N° 44   17 novembre 2000

Il y a 100 ans

dans

Le messager de fosses

N° 45 du 11 novembre 1900

SART-SAINT-EUSTACHE. - Un dernier écho de la procession de Saint-Feuillen à Fosses s'est fait entendre le dimanche 4 novembre à Sart-Saint-Eustache. M. le baron Guillaume de Giey, bourgmestre de la commune, n'a pas voulu que la Marche qui se distingua par son attitude et sa bonne tenue à Fosses remît les armes sans avoir obtenu un souvenir de cette journée mémorable. A cette fin, il fit frapper des médailles commémoratives pour les distribuer aux officiers et soldats qui y avaient pris part. Elles sont en métal d'or pour les officiers et d'argent pour les soldats. Le dimanche 4 novembre avait été choisi pour la remise de ces médailles. Sous un beau soleil d'automne, les marcheurs se réunirent au château, après avoir assisté à l'office des vêpres. Avant de remettre les médailles, M. le baron de Giey eut des mots bien inspirés pour la belle conduite lors de la Saint-Feuillen à Fosses. Il attacha ensuite, aux acclamations de tous, les médailles sur la poitrine de chacun. Après quoi il fit servir des boissons rafraîchissantes en abondance. Aussi, les majors Jacques Colonval et Pierre Wilmot se firent les interprètes de leurs hommes pour remercier M. le baron de Giey pour les bontés et les gentillesses qu'il a voulu leur prodiguer. La fête se termina au milieu de l'allégresse générale. Ce n'était que vivats, décharges, feux de pelotons en l'honneur de M. le baron de Giey. Tous les marcheurs criaient de lui : « Qu'il vive qu'il vive à jamais, à jamais, à jamais! ».

N° 47 du 25 novembre 1900

FOSSES. - Jeudi 29 courant se tiendra à Fosses la plus belle foire de l'année. Connue sous le nom de Foire Saint-André, elle amène dans nos murs un nombre considérable de personnes : les unes pour la vente ou l'achat de chevaux, vaches et porcs, d'autre à l'effet d'y faire des emplettes pour la Saint-Nicolas; en fin, les jeunes pour se divertir.

INCENDIE. - Mercredi, vers 9 heures du soir, M. Kaisin, de Try-al-Hutte-Fosses, perdit l'équilibre en montant à son fenil avec une lanterne à la main, et tomba à la renverse. La lampe fit explosion et communiqua le feu aux récoltes et à l'habitation qui, malgré les secours immédiats, furent réduites en cendres. Il y a assurance.

Bebronae cantores fête ses dix ans

C'est en effet au début de 1991 et pour marquer l'année septennale de la St-Feuillen qu'un petit comité (M. le doyen Bero, Clément Buchet, Claude Barthélemy et Marc Buchet) décide d'organiser en septembre un concert à la collégiale. Acceptent d'y participer : la Royale Philharmonique, la chorale paroissiale, une chorale d'enfants emmenée par Christine BuchetCécile Jamotton, Lidwine Surcos et Dimitri Van der Linden au piano ; H. Adbet à la clarinette ; Emmanuel Belaire et Raphaël Alcamisi (trompette) ; Simone Lepinne (chant) et Marc Buchet à l'orgue. Pour l'occasion, la chorale paroissiale s'agrandit par le retour d'anciens choristes et l'arrivée de nouvelles voix de Fosses, Aisemont, Vitrival, Sart-Saint-Laurent. Le concert du 20 septembre fut un gros succès. Alors, la chorale élargie décide de continuer et se choisit un nom : Bebronae cantores, les chanteurs de la Bebrona (la Biesme). Chaque année, elle présente un concert et des animations musicales à Fosses, dans l'entité à différentes occasions. En cette dixième année, le directeur de la chorale, Marc Buchet, a voulu « marquer le coup » par un banquet où furent invités plusieurs anciens choristes. Ils étaient donc 90 convives dont un tiers d'enfants, en la salle du Collège vendredi soir pour un repas concocté par Lucia avec le soin et le talent qu'on lui connaît, tandis que les choristes s'étaient chargés des fromages et des desserts qui furent abondants !

Dans une première intervention, Marc rappela la fondation et les activités de la chorale et adressa une série de remerciements à tous ceux qui l'ont aidé avec l'espoir de se retrouver tous dans dix ans pour un autre anniversaire. Entre les plats, notre chef présenta aussi, en trois épisodes, une intervention fort attendue sur les choristes ; on sait son humour et son imagination et chacun se délecte par avance. Personne ne fut déçu, les rires fusèrent ainsi que les applaudissements. II n'est pas possible de transcrire ici toutes les finesses, les allusions, les jeux de mots mais en voici quelques-unes parmi les 54 cités : que ceux dont il n'est pas question dans ces extraits me pardonnent.

