé ailleurs que dans les écoles. Réplique des éleveurs wallons : pourquoi les cantines scolaires n'achètent elles pas du bœuf wallon, sûr à 99,99% ? Quelle est la qualité du bœuf argentin, moins cher ? Ce qui étonne, c'est que l'on affirme maintenant que nos bovins n'ingurgitent plus de farines animales depuis 194 : Il faut donc supposer que les 99 vaches françaises étaient bien vieilles. Ou que certains ont triché. A défaut de bœuf, les cantines scolaires se rabattent sur le porc et la volaille... auxquels on donne toujours des farines animales ! En élevage industriel, en condition de surpeuplement dans les batteries d'élevage où ces animaux ne voient jamais le soleil alors que les vaches passent la majeure partie de l'année en plein air. Où est la qualité sanitaire ? Ces animaux entassés doivent subir des doses d'antibiotiques répétées... De toutes les viandes, le bœuf est le plus sûr, affirme un spécialiste. Et c'est le bœuf qu'on écarte et sur les autres qu'on se rabat... Un autre spécialiste défend maintenant la farine animale, trouvant que c'est gaspillage de ne pas utiliser toutes ces protéines. Moyennant conditions, toutefois

que les déchets animaux soient chauffés à 135° pendant vingt minutes au moins, ce qui a pour effet de détruire les prions (Responsables supposés de la maladie) et d'écarter bien sûr les animaux douteux (et jusqu'à présent, qu'en faisait-on ?). De toute façon, ajoute t il, ces farines animales n’entrent qu'à raison de 5% maximum dans les granulés alimentaires. Le reste : pois, fèves, colza, tournesol, soja. Mais voilà, si on voulait une alimentation totalement végétale, les terres cultivables belges ne suffiraient pas ; on importe déjà du soja américain (tiens, donc !). II semblait que pour empêcher les surproductions, on obligeait nos cultivateurs à laisser 10% de terres en jachère ? Et le soja américain est génétiquement modifié. Et on ne peut pas, paraît il, augmenter les cultures d'oléagineux (4% des besoins actuels) parce que l'Union européenne doit les subsidier. Je ne comprends plus !

J'ai fait un petit calcul : les analyses des cervelles bovines coûteraient, nous dit-on, 4.000 F l'unité et l'Europe les subsidierait à raison de 1.800 F. Reste 2.200 F. J'ai lu d'autre part que l'abattage des bêtes en Belgique produit 700.000 tonnes de déchets qui coûtent actuellement 300 millions pour 20.000 T incinérées, soit 15.000 F la tonne. Donc, pour 700.000 T, une dépense de 10,5 milliards.

Faut-il vraiment être un super universitaire pour estimer que ces 10 milliards couvriraient les X fois 2.200 d'analyses ? Et le ministre nous dit que la Belgique est équipée pour satisfaire à cette demande. Alors, qu'attend on pour analyser systématiquement les cervelles bovines dont on sait déjà qu'elles sont saines à 9596 ? On aurait alors toutes les garanties pour (re)manger du bœuf belge. Qu'attend on pour organiser un label de qualité de notre viande wallonne ? Et l'utiliser comme argument pour nos exportations ? Pourquoi attendre, pour les analyses, le 1 er juillet 2000 ?

Sans doute est ce trop simple ?

Nouveau Collège

Voici la composition officielle du futur Collège de la ville de Fosses. L'installation aura probablement lieu le 2 janvier.

Bourgmestre : Benoît Spineux (57 ans) : état civil, police, incendie, personnel communal, travaux, cimetières.

1 er échevin : Bernard Meuter (32 ans) : culture, tourisme, sports, jeunesse et petite enfance, bibliothèque communale et Académie de musique.

2me échevin : Michel Charles (45 ans) : patrimoine, urbanisme, environnement, agriculture, contentieux.

3me échevin : Benoît Buchet (38 ans) : citoyenneté, affaires sociales, logement, famille, emploi, associations patriotiques, festivités, noces d'or, 3e âge.

4me échevin : Laurence Titeux (34 ans) : finances, fabriques d'église, culte, enseignement communal, affaires économiques, commerce et informatique.

