N° 40   20 octobre 2000

Il y a 25 ans

 

Dans Le Messager MOIS DE SEPTEMBRE 1975

- Les fouilles effectuées dans le sous-sol de la collégiale Saint-Feuillen, en raison des travaux de placement du chauffage à air pulsé, ont donné lieu à quelques trouvailles intéressantes par les archéologues 22 crânes complets + une dizaine cassés 5 corps quasi entiers et une multitudes d'ossements également une série de tombes contenant des corps d'hommes assez jeunes et bien d'autres objets (souliers, semelles...) qui indiquent qu'au moins 600 corps y ont été enterrés dans les siècles passés.

- Le gros œuvre du bâtiment des pompiers, rue Sainte-Brigide, est terminé et les soumissions pour les achèvements intérieurs ont été ouvertes s bétons, pavements, portes basculantes, menuiserie, vitrerie, etc.

- En l'absence d'un comité de fête pour le centre, c'est l'Administration communale qui a établi un programme minimum de nombreuses activités sportives, course cycliste, deux concerts, et retraite aux flambeaux le samedi.

- Un mini-zoo, installé chez un particulier, M. Sauer, avenue Albert 1er, a accueilli la naissance de 4 jeunes lionceaux!

- Le concours de couyon organisé par le Basket Club Fossois a connu une énorme succès de participation 148 joueurs! Premier M. Gaston Colson qui emporte une TV.

- Après le chauffage, ce sont les vitraux qui vont être remplacés à la collégiale et une réparation de la tour.

- M. Maurice Daffe a trouvé dans sa propriété de Vitrival un papillon qu'on ne trouve que dans le Midi : un sphinx à tête de mort, de 10 cm d'envergure.

Cercle d'histoire assemblée générale

Le Cercle d'Histoire de Fosses-la-Ville a tenu, jeudi dernier, son assemblée générale statutaire, car il est constitué en ASBL. Le Président, J. Romain, a fait rapport sur les activités du Cercle : il s'est réjoui de la croissance du nombre de membres (20 au départ en 1993,30 en 1998, 36 cette année avec quelques jeunes). Il a rappelé les sujets importants traités au cours de ces années, tout en constatant un certain essoufflement dans la présentation d'exposés par les membres: les sources ne manquent pourtant pas et des pistes ont été proposées. L'excursion de cette année n'a pas connu le succès des précédentes, malgré la grande qualité des deux sites visités. Et on a reparlé (parfois avec vigueur) de l'édition d'un bulletin, décision sera prise en décembre. La trésorière, Mme Franceschini, a présenté une situation financière appréciable et deux vérificateurs ont été nommés pour l'an prochain (Fr. Tahir et M. Moray). Après cette partie statutaire, Georges Michel a complété son enquête sur les sobriquets dans les différentes sections de l'entité, certains parfois un peu « verts ». On a précisé aussi (grâce à l'érudition wallonne d'Andrée Bacq) l'étymologie de Sart-Eustache s « Li Saut à Statche

c'est une terre essartée et délimitée par des « statches », plante épineuse dite « arrête-bœuf » et qui servait donc de clôture naturelle. L'autre étymologie est basée sur un acte de 1265 où « le Sart aile stache » indiquerait plutôt un pieu, un poteau ou une potence. Victor Michaux a ensuite fait part de détails intéressants trouvés dans un « Rapport sur la situation de la Province de Namur en 1845 », aux archives communales. On y apprend que la population de Fosses à cette époque était de 3195 habitants, avec 59 électeurs seulement que des barrières de payage » existaient encore à Vitrival (carrefour de la Giloterie); qu'Aisemont demandait à se séparer de Fosses (ce ne sera fait qu'en 1871); que Fosses ne satisfaisait pas à la loi sur l'enseignement des pauvres et n'avait pas d'école gardienne ; que la gendarmerie (à St-Martin) comptait un brigadier et 4 gendarmes et que les récoltes de grains, de fruits et de pommes de terre avaient été fort compromises par un hiver humide.