Marc avait choisi le thème de la chanson française. Chacun y était

assimilé à un chanteur ou chanteuse connu

- Irène (Joséphine Baker) a gardé sa jupe en bananes. A Oxfam, elle chante : « j'ai deux amours : ma boutique et mon chien... ».

- Petite par la taille mais grande par le talent, Nelly (Mimie Mathy), fait confiance à Joséphine, son ange gardien.

- Nell ine Renaud a retrouvé au Champ Stoné sa « cabane au Canada » après avoir travaillé dans un casino bar, arrière-boutique d'une officine où elle perçut ses premiers cachets.

- Jacqueline-Renelde Maillan ne rit que quand son Edouard lui sert une Saint-Feuillien blonde.

- Simone, Maria Callas, reine du contre-ut, du point de croix et de l'aquarelle, a délaissé l'opéra bouffe pour l'apéro bouffe, de Pont-Aven à Bergerac. Si Mazda bleue tu vois, range-toi. Et si la peinture te plaît, prépare la Monet

- Ray Ventura-Binamé est toujours le premier à rester le dernier. II cumule la St-Eloi, la Ste-Cécile, la St-Nicolas, mais attention à la Saint-Cope !

- Gilpierre Bécaud, roi du bécot aux pensionnaires du Home, va maintenant emmener sa femme aux Marchés de Provence.

- Juliette - Mistinguette, montre ses gambettes tous les jours à un jeune homme qui lui caresse le genou (son kiné). Mais ses pensées vont à Roméo, Jean, Maurice le Chevalier romain, qui avait l'an passé présenté ses contrepèteries (voir dictionnaire). Et Marc lui en dédie une : « II vaut mieux avoir enfin ses messagers de Fosses que d'avoir en mains les fesses âgées de Fosses.

- Germaine - Mireille Mathieu - militante UPAF, se produit dans toute l'Europe avec sa chanson croisade « Je suis une femme laboureuse ».

- Avec Annie-Colette Cordy : La bonne du Curé ; c'est La Route fleurie tous les jours avec Walter, avec du « Chaud cacao, chaud chocolat ».

- Le grand Jojo - Benoît - fête tous les saints du calendrier et ne risque pas d'en oublier un ! « Un p'tit verre, on a soif ! » car le « Sergent est flagada !».

- En écoutant son tarzan, Liane-Geneviève a fait une Foly. Elle désespérait de lui passer « la bague au doigt » car quand un homme fait les trois pauses « Doucement, ça va, ça vient ».

- Les passagers du car Fosses-Orbey ont dit de lui « Comme il a changé », mais lui : « Oui, Gérv, c'est moi » et « Non, je n'ai pas changé ». Juste engraissé un peu sur les côtés. Et devant son ordinateur, il dit à son épouse « Inter nènètte, je suis sur le web »

Et ce ne sont là que des bribes. On ne s'est donc pas ennuyé. II y eut en, outre la photo souvenir et sur l'air de « Bambois-Plage », devenu un gros succès en « Orbey-Plage », Odile et Marie-Christine présentèrent à leur tour un gentil merci à Marc, repris en chœur par la chorale qui dit aussi en chanson les remerciements à Lucia et son équipe.

Et les plus jeunes poursuivirent la fête jusqu'aux petites heures. Alors, au 20e... et entre-temps, bons succès à Bebronae Cantores

Dadi sur le départ ?

« Je suis légitimement déçu. Notre première période me reste en travers de la gorge. Quand vous vous situez dans les profondeurs du classement, la chance n'est décidément pas avec vous. Fred rate le penalty et les Florennois, bien que réduits à dix, se montrent sous leur meilleur jour. Nous avons souffert d'un gros manque d'opportunisme. Maintenant, si on ne prend pas six points contre Dinant et Wépion, on est condamné. Ce n'est pas à moi de décider de mon avenir mais je rencontre le comité, ce lundi, et je verrai... »

Souper des Volontaires

Le souper de la Société royale Musique des Volontaires de la Marche St-Feuillen aura lieu le samedi 20 janvier, à 19 h. En raison d'une grande exposition qui occupera la salle de l'Orbey à cette période, nous émigrons dans la salle du restaurant de l'Athénée Roi Baudouin. La raclette valaisanne ayant eu beaucoup de succès l'an passé, nous en ferons le plat de notre premier souper du siècle.

Merci de retenir cette date et le lieu. Le Comité.