Au 1-4-2001: présidence CPAS : Louis Lamy (48 ans).

Déjeuners Oxfam

Le magasin Oxfam, rue des Egalots à Fosses-la-Ville, vous propose, ce samedi, entre 9 h et 18 h, un copieux petit déjeuner avec : café, thé, chocolat, sucre, miel ou confiture, avec des produits venant de pays en difficulté. Une occasion (pour 100 F et enfants 50 F) d'aider ces pays du Tiers-Monde à s'en sortir. Vous pouvez réserver votre repas en téléphonant au magasin Oxfam de Fosses, le 071-71.46.28, de 9 à 12 h et de 14 à 17 h mais vous pouvez aussi venir sans réserver.

Concours de belote

Fosses Avenir Pelote organise, dans la buvette du jeu de balle, le vendredi 24 novembre, un concours de belote, en 6 tours par équipes formées. Avis aux amateurs.

Pas de record pour les Débridés

152 litres en 1999, 144 litres en 2000. Les Débridés de Bambois remercient toutes les personnes qui ont participé à leur journée de balle pelote. Bien que le record de vente de vin chaud ne soit pas battu, je peux vous assurer que certains ont fait leur possible car il leur était impossible de rentrer seuls chez eux. Le bénéfice de cette journée était consacré entièrement pour les jeunes des clubs de football et de balle pelote. Une coupe a été remise à chaque équipe et c'est Roland Casimir et Patrick Piron qui les ont gagnées : meilleur livreur de courtes et de mauvaises !

Dates à retenir : le 31 mars 2001 (les 12 h à l'Djote) et le 11 novembre 2001: Grand Prix du vin chaud.

Pour le comité: G. Van Ryssel

St-Vincent de Paul

Je suis seul. Il n'y arien pour moi pas de travail, pas d'argent, pas de chauffage, pas un sourire. Ce qu'il me faut, c'est une personne pour m'aider. Afin que nous puissions mener à bien notre oeuvre, nous avons besoin de vous. Un seul n° de compte : le 742-6480334-90. Merci pour votre

soutien. Les membres de la St-Vincent de Paul de Fosses

Prochaine permanence : ce samedi 25 novembre de 10 à 11 h, au local Saint-Martin.

Sainte-Cécile

Ce samedi 25 novembre, salle du Collège Saint-André, la Royale Philharmonique organise son banquet.. Après la messe, au cours de laquelle les musiciens se produiront, tous se retrouveront en la salle du Collège pour le banquet.

Au Banbwès

Li raploû d' nôvimbe dès Walons Scrîjeûs d'après l'Banbwès sèrè l' sèmedi l' 25 à 2-eûres mwins on quârt è li scole do Banbwès.

Mérite sportif

La remise du Trophée du Mérite sportif et de la Médaille de Reconnaissance de la Ville aura lieu prochainement. Les personnes désirant soumettre leurs résultats sportifs pour l'année sont invitées transmettre leur candidature de toute urgence (avant le 24 novembre) à la Maison de la Culture et du Tourisme, place du Marché 12, à 5070 Fosses-La-Ville (tél. 07171.27.01 ou fax 071-71.47.74).

Démission

Daniel Piet a été victime, au début du mois, d'un infarctus du myocarde et hospitalisé à Erasme à Bruxelles. Dès lors, il a remis officiellement sa démission de président de la Philharmonique et de secrétaire de la RUS Fosses. Ces deux associations vont donc devoir pourvoir aux places laissées vacantes. Si la Philharmonique prévoit déjà un nouveau président pour son assemblée générale d'avril, la RUS Fosses est en quête d'un secrétaire et correspondant qualifié. Et aussi d'un président. Aux dernières nouvelles, les candidats ne se pressent pas au portillon. II est facile de critiquer, mais lorsque les places sont à prendre, les candidatures sont plutôt rares. Surtout lorsque cela demande beaucoup de travail. Et bénévolement.