Camille Honnay, quant à lui, a présenté une note du curé Roverolles sur un incendie qui en 1762 détruisit 22 maisons rue AI val et une partie de la tour de l'église ; une autre note montrant le nombre élevé de décès d'enfants à cette époque (133 sur 459 naissances en 10 ans). Il a aussi évoqué le salon de la Généalogie auquel il a participé.

Il fut encore question du voyage en Irlande et de divers apports à la bibliothèque du Cercle.

Rappelons que le Cercle d'Histoire est ouvert à tous ceux qui s'intéressent à notre passé et qu'il est toujours amateur de tout documents anciens, cédés ou prêtés.

A la Confrérie Saint-Feuillen

La Confrérie fêtera son saint patron le dimanche 29 octobre (l'anniversaire de sa mort, en 655 est le 31 Octobre. A il heures, les membres, en bure, amèneront en cortège le Buste-reliquaire depuis la crypte jusqu'à l'entrée du chœur, puis ils assisteront à la grand-messe. Des membres de la Confrérie du Roeulx seront parmi eux. Après l'office, devant la Croix Celtique, deux nouveaux membres seront officiellement intronisés (Victor Mélan et Pierre-Anne Jacqmain), puis tous rediront leur engagement dans les objectifs statutaires de la Confrérie : rechercher nos racines culturelles et spirituelles, promouvoir notre patrimoine et la dévotion envers saint Feuillen. Un cordial apéritif ponctuera cette cérémonie, après quoi les confrères se retrouveront pour le repas annuel.

Mais samedi dernier, cinq d'entre eux ont participé au Xe Grand Chapitre de la Confrérie Saint-Feuillen du Roeulx : ils y sont chaque fois très chaleureusement accueillis.

Il y eut d'abord, à l'Hôtel de Ville, la cérémonie d'intronisation de deux nouveaux membres, par le Grand Maître Benoît Friart, à l'aide du fourquet (pelle à brasser), précédée des présentations (fort humourîstiques) des candidats. Le tout arrosé bien sûr, de quelques verres de la délicieuse boisson locale. En cortège et en musique, on se rendit ensuite à l'église où, après des mots d'accueil et rappel historique par le doyen de Soignies, les Confrères vont chercher le reliquaire doré (contenait la mâchoire inférieure de saint Feuillen) devant lequel ils redisent leur engagement solennel, avec une évocation de la fondation et du rayonnement de l'abbaye SaintFeuillen du Roeulx, avec l'intervention des chanoines de Fosses et de notre concitoyen le bienheureux Hugues, dans l'Ordre de Prémontré.

Ensuite, le grand hall du Château des Princes de Croy fut ouvert pour la présentation d'un petit montage vidéo sur la recherche des vestiges de cette prestigieuse abbaye, totalement détruite à la Révolution, et d'une maquette de ses divers bâtiments.

Enfin, à la Brasserie Friart, les cérémonies se clôturèrent par une exposition de photos et documents sur ces dix années de la Confrérie (y compris la participation à la St Feuillen et l'inauguration de la Croix celtique à Fosses) et c'est bien sûr, dans une ambiance fort animée et joyeuse, avec deux joueur de cornemuse et une large distribution de bière spéciale St-Feuillen, que se termina cette belle cérémonie.