Aux Beaux-arts

La saison théâtrale aux Beaux-arts de Charleroi se poursuit le samedi 25 novembre par Deux cours à Paris. Inscription le plus rapidement possible chez Mme Christiane François, TEL 071 / 71 10 65

Concours de belote

Ce vendredi 17 novembre, à partir de 19 h, à la salle L'Orbey, les Disclimbwagnes, groupe folklorique fossois, organise un concours de belote, en 8 tours, par équipes formées. Participation : 500 F avec 8 boissons gratuites.

Concert vocal à Bambois

L'année du centenaire de l'église de Bambois va se terminer ce dimanche 19 novembre, à 16 heures.

Un concert vocal sera présenté par - Les Chœurs de la Molignée et la Chorale paroissiale locale.

Des chants de toute beauté : Fugain, Nino Ferrer, Nougaro, Offenbach, Marie-Paule Belle, Moustaki, Salvador... Des mélodies sud-africaines, japonaises, autrichiennes.

Un vrai régal à ne pas manquer. Adultes : 150 F (prévente 100 F.) Enfants de 6 à 12 ans :100 F (prévente 80 F). Pour la prévente, tél. 071/71.12.79, 071/71.13.35,071/ 71.11.92.

Après le concert, rencontre amicale à la salle Saint-Barthélemy.

11 novembre

Le comité des Anciens Combattants a organisé, comme de coutume, les commémorations de l'Armistice de 1918, avec d'abord une messe chantée à la mémoire des victimes des guerres et pour la paix, célébrée devant une dizaine de drapeaux de sociétés patriotiques, du comité des A.P. avec son président A. Dufrasne, des représentants de l'Administration communale (échevins Lamy et Meuter) et le président du CPAS M. Denis, le Cdt de Gendarmerie et quelques dizaines de personnes pour qui cette cérémonie reste un devoir patriotique. Deuxième acte : rassemblement à l'Hôtel de Ville pour le discours traditionnel. Après avoir redit le nécessaire devoir de souvenir, M. Dufrasne constata que ces cérémonies rassemblent de moins en moins de participants, faute de... combattants oserait on dire. Et de poser la question ne faudrait-il pas, dans un tout proche avenir, envisager de regrouper en une seule manifestation celles qui se déroulent en même temps dans les différentes sections de l'entité. II faudra pour cela passer outre de l'esprit de clocher et entreprendre une tournante. L'appel aux morts fut suivi d'un dépôt de gerbes. Troisième partie : même dépôts de fleurs avec sonnerie « Aux champs » et Brabançonne (enregistrée) aux monuments du Roi Albert et d'Edmond Chabot, au square qui porte son nom. Enfin, les Anciens, drapeaux et autorités s'en furent en voiture au cimetière pour la même cérémonie au monument des victimes des deux guerres. On repense aussi, non sans nécessité, le type de participation des jeunes à ces cérémonies du souvenir. Comment sensibiliser les jeunes générations, qui n'ont pas connu directement les horreurs d'une guerre, mais qui bénéficient du sacrifice de ceux qui y ont laissé leur vie, leur intégrité physique ou au moins une partie de leur existence ?

Concours de belote à Fosses Avenir Pelote

Fosses Avenir Pelote organise, dans la buvette du jeu de balle, le vendredi 24 novembre, un concours de belote, en 6 tours par équipes formée. Avis aux amateurs

Banquet de la Sainte Cécile

Rappelons que la royale Philharmonique de Fosses organise son banquet le samedi 25 novembre, en la salle du Collège Saint-André, à partir de 19 h 30.

Après la messe en l'honneur de la patronne, tous se retrouveront en la salle du Collège Saint-André pour le banquet dont le menu est préparé par Patrick

- Apéritif et ses amuse-bouches

- Pâté du chef, confiture d'oignons - Crème de potirons

- Queues de scampi à l'ail

- Rôti de porc, sauce boursin, salade vinaigrette et pommes noisettes

- Dessert et petit noir.

Le prix du menu est fixé à 800 F (400 F pour - de 12 ans). Ambiance musicale assurée et tombola.

Réservations chez CI. Barthélemy (071-71.31.54), Pierre Lepinne (07171.14.90), Pierre Lorand, ou tout autre membre du comité.

Terreur sur la BD

Une exposition où tous les thèmes variés sont présentés par un spécialiste de la BD : Luc Dangoisse, concepteur de cette exposition. Jusqu'au 23 novembre donc, à la Maison de la Culture, 12, place du Marché à Fosses. Ouvert tous les jours de 9 h à 18 h, le week-end de 10hà18h.

Souper dansant

Les pompiers de Fosses organisent ce samedi 18 novembre leur deuxième souper dansant en la salle communale, rue d'Orbey.

Au menu

Apéritif, potage, boulettes sauce tomate et frites, chicons au gratin, dessert + café.