Li Soce dès Comédyins fosswès

Li «Soce dès Comédyins fosswès » se déplaçait le dimanche 19 novembre à Watermael-Boitsfort. Ils y ont obtenu un beau succès en interprétant la comédie en 3 actes «Les Foufouyes». Les organisateurs ont tellement été conquis par le spectacle qu'ils ont à nouveau engagé la troupe pour la saison prochaine. Ce spectacle sera joué dans le courant du mois de février 2001 à Fosses ; ensuite le 14 mars à Ciney. Mais avant cela, grâce à l'amabilité de M. le doyen Michel Vannoorenberghe, du Centre culturel de Fosses, pour la première fois chez nous, la société jouera le vendredi 22 décembre, en la collégiale SaintFeuillen, une pièce en 3 actes intitulée «Dins ç'timps-là trwès Rwès», pièce qui relate la naissance du Christ et le massacre des Innocents. Nul doute que cet événement sans précédent sera suivi par un nombreux public. Par la même occasion, la Société recherche des personnes qui, bénévolement pourraient les aider à divers travaux (décors, accessoires, technique, etc. pour ce spectacle, en s'adressant, soit à Jules Goffaux (place de la Gare), soit à un membre de la troupe. Ils vous en remercient. Nous reparlerons très prochainement de ce spectacle dans notre journal.

Précision

Dans l'article « Au tribunal » paru la semaine dernière en p. 5, il est fait mention de la condamnation de Pierre Becker le 13 mars dernier. On nous demande de préciser que P. Becker n'a rien à voir avec la famille Bogaert, ni avec Fabian Miller et Steve Clemens, auteurs de la bagarre du 6 mai dernier, dont il est fait mention en début d'article.

On nous écrit...

Je suis domiciliée à Fosses-la-Ville mais, ne vaudrait-il pas mieux dire « Fosse à rat ». Après avoir été victime d'agression au mois de février 2000, de la part d'une bande bien comme des autorités, avec dépositions laissées sans suite; après deux vols ce mois de novembre, la même semaine, avec déposition, j'aimerais juste poser une question aux responsables. La loi et les forces publiques ne sont elles pas censées nous protéger, nous citoyens honnêtes, lorsque les rats travaillent, la nuit principalement, week-end compris. Ces rats savent très bien que lorsque le chat n'est pas là...

J'imagine très bien votre réponse manque de personnel, on ne sait pas répondre à toutes les urgences... trop d'heures à récupérer, on ne sait pas toujours être là. A cela, je me permets de répondre

vous avez raison, mais quand êtes vous là ? Quand la justice va t elle réagir. Si tout cela arrivait à vos proches, vos enfants, que feriez vous ? Combien faudra t il encore de victimes ? Attendez-vous que l'irréparable se produise sur un de vos citoyens.

Mes affaires personnelles et ce message ne sont qu'une goutte d'eau, mais le vase déborde ; je voulais vous en faire-part.

Michèle. DUMONT

Marché de Noël

Le traditionnel Marché de Noël, organisé par le comité des Fêtes de Vitrival, aura lieu cette année les samedi 16 et dimanche 17 décembre, dès 14 h, sous chapiteau chauffé, place I Jean Tousseul.

Appel aux artisans ; inscrivez vous dès maintenant auprès de Mlle Sabrina Marique, ch. de Charleroi 166 à Vitrival (071-71.12.57). Prix des emplacements : 500 F la table de 2 5 m (par jour). Paiements au compte 3601021278-68 du comité, avant le 1 er décembre. Attention, la vente de nourriture et boissons est réservée aux organisateurs. En cas de doute, contactez-nous.

St Nicolas à Vitrival

Le comité des fêtes annonce que Saint Nicolas circulera dans le village le samedi 2 décembre, de 10 à 15 h ; juste un petit signe de votre part et il s'arrêtera. Dès 16 h, St Nicolas recevra les enfants accompagnés de leurs parents, à la salle Patria : animations, goûter offerts et séance de photos (payante) si vous le désirez.

Les parents désireux de recevoir le Grand Saint le dimanche 3 décembre peuvent en faire la demande au 07171.12.57.

Portes ouvertes

L'Atelier de céramiques Ingels-Malnoury vous accueille, rue Saint-Pierre 18 à Vitrival à l'occasion d'un week-end chez l'artisan. Portes ouvertes les 25 et 26 novembre, de 11 à 19 h. Démonstration de tournage. Entrée libre. Les fêtes approchent, pensez-y.