Prix : 400 F (300 F pour les enfants)

Animation: Digital Concept.

Souper à l'djote

Le samedi 18 novembre, en la salle St-Joseph, à partir de 18 h, se déroulera un souper à l'djote, organisé par la Marche Notre-Dame. Le menu

- Apéritif - Potage - Djote et saucisse ou étuvée aux carottes et saucisse - Dessert, café.

Participation aux frais : 400 F (ou 250 F pour les moins de 12 ans).

Pendant et après le souper: animation disco des années 60-70.

Inscription chez Freddy Bastin, 9, rue de la Station à Aisemont (tél. 071-71.33.20) ou chez un membre du comité.

Au Tribunal.

Comme je le signalais dans ce journal en date du 3 novembre, comparaissaient le lundi 6, Steve Clemens et Fabian Miller devant le Tribunal correctionnel, entre autres choses pour les événements du 6 mai dernier sur la place du Marché et les dégâts dans un café de Vitrival.

Le mardi 7 novembre, Vers l'Avenir publiait un compte rendu substantiel de cette séance, ce qui m'évitait d'en préparer un pour Le Messager de la semaine passée. Je peux vous proposer cet article à la lecture. II rappelle les principaux faits, mais le point important de la séance est le réquisitoire du Procureur du Roi : trois ans d'emprisonnement à l'encontre de Clemens, deux ans pour Miller.

Pour le reste, peu de choses à retenir qui ne soient déjà connues de qui a suivi l'affaire.

Pour ma part, j'ai regretté une nouvelle fois le manque de représentation de la partie civile, que ce soit au niveau des particuliers ou des représentants officiels divers. Mise au point importante par rapport à l'article de Vers l'Avenir, jugement sera rendu par le juge Matagne ce lundi 20 novembre, à partir de 9 h et non le 30 comme écrit. Après double vérification, j'ai contacté Vers l'Avenir pour qu'un correctif soit apporté, ce que j'espère sera -fait. A savoir également que c'est M. le juge Matagne qui avait condamné ce 13 mars 2000 Pierre Becker à trois ans d'emprisonnement avec arrestation immédiate pour les événements de l'année 1996 dans un café de Le Roux (référence Vers l'Avenir du 14/3/2000).

La séance de ce lundi 20 novembre est publique, en 16e chambre, au rez-de-chaussée, à droite en entrant. Que les Fossois soient nombreux, c'est mon souhait, car jusqu'à présent, les réactions sont insignifiantes. II nous faut être prêts à réagir pour que les affaires soient étendues aux affaires Becker-Bogaert en plus des Miller-Stevens, les Ph. Quitin et G. Mathieu n'ayant que peu à voir, dans des affaires moins importantes.

J'espère qu'il sera donné une deuxième chance à ceux qui n'ont pu suivre l'affaire pour raisons diverses, ceux qui sont tombés dans la résignation ou le découragement, comme ceux qui en veulent plus sans savoir comment faire.

A lundi, peut-être...

Pierre ROUARD. 0496 -51.56.54

Chers amis, Chères amies.

A l'occasion de la Saint-Nicolas, le Grand Saint, accompagné du père Fouettard et du Comité des Festivités Hauventoises, vous rendra visite le DIMANCHE 3 DÉCEMBRE 2000 à partir de 10 H.

Le Père Noël sera également dans notre hameau le SAMEDI 23 DÉCEMBRE 2000 dans le courant de

l 'après-midi.

Le Comité vous souhaite d'excellentes fêtes ainsi qu'une BONNE ANNÉE 2001.

Meilleurs vœux à tous.

Le Comité

La croix Dirette ou l'assassinat d'un messager fossois

Dans un jardinet précédant le presbytère (à Fosses), on voit une croix de pierre semblable à celles qui étaient placées, jadis, sur l'accotement des chemins pour rappeler le souvenir d'un habitant mort subitement ou par accident. Sur cette croix, on lit l'inscription suivante

I.H.S.