Etat civil

Mois d'octobre 2000

Naissances

Le 4 à Namur : Léa Davwaet, fille de Stany et de Mony Deguelle, de Sart-Saint-Laurent.

Le 7 à Namur: Germain Tahir, fils de Frédéric et de Floriane Ficart, de Haut-Vent.

Le 16 à Charleroi : Antoine Thibaut, fils de Philippe et de Dominique Tilmant, d'Aisemont.

Le 19 à Charleroi : Alexandre Michel, fils de Thierry et de Frédéric Goisse, de Bambois.

Le 27 à Namur : Justine Brolet, fille de Thierry et de Valérie Davister, de Fosses.

Mariages

Le 22 sept. à Casablanca (Mara), acte transcrit le 10 octobre : Mohamed Chihab, 33 ans, de Casablanca et Najate Saadallah, 20 ans, de Fosses.

Le 27 oct. : Jean-Marie Heuse, veuf de Danielle Bonnivert, 55 ans, de Leeuw-St-Pierre et Raymonde Goblet, veuve de Ernest Van Malcot, 52 ans, de Fosses.

Le 28 : Didier Dellove, 44 ans et Anne Jamotton, 38 ans, tous deux de Sart-Eustache.

Décès

Le 3 à Namur: André Clamot, célibataire, prêtre, né à Ligny le 30 mars 1925, de Vitrival.

Le 10 au Home Dejaifve : Léopold Legrand, veuf de Francine Calicis,

né à Velaine-s.-S. le 1 er janvier 1920, de Velaine.

Le 15 au Home : Marie Fradcourt, veuve de Charles Ruth, née à Sosoye le 8 juin 1909, de Bioul.

Le 15 à Bruxelles : Jean-Paul Mommens, époux de Claudine Wilmart,

né à Marcinelle le 17 mars 1944, de Sart-Eustache.

Le 16 au Home : Renée Legrand, veuve de François Hittelet,

né à Velaine-s.-S. le 5 mai 1923, de Tamines.

Le 19 à Gilly : Pierre Jacquet, époux de Francine Galot,

né à Pâturages le 5 avril 1925, de Sari-Eustache.

Le 22 au Home : Georges Fammerie, époux de Marguerite Marique,

né à Franière le 31 juillet 1930, de Tamines.

Le 21 au Home : Jean Piedfort, veuf d'Eugénie Berger, né à Annevoie le 16 janvier 1927, d'Anhée.

Le 22 au Home : Marie-José Gravy, née à Temploux le 16 décembre 1928, de Temploux.

Le 23 : Marie-Ghislaine Boccart, veuve de Jules Degraux,

née à Sart-St-Laurent le 20 août 1926, de Sart-Saint-Laurent.

Le 30 au Home : Angèle Denis, veuve de Nestor Collard,

née à Moustiers.-S. le 18 mars 1908, de Moustier.

Le 31 au Home : Christiane Sondron, épouse de Guillaume Schepmans,

née à Namur le 26 juin 1937, Namur.

II y a 100 ans

N° 47 du 25 novembre 1900

FOSSES. - Jeudi 29 courant se tiendra à Fosses la plus belle foire de l'année. Connue sous le nom de Foire Saint-André, elle amène dans nos murs un nombre considérable de personnes

les unes pour la vente ou l'achat de chevaux, vaches et porcs, d'autre à l’effet d'y faire des emplettes pour la Saint-Nicolas ; enfin, les jeunes pour se divertir.

INCENDIE. - Mercredi, vers 9 heures du soir, M. Kaisin, de Try-al-Hutte Fosses, perdit l'équilibre en montant à son fenil avec une lanterne à la main, et tomba à la renverse. La lampe fit explosion et communiqua le feu aux récoltes et à l'habitation qui, malgré les secours immédiats, furent réduites en cendres. Il y a assurance.

La croix Dirette

L'article paru la semaine dernière en p. 4 et qui racontait un fait vécu à Fosses en 1718 : l'assassinat de Evrard Dyret, un messager fossois, chargé par le Magistrat de Fosses du transport de fonds, de correspondances et de documents divers à Liège.

Pour les besoins d'une mise en page serrée, et pour éviter de publier cet article en deux fois, nous avions dû supprimer le passage d'un texte, qui avait pourtant son intérêt. C'est pourquoi nous le reproduisons dans ce numéro. Dans son article paru en 1920 dans Le Messager de Fosses, que signe le doyen Crépin, celui-ci signale ne pas avoir de renseignements au sujet de cet assassinat.

Suit le texte que voici, que nous avions dû supprimer

L'écrivain dialectal Eugène Gillain, natif de Sart-Saint-Laurent, fondateur en 1937 des « Cahiers wallons N écrivait ce qui suit dans ces « Cahiers » et sous le titre « Li fond do Tonia » (orthographe d'origine respectée) : « ... Vos 'nn' alîz do Saut à Buzèt èt vos passîz d'vant l' crwès do facteûr Dyrète qu'a sti « occis » là en 1762 )note de R.A. : Date erronée). l parait - dji vos dmande on pou - qui ç'pîre-la è-stau « musée postal » à Bruxelles .

Dans « Les Cahiers wallons N (n° 10, oct. 1937), sous la rubrique « Voyadjes et pèlèrinadjes »», le même auteur précisait (orthographe d'origine) : « ... nos v'là su li tchmin d’ Nameûr, trwés grossès heûres avou mès p'tités djambes. Mais nos avons do timps d'vont nos... Èt mès questions cominç'nut Nos lîjans ci qu'èst mârqué su l' crwè dé l' vôye di Bûzèt (Suit l'épitaphe).

Nos djans on « Salve Marie » et m' papa m'raconte l'affaire. Li facteûr Dyret qui pwàrtéve dés cours à Lîdje a stf tué vêci di deux côps d' fisique. Li brigand a r'kerdji s' fisique po l'achèver. Li vôye n'estéve nin si belle qu'asteûr : c'esteve on parfond tchunin avou dès bwès tot' autoû èt dandjureû one belle place po ratinde one saki. Li voleûr è n' n'a nin profité dès masses : il a stî pris et condamné. On n'y alléve nin pa quate tchimins di ç'timps là : trwès samwinnes après, il estéve discartélé su one place à Lidje... » Et « Le Messager de Chatelet N du 27-61974, à son tour : « Le facteur Dyrète N, à Sart-Saint-Laurent un peu avant le sommet de la petite côté aboutissant aux « quatre Bonniers » au chemin de Namur, à quelques pas aussi de la chapelle de Biètranry (elle aussi disparue) se dressait jadis une croix de pierre qui rappelait aux passants qu'en 1762 (date erronée) le messager de Fosses, Dyrète, avait été occis à cet endroit. Cette croix se trouverait maintenant au Musée postal à Bruxelles.

En 1892, l'Almanach populaire du canton de Fosses /n° 1, p. 46) ne renseigne plus la chapelle de Biètranry, mais dans la brochure « Centenaire de la commune de Sart-Saint-Laurent » (1992, p. 47), on lit au sujet de cet oratoire : « Il n'en reste qu'un cercle de pierre au ras du sol... ».

Suivait alors, dans l'article de la semaine dernière, les détails précis des faits concernant les dépositions d'habitants du Sart, de Fosses et de Buzet, repris des dossiers de la Justice de Paix de Fosses. Comme on le devine, ce texte supprimé avait son importance et nous nous en excusons auprès de l'auteur qui avait vu ainsi amputées, une bonne partie ses recherches sur un sujet que personne sans doute chez nous ne connaissait.

 

Quand nos grands-mères allaient au bal !

Nous avons pu recevoir, de la part d'un collectionneur que nous remercions vivement, ce document sans doute très rare d'une invitation à un bal à Fosses, qui s'est déroulé le 4 février 1923, dans le Salon de M. Théodore Decocq, place du Chapitre à Fosses (comme l'atteste le recto de la carte ci-contre.)