Icy a estez occy Evrard Dyret

Messagé de Fosse à Liège

le 16 de mars 1718

Priez Dieu pour son ame

Evrard Dyret, d'origine fossoise, avait épousé le 29 janvier 1690 dame Barbe Clause, fille de Jean Clause, le jeune, et de Catherine Douillet. Très considérés à Fosse, ses beaux-parents y possédaient beaucoup de biens. Ainsi, au Champ-Baudré (Champs Elysées), aux Hawis, au Bambois, à Bas-Prés et à Lansonhaye. Evrard Dyret jouissait de l'estime et de l'affection des Fossois. Il était chargé par le magistrat de Fosses du transport des fonds et de documents divers vers la cité (Liège. D'où son appellation de « Messagé ». Ouvrons ici une parenthèse : on trouve le patronyme du messager écrit indifféremment Dyret ou Directe, encore que c'est la forme Dirette qui prévaut dans les documents relatifs à l'assassinat. Le premier auteur qui renseigna la croix Dirette fut le doyen Joseph Crépin. Dans Le Messager de Fosses du 5-9-1920 sous la rubrique « La Croix des chemins », il écrivait : « Nous croyons utile de signaler une croix située non sur le territoire de Fosses mais sur le bord du vieux chemin de Sart-Saint-Laurent à Buzet au lieudit « â Biètranry » ; elle concerne un habitant de Fosses dont le nom de famille existe encore en cette ville » (suit l'inscription signalée ci-dessus). Nous n'avons pas de renseignements sur cet assassinat du messager qui, régulièrement, portait la correspondance des bourgeois de Fosse à Liège et réciproquement. Il est probable que l'assassin l'a cru porteur d'une somme d'argent et l'a tué pour le voler ». L'écrivain dialectal Eugène Gillain, natif de Sart-St-Laurent, fondateur en 1937 des Cahiers wallons, fait mention de cette croix située entre le Sart et Buzet. Et raconte, en wallon, les détails de cet assassinat, raconté par son père. Dans « L'Union sociale » du 1-101932, sous la rubrique « Une enquête judiciaire en 1718 », l'affaire Dirette a été racontée avec grande précision par M. Joseph de Dorlodot. Celui-ci compulsa, aux Archives de Namur, les dossiers de la Justice de Fosse concernant les dépositions de quelques habitants du Sart, de Fosse et de Buzet, reçues après le crime. Résumons ces faits.

Le 13 mars 1718, Dyret annonce à son entourage qu'il ira à Liège dans les trois jours.

Le 15 mars, vers 20 h, un certain Jean C. entre dans l'auberge exploitée à Fosse par Barbe Quertiny, épouse Guillaume André de Saive. Jean C. désire rencontrer Dyret lequel ne se présente pas.

Le 16 mars, très tôt le matin, C. emprunte un des fusils de Saive pour aller, dit il, à Tardavisée (Taravisée), pour tuer l'une ou l'autre bégace (bécasse). Peu après-midi, C. rapporte l'arme, déclarant qu'il vient d'apprendre par Maître Lambertus-Ignace Le Camus, vicaire à Fosse, que le messager

Dyret a été tué le matin, du côté de Bertranry au Sart. Il a aperçu, dit-il à Saive, deux bégaces à la Taille l'Evêque mais n'en a pas tiré.

Le 17 mars, le matin, C. revient à l'auberge Quertiny. Il y est interpellé sur son trajet de la veille : « ... J'ai été jusqu'au pont Laloup (de l'Allou) et je suis revenu par le bois de Marlagne et le Bambois... » répond-il. Puis il sort précipitamment.

On commença bientôt à jaser puis les langes se délièrent. Les nombreuses dépositions recueillies permettent de suivre Jean C. pas à pas, pendant la matinée du crime

- vers 8 h, nanti du fusil du sieur Saive, Jean C. est rencontré sur le chapitre ;

- 8 h 30, il est vu « au pont de Laloup, enfilant le chemin de Namur » ;

- à 9 h, il est vu aux Grands Prés vers Biètranry ; puis, c'est l'heure du crime ; - vers 1 1 h, on le reconnaît au Gonoy, puis au Bambois ;

- vers 11h 30, il rentre en ville par la porte Al Froissin. Jean C. était il l'assassin ?

Trois imprudences vont le perdre.

La veille du drame, Jeanne joseph Martin, résidant à Belle-Eau, prêta deux escalins à Jean C. Celui-ci devait se rendre à Liège, disait-il, mais il manquait d'argent pour le voyage. Le lendemain, « vers deux heures de relevée », le sieur C. restitua déjà les deux escalins à la prêteuse en lui disant « qu'actuellement, il avait de l'argent ». Etrange ! c'était déjà là une présomption de culpabilité.