Cette carte est intéressante car elle restitue une époque où les bals avaient encore conservé leur caractère solennel, totalement abandonné aujourd'hui. En effet, comme on peut voir sur le verso de la carte, les 24 danses prévues au programme étaient numérotées et le pointillé qui suit devait sans doute permettre d'inscrire le nom du danseur avec lequel la danse s'était effectuée, ou le danseur qui s'était proposé (?). Pas de disc jockey bien sûr à l'époque, la musique étant assurée par un orchestre dont il n'est pas fait mention sur la carte. Il est assez curieux d'y trouver des danses qui ont complètement disparu de nos jours. Ainsi, on trouve : 4 polkas, 6 valses, 4 mazurkas, 4 schottischs, 2 redowas (?), 2 varsoviennes (?), 1 lancier pour terminer la première partie et un galop final (!) en fin de seconde partie, qui clôturait le bal. Cela nous fait sourire aujourd'hui, mais donne un aperçu du côté majestueux de ces soirées Autres détails croustillants : le bal avait lieu de 7 h à minuit ;l'entrée était de 2 francs pour les jeunes gens et de 1 franc pour les demoiselles, qui étaient priées de se faire accompagner par les parents, qui auront l'entrée gratuite. Une occasion sans doute aussi, pour certains parents, de passer une soirée distrayante tout en surveillant leur fille qui, elle, voyait peut-être l'occasion de faire d'agréables connaissances, de se rendre compte de son succès, ou aussi d'assurer son avenir... ? Cette invitation est envoyée aux demoiselles Hardy (sans nom de rue) à Fosses. Les demoiselles Hardy étaient les filles de Félicien Hardy, menuisier, demeurant rue du Chapitre ;elles sont toutes deux décédées aujourd'hui. L'une, Marie, était née le 28 juillet 1902 (elle avait donc à peine 21 ans à l'époque) ; sa sueur, Emilie, était née le 3 mai 1898, était tailleuse et s'est mariée le 20 mars 1923 avec Fernand Évrard /ils ont eu un fils, René, instituteur à Bioul, aujourd'hui retraité. Elle s'est donc mariée un mois après ce bal et s'y est sans doute rendue avec son fiancé. Mais pas question alors d'aller au bal sans ses parents, même en étant fiancés. Un mot aussi au sujet de Théodore Decocq, chez qui avait lieu le bal. Il habitait dans la maison de droite en sortant de la collégiale ; il était poissonnier et aussi cabaretier, et disposait d'une pièce (un Salon), pour y danser, aux fêtes et aussi occasionnellement, ou quand un bal était organisé par un « comité », comme signé au bas de l'invitation (on ignore lequel ?) Quels changements en un peu plus de 75 ans ! Nous sommes loin des réjouissances comme les conçoivent la jeunesse aujourd'hui. Et l'évolution s'est rapidement faite. Finies les polkas, les mazurkas et les schottischs. Ces danses ont fait place progressivement au swing, au fox-trot, au tango, au twist, au rock, aux blues, ou encore à la rumba, la java, le cha-cha venus d'autres continents. Puis, ce fut le disco où il n'était plus nécessaire de choisir sa partenaire, et maintenant la tecno... avec ses dérives et ses drogues. Alors qu'à l'époque, on se rendait à pied au bal, ou peut-être en vélo si la distance était importante (à cheval et carriole peut-être pour ceux qui disposaient d'un animal, tous les jeunes aujourd'hui se déplacent en voiture ; on conseille d'avoir son Bob (qui ne boit pas) et on ne va plus au bal, ni au dancing, mais « on sort en boîte », pour y ligoter frénétiquement aux sons dune musique tecno (sorte de bruits que l'on entend dans les usines quand toutes les machines fonctionnent en même temps et à la lumière éblouissante des lasers. Les cravattes et les nœuds papillons ont, depuis belle lurette, rejoint les poubelles. La conversation ? elle y est nulle car impossible ; l'ecstasy remplace le soda d'antant et le baisemain n'est plus à l'ordre du jour, mais remplacé par un bon joint que l'on s'est procuré aisément auprès d'un dealer ! Le baiser sur la joue, à la sauvette, a été remplacé par d'autres manifestations où les tenues « géniales » des gonzesses ont le don d'exciter les mecs ! On ne rentre plus avant les douze coups de minuit, mais on achève de sommeiller dans les voitures... ou dans un lit d'hôpital après une rave-party ! Où est le temps où les mamans étaient assises sur des petits bancs qui ceinturaient la salle de danse, les manteaux sur les genoux, surveillant leur fille qui n avait pas le droit d'aller boire un verre dans une autre pièce de l'établissement et encore moins de sortir prendre l'air.