Mais le jour du crime, en fin d'après-midi, Jean C. offrit à boire à deux de ses amis, chez l'aubergiste Wauthier Lenez (Lainé, à Fosse et régla la consommation avec, entre autres, une pièce de Bavière valant 4 sous, argent de Liège. Sachant que Pierre Billy, receveur du Chapitre, avait remis des pièces semblables à Evrard Dirette pour les changer à Liège, le sieur Lenez montra la pièce en question au dit Billy qui la reconnut comme celles qu'il avait remises au messager le 15 mars au soir. Avertie aussitôt, la Justice de Fosse ordonna l'arrestation de Jean C... L'accusation fut renforcée par la déposition que fit le 28 mars 1718, le sieur Jean Lambert, valet de labeur le jour du crime, à la soirée, Jean C. lui avait déclaré : « Camarade Lambert je m'en vais faire un voyage en France, pour cinque ou six mois et je tacheray d'y trouver condition... J'ai dix escus pour faire mon voyage. » D'autre part, l'empreinte

des pas allant vers Marlagne et relevées près de Bertrandry, étaient bien celles de Jean C. car notamment, il manquait plusieurs clous aux semelles de ses chaussures. Jean C. tua donc Dirette de deux coups de fusil. La Justice de Namur visita le corps de l'homme « occis » et, dans une ruelle entre deux haies, on retrouva vide la valise du messager. De la prison de Namur, le criminel fut transféré à Liège où il fut jugé. Il fut exécuté le 4 juin 1718 sur la montagne Saint-Gilles à Liège. Et notre pierre commémorative dans tout cela ? De Biètranry, relevée par le Musée postal, elle aurait été transférée à Bruxelles au dit Musée... S'il en fut bien ainsi, deux questions se posent quand et pourquoi cette croix revint-elle à Fosses ? Jusqu'ici, je n'ai pu répondre à ces questions. Avis aux chercheurs.

R.A.

Le Roux, passé, présent et avenir

La Confrérie Saint-Eloi de Le Roux a le plaisir de vous présenter le programme de ses activités 2000. Mais auparavant, à l'aube de ce troisième millénaire, le moment étant tout à fait opportun, qu'il nous soit permis de jeter un regard sur le passé et ainsi souligner l'effort de toutes celles et tous ceux qui, durant tant d'années et jusqu'il y a peu, ont oeuvré pour que, dans notre belle localité de Le Roux, saint Eloi soit fêté avec la dévotion, la ferveur et l'enthousiasme que nous connaissons. C'est donc quelque temps après la première guerre mondiale que cheminots, fermiers et quelques artisans se réunissaient en un groupement associatif. Sur base de versement de cotisations effectués chez Pierre Duvivier, connu également sous le nom de Pierre Daniot, des fonds étaient rassemblés dans « la boîte à cigares » d'Oscar Michaux. Ceux-ci servaient à payer la célébration d'une messe basse à l'occasion du décès d'un des leurs. A l'époque, le dépôt de fleurs n'était pas vraiment la tradition. La seconde guerre mondiale suspendait ces honorables et louables activités. Dans les années qui suivirent, Charles Michaux prenait la succession de son père Oscar et recevait « en héritage » la fameuse « boîte à cigares ». Vint le décès de Charles Michaux. Gilbert Tassin, son épouse Marie-Louise Michaux ainsi que Michel Challe et son épouse Jeanine Gravy assureront la pérennité de l'association. S'il était de tradition de manger le sandwich après s'être rendu à la messe en l'honneur de saint Eloi et en la mémoire des défunts de l'année, l'évolution voulut qu'on étoffa ces manifestations d'un buffet organisé le week-end qui précédait la Saint Eloi. Nonobstant cette nouveauté, le caractère religieux de cette fête gardait toute son importance. En 1997, las d'un mandat d'une vingtaine d'années, ces inconditionnels dévoués et leurs assistants marquaient leur intention de céder le relais. Le minimum que nous aurions pu faire était de les remercier unanimement et chaleureusement pour tant de dévouement à cette cause. Début 1998, une nouvelle équipe se mettait en place. Actuellement soudée, animée d'un même élan, respectueuse de la voie tracée par ses prédécesseurs et de son esprit, cette équipe met tout en oeuvre en vue d'assurer au déroulement de la fête de Saint-Eloi la dévotion due ainsi que le succès qu'elle mérite. Récemment, force a été de constater que l'association ne portait pas, anciennement, le nom de Confrérie. La vérité nous pousse à préciser que cette appellation nous fût insufflée, mais c'est bien, dorénavant, sous l'appellation « confrérie » qu'elle est reconnue au sein d'une association européenne dénommée « Eureloy ».

Après deux années de rodage intensif, toujours animé de la volonté d'apporter à tous les patronnés et sympathisants qui nous rejoignent une fête de Saint-Eloi du meilleur cru, le vœu du comité est néanmoins de voir s'étoffer la participation habituelle. Sensible à l'historique locale, un clin d’œil particulier est dès lors adressé aux fermiers, cheminots, artisans, orfèvres et autres patronnés par saint Eloi. Nous en arrivons donc au programme des activités 2000, au réfectoire des écoles de Le Roux

Samedi 25 novembre: 12 h : accueil des participants

13 h : Ouverture du buffet et début de l'animation musicale.