Aujourd'hui, on conseille de sortir couvert mais, rassurons-nous, on va bientôt légaliser le canabis... Pour une meilleure qualité de vie, paraît-il, les Écolos sont pour !

Mademoiselle Hardy ? après cette polka, je vous invite, avec votre maman, à sortir tous les trois pour aller fumer un joint de canabis !

Remise sauf pour les 1ères

Le temps exécrable de ces derniers jours a incité le comité provincial de football à décider la remise de tous les matchs de ce week-end, dames y compris, sauf pour les équipes premières.

Alors qu'il faut s'attendre à Fosses à de nouveaux chambardement, c'est Dinant qui se refait une santé en émergeant dans les arrêts de jeu.

FOSSES – DINANT 1 - 2

Sur un terrain ravagé par les intempéries, on ne pouvait attendre des mal lotis de la division, une évolution digne de l'élite provinciale. En fait, les deux équipes entamèrent laborieusement la rencontre au travers d'assauts désordonnés et imprécis qui, durant le premier quart d'heure, n'allaient pas nécessiter l'intervention des gardiens. Le match s'animait quelque peu dans le second sextant.

Rasetta, sur coup franc, créait la menace et Simonis, peu après, tentait de surprendre Cordioli tandis qu'une reprise sur corner de l'actif Riga contraignait P-E.Lorand à sauver son domaine à même la transversale. Tandis que dans les deux camps, on multipliait les fautes certes pas méchantes, qui venaient rompre une cadence déjà pas folichonne, Rasetta sortait la balle d'une mêlée dans le rectangle au profit de Simonis qui pouvait conclure à la 34e. La réaction dinantaise fut prompte: Leclerc et Colot, notamment, se ménagèrent coup sur coup des opportunités annihilées avec autorité par le portier local. Menés au repos, les Copères, pour s'être battus avec les moyens du bord, recueillaient dans les vestiaires les félicitations et les encouragements de leur président.

Des Dinantais à l'abordage

En seconde période, avec la déclivité du terrain pour allié, les Dinantais prenaient peu à peu le match à leur compte pour ne laisser aux Chinels que la seule possibilité de pratiquer en contre.

Les visiteurs imposaient leur rythme, accroissaient la pression et les Colot, Hastir et Clause, échouaient de justesse dans la recherche d'une égalisation qui se justifiait.

Riga n'était pas plus heureux lors que son envoi échoua sur la transversale mais à la 71e, avec la complicité de Renaux, Lespagne, qui venait d'entrer au jeu, rétablissait l'équilibre au marquoir (1-1).

On jouait les arrêts de jeu lorsqu' un arrêt imparfait de P-E.Lorand était exploité par Hastir pour apporter aux siens un succès logique et bien venu.

Arbitre: M.Debouw.

Cartes jaunes : Clause, Riga.

Buts: 34e Simonis (1-0), 74e Lespagne (1-1, 92e Hastir (1-2).

FOSSES : P-E. Lorand, Renaux, Colinet, Bertin, Dumont, S.Viguie, Laurent, Mbo-Babotta

(79e Hilaire), Rasetta, (65e Devlieghere), J-F. Simonis, Vandeputte.

DINANT: Cordioli, Piton, (69e Lespagne), Massait, Houbion, Petre, Colot, Riga

(85e Lefèvre),.Marchal, Hastir;-Lecler.(80e Canet), Clause.

Dady Mutombo amer

Le moins que l'on puisse dire c'est que le mentor fossois accusait sans ambages, déception amère et découragement inaccoutumé.