Vendredi 1 er décembre: 9 h : Ouverture bar La Rovelienne

10 h : Messe célébrée en l'honneur de saint Eloi et en mémoire des défunts patronnés. Rendez-vous paroisse de Vitrival.

Ce programme se complète comme suit à l'intention des sympathisants et autres joueurs de cartes

- Samedi 25 novembre, au réfectoire des écoles de Le Roux de 9 h à 12 h.

- Dimanche 26 novembre, au réfectoire des écoles de Le Roux de 9 h à 13 h.

A savoir : il n'est nullement nécessaire de s'être acquitté d'une quelconque cotisation pour pouvoir accéder à nos activités. Dès lors, à TOUS, bienvenue dans une ambiance empreinte de camaraderie, d'amitié, de simplicité et vive St-Eloi 2000.

Adresse de contact : Confrérie Saint-Eloi, rue de la Maladrie 8, 5070 Le Roux, tél. 071-71.22.99.

On nos-èmantche !

Récemment, INATEL a procédé à une nouvelle répartition de ses programmes. Le résultat est que la plupart des programmes ne correspond plus à la répartition antérieure. Certains ont même complètement disparu. Sur l'écran de la TV apparaît un numéro de téléphone à l'aide duquel on peut toucher INATEL. Quand vous essayez ce moyen, on vous renvoie à la division technique. A la division technique, une voix de femme vous dit gentiment qu'INATEL n'intervient pas. Pourquoi alors un numéro de téléphone ? Il faut régler l'appareil vous-même. Quand je fais la remarque que je ne suis pas technicien, je reçois comme réponse que je dois m'adresser à un technicien. Qui paiera ? Ben, moi, tiens ! L'an passé, INATEL m'avait déjà remplacé l'Allemagne 3 par Canal Plus, qu'il faut payer ! Quand on paie pour recevoir une série de programmes, INATEL n'a qu'à respecter son contrat.

Celui qui monte une antenne parabolique a raison, mille fois raison car l'attitude d'INATEL est honteuse et malhonnête.

R. V.

La Police de Fosses en 1982

Cela fait bientôt vingt ans et sur ce court laps de temps, quatre parmi nos policiers de Fosses sont déjà disparus et tous à un âge auquel on ne doit pas s'attendre de partir.

On reconnaît, de gauche à droite : Emmanuel Dreze (†), Michel Arnould (†), Victor Bolle (†), Willy Motte (commissaire, aujourd'hui retraité), Elie Lainé (†), Guy Leclercq, Michel Latteur (parti dans la Brabant wallon), Albert Perrot et Guy Lessire.

Powèzîyes d'on nwârwaîtant

Li trin dès longuès vacances

Li trin à câbe dès vacances gripe à l' montagne

Come one grosse alène.

I lût l' solia èt à l' copète i gn-a dé l' nîve

Qwè vôrîz d' pus ?

On-z-èst djon.ne èt on tchante !

Li convwè si stitche o tunél come on fougnant.

Li câbe crake one miète...

Pout mau ! On câbe come ça ! Pont d' risse !

On monte co

Kra-a !

Qwè-ce ? Est-ce qui ?

Krâââk !

Li trin d'chind do cu

Su lès rays,

Au d' truviès dès rays !

… … …

Pupont d' tchanson

L'onze do onzyin.me mwès, à onze eûres onze munutes, onze sègondes,

en-Olande èt en-Alemagne, on lome li Prince Cârnavâl ! Tot l' monde tchante !

RAA VIROUX (li 19 di novîmbe 2000)

Rue du Postil

Cette vieille carte postale laisserait bien des souvenirs aux plus anciens, mais ils sont disparus ceux qui ont connu le bas de la rue du Postil dans cet état. Elle atteste en tout cas le calme qui devait régner dans nos rues commerçantes du centre de la ville, en dehors des marchés et foires qui apportaient un peu plus d'animation.

A gauche, on aperçoit la partie d'un réverbère qui devait donner une lueur bien pâle le soir et la nuit. Une autre réverbère était situé en haut de la rue, du même côté ; points de repères bien lugubres pour les attardés de la nuit.

A gauche, la maison Richir « Au bon marché » (enseigne branlante au-dessus du store. Une maison qui vendait de la mercerie et des costumes. Plus loin, l'enseigne nous indique. à la louve.

« Èmon Neuge », salon de coiffure de Joseph Hanicq, où un homme est assis sur le trottoir.

A droite, un chariot bâché cache un escalier double, en pierre, de la maison Tati (Wiame), où l'on vendait des grains et de la farine ; remarquez la vieille vitrine d'époque ; une habitation complètement transformée et devenue aujourd'hui la maison Vermaut. Plus loin, une enseigne illisible à la loupe, puis une autre où on peut lire « Al Cisette », un café très renommé à l'époque, où l'on dansait lors des festivités. Plus loin encore, on distingue difficilement une charrette qui servait aux déplacements.

Quatre enfants, et plus loin quelques adultes, apportent un peu de vie dans cette rue recouverte de gros pavés, nécessaires au passage des chevaux et chariots.

En bas de la carte, une signature et une date : 6 - 7 - 06.

FLORENNES – FOSSES 4 - 1

En phase de construction Florennes perd trop souvent la balle et Fosses parvient à se montrer dangereux. Toutefois les débordements de Montagne retrouvé sur le flanc font paniquer un tant soit peu l'arrière garde fossoise. Il faut attendre la 21e pour voir la première réelle occasion de la rencontre. Suite à un tir puissant de Montagne, Lorand ne peut que repousser. Jacucha et Bertrand tout deux opportunistes se précipitent, le premier s'éclipse bien et Domi fait joujou avec le gardien (1-0). A la demi-heure de jeu, Jacobs fait la faute nécessaire sur M'bo Babota, évidemment il écope de la carte rouge et c'est penalty. Mais les dieux sont florennois et Rasetta shote à côté. Ensuite, Florennes reprend le dessus, alors que la fin de la première période est en faveur de Fosses.

Dès la reprise on sent Florennes motivé, même à dix il montre sa détermination. A la 53e, sur un nouveau débordement de Montagne Florennes hérite d'un coup de coin que Bertrand, l'inévitable, n'hésite pas à botter rentrant (2-0). Un long coup de botte de Bodard en direction de Montagne amène le troisième but, et c'est alors que survient l'événement : M'bo Babota quitte le jeu sans aucune consigne de son entraineur et rentre au vestiaire de manière relativement rageuse. Florennes continue toujours mais la sortie de Montagne va commencer à donner des sueurs froides. A la 76e Concas récupère et glisse à Rasetta qui tire (3-1). Florennes commence à jouer avec son bonheur et i 1 reste encore dix minutes à tenir. Il repart pourtant de l'avant et Bertrand fixera le score à 4-1, dans les arrêts de jeu.

Arbitre : M. Wautelet

Cartes jaunes: Chintinne, Colinet, Rasetta

Carte rouge: Jacobs (30e)

Buts : Bertrand (21e et 53e, 2-0), Montagne (67e, 3-0), Rasetta (77e, 3-1), Bertrand (89e, 4-1).

FLORENNES : Maurois, Bodart (68e, Monier), Gouverneur, Petitjean, Jacobs, Chintinne, Thibaut, Bertrand, Jadoul, Montagne (76e, Mugabo), Jacucha.

FOSSES : P.E.Lorand, Concas, Colinet, Renaux, Dumont, Simonis (70e, Tasiaux), Laurent, Bertin, S.Viguie, Rasetta, M'bo Babota (69e, Devlieghere).

BAMBOIS - SOYE 4 - 1

A la 10e, un tir de Frédéric Libert et une tête de Dogot étaient sauvés, à même la ligne, coup sur coup. À la 25e, un lob de S. Libert fut repoussé par le montant. Deux minutes plus tard, Crasset, parti de la ligne médiane, ouvrait le score, sur passe de Jacobs. Les visiteurs répliquaient timidement par Michel Callut, qui vit son tir passé à côté du cadre. À la 35e, une tête de Dogot heurtait la latte.

En seconde mi-temps, les « Plagistes » dominaient leur sujet et, sur un contre, Crasset fit 2-0. À l'heure de jeu, un envoi de Dogot fut repoussé par Gonzales mais Janssens, à l'affût, fit 3-0. À la 80e, un une-deux entre C. Libert et Luchetta vit ce dernier creuser l'écart (4-0). À la 85e, Hervé Massait sauvait l'honneur de ses couleurs (4-1).

ET.TAMINES - AISEMONT 3 - 2

Le coach Franco Filafero a décidé de remettre son tablier pour des raisons personnelles. Chirileison assurait l'intérim, en attendant la venue du nouveau coach, Bernard Pochet. À la 201, les Taminois trouvaient le chemin des filets par Ritsinas (1-0). À la demi-heure, une superbe reprise de volée de Castiglione fit mouche (2-0).

En seconde période, les « Etoilés » redémarraient dur le même tempo et, à la 55e, Denis signait le n° 3. Ensuite, les Fossois profitaient d'un moment de relâchement de leur adversaire et Legrain réduisait la marque à 3-1. À la 75e, les visités se retrouvaient à dix, à la suite de l'exclusion de Mario Sciabica, À la 83e, Pozza ramenait le suspense (3-2) mais cela était insuffisant.