« Pour moi, c'est fini. J'ai fait ce que j'ai pu. Les gars affichent un manque de volonté et le ressort parait cassé. Est ce définitif ? Comme à l'habitude, on encaisse de bêtes goals. La solution serait de se reposer sur les jeunes. 11 y a des talents prometteurs chez les espoirs. Que décidera le comité que je désire rencontrer ce soir (ndlr : hier) ? On verra ce qu'il en résultera et si ma présence ici est encore utile. »

AISEMONT - CAPS NAMUR 4 - 1

La première demi-heure fut très équilibrée. Legrain se créait deux occasions mais la finition fit défaut. À la 35e, les Namurois ouvraient le score par Bounsack(0-1). À la 43e, les Fossois égalisaient par Baudoux (1-1). Dès la reprise, les visités accentuèrent la pression et Pozza vit son tir renvoyé par la barre transversale. À la 65e, Baudoux donnait l'avantage aux visités (2-1). Dix minutes plus tard, Montési inscrivait le numéro trois et, peu après, Luc Deproot fixait le score à 4-1. À noter que Mathieu Haubursin reçut un carton rouge, en rentrant au vestiaire, pour rouspétances.

 

ST-GÉRARD - BAMBOIS 2 - 0

La première période se déroula essentiellement entre les deux rectangles.. Hormis une frappe de Bauche, repoussée par le piquet, les faits saillants furent inexistants. Les leaders durent ainsi attendre la 50e, pour trouver l'ouverture par Samuel Thirifays (1-0). Cinq minutes plus tard, une tête de Honoré et un tir de Bauche, à la 69e, furent sauvés, sur la ligne. À la 85e, les deux équipes étaient réduites à dix unités. Trois minutes plus tard, Honoré rassurait ses couleurs, en inscrivant le deuxième but de la rencontre. À l'ultime minute, Libert vit son penalty arrêté par Honnay.

Que d'événements pour l'instant à la R. U. S. Fosses

Ce vendredi 10, les parents des jeunes joueurs ont rassemblé leurs efforts afin d'organiser un souper boulettes sauce tomate afin de réunir des « Oroses » pour offrir un cadeau de St-Nicolas à ces petits sportifs en herbe. Ce superbe souper avait attiré pas moins de 140 personnes et je ne vous parle pas de l'ambiance qui y régna nos vaillants tenanciers ont fermé les portes de la buvette à 4 h du matin... et le lendemain matin, il fallait être au poste pour les matches du samedi. En effet, ils n'ont pas su cacher leur fatigue et avaient de « beaux yeux ». Tout le comité remercie vivement ces nombreuses personnes qui ont oeuvré lors de cette superbe soirée et je pense que tout le monde en redemande (la liste serait trop longue pour les citer tous). Le lendemain, un autre petit souper était organisé mais pour une réunion amicale cette fois entre les équipes Espoirs et Première. Je tiens personnellement à féliciter les Espoirs pour leur présence massive mais en tant que délégué de la Première, je n'étais pas très content car je n'ai pu voir qu'à peine la moitié de mon équipe. En espérant que cela changera car, à mon avis, les résultats sont le reflet de ce genre de constatation. Malgré ces reproches qu'il ne me plaît pas d'écrire, je leur souhaite du fond du cœur une bonne fin de championnat : il reste 17 matches, ce n'est pas fini les gars, continuez à vous battre comme vous vous êtes battus contre Sambreville et vous serez payés. Tout le comité et moi-même nous remercions les dames et les demoiselles qui ont oeuvré pour l'organisation de ce spaghetti. Supporters, venez encourager votre équipe ; elle a besoin de votre présence.

Christian CARPENTIER

Nouvelle tempête à Fosses ?

Après l'« affaire Vandy » (qui, à l'époque, avait coûté, aux « Chinels », la montée en P l ), une nouvelle bombe pourrait très bien venir ébranler le club fossois. Hier, on apprenait, en effet, que les Gembloutois ont déposé réclamation contre les « Rouge et Vert ». Ceux-ci aligneraient apparemment un joueur n'étant pas en ordre d'affiliation ; Et ce, depuis le début de la saison. « Frédéric Geeraerts s'est désaffilié, à la fin de la saison dernière, explique t on, dans le camp des « Couteliers ». Il est cependant resté à Fosses et ne s'est remis en ordre d'affiliation qu'à partir du 16 novembre Autrement dit, il n'est même pas qualifié pour l'ensemble du championnat de P1 (puisque la compétition donne lieu à montée et descente) ». Si c'est effectivement le cas, les « Chinels » risquent, bel et bien, de se voir retirer les huit points péniblement gagnés, depuis l'ouverture de la compétition...