Bebronae Cantores en concert à Orbey

Depuis plusieurs mois, la chorale Bebronae Cantores prépare un programme de choix pour un concert en l'église d'Orbey, ce samedi 21 octobre. En effet, dans le cadre des échanges culturels avec notre ville sœur alsacienne, les efforts tenaces et persuasifs de la présidente du Comité de Jumelage, Nelly Brogniez, ont été couronnés de succès : la chorale d'Orbey a invité la chorale de Fosses pour un concert en commun et même les deux groupes interpréteront ensemble plusieurs morceaux. Les fossois ont mis à leur programme des morceaux typiques comme le « Bruxelles » de jacques Brel, dans une harmonisation à 4 voix, « Le printemps » de Michel Fugain, l'émouvant « Amazing grace » et le vivant « Jéricho ». Et il ont préparé pour nos amis orbelais une surprise un arrangement de paroles de « Bambois-plage » : « Orbey, Orbey, au pieds des Vosges et de ton beau Lac Blanc...».

Les choristes partiront en car et en voitures (ils sont plus de 60) samedi matin (6 h. 30, Place du Centenaire), seront installés à l'Hôtel Les Bruyères, place de la Mairie, à 14 heures, et auront une répétition générale avec la chorale d'Orbey à16 h.. Leconcertestprévuà2oh.

Dimanche, ils seront reçus à midi par leurs collègues orbelais pour la choucroute traditionnelle et espèrent rentrer à Fosses vers 22 h. 30. Un gros regret pourtant : l'état de santé actuel de Nelly ne lui permettra pas de faire ce long voyage. On devine combien elle aura le cœur gros, mais nous serons tous en pensée avec elle et nous lui dédions bien cordialement nos chants de ce samedi soir.

 

Concours de belote

La RUS Fosses organise, dans la buvette du stade, ce vendredi 20 octobre, dès 19 h pour les inscriptions et dès 20 h pour le début, un concours de belote, en 8 tours avec prix suivant les mises.

Participation : 600 F avec 8 boissons ordinaires comprises. Classement au nombre de victoires et départage par nombre de points.

Stage pour jeunes

Des stages seront organisés du 30 octobre au 3novembre, de 9h à 16 h au Collège Saint-André, place du Chapitre à Fosses (possibilité de garderie de 8 à 9h et de 16 à 17 h).

Prix du stage:

Pour les 3 à 6 ans : semaine complète 1.800 F, demi-journée 1.200 F

Pour les 7 à 15 ans:1.800 F.

Ce prix comprend : assurance, potage et collations.

Renseignements et inscriptions obligatoire (après 18 h)

J-Fr. Lorand au 0497-71.79.78 ou au 0477-52.39.44 ou au 071- 71.29.85.

Irlande : changements

En raison du vernissage de l'exposition des artistes fossois le vendredi 27 octobre, la séance d'information sur le voyage en Irlande, prévue le même jour, sera avancée au JEUDI 26, toujours à 19 h. 30 en la salle de l'Hôtel de Ville. Rappelons que ce voyage organisé par la Confrérie St-Feuillen mais ouvert à tous, sur le thème « sur les traces de Saint-Feuillen et de sainte Brigide », aura lieu du 2 au 6 juillet 2001. Cette séance d'information présentera le programme détaillé, avec projection de cartes et de vues, et les conditions financières. Les inscriptions, avec le versement d'un acompte, seront prises pour le 15 décembre. Un compte sera ouvert pour d'éventuels versements mensuels. Mais même les personnes qui n'envisagent pas de faire le voyage sont évidemment bienvenues à cette information du jeudi 26 octobre.

 

Théâtre

Le samedi 28 octobre, aux Beaux-Arts de Charleroi, l'opérette « Andalousie », de F. Lopez. Renseignements chez C. François, tél. 71.10.65

 

A la St Vincent de Paul

Une collecte de vivres est organisée au profit des plus démunis de notre pays du 19 au 25 octobre. Les vivres seront récoltées dans tous les Delhaizes et AD Delhaizes. Merci d'aider par votre générosité. Nous vous signalons aussi que la prochaine permanence de la St Vin-cent de Paul aura lieu le 27 octobre de 10 à Il h. au local St-Martin de la Place du Chapitre à Fosses.

La St Vincent de Paul

 

 

Le futur collège

Au premier janvier 2001, le collège de Fosses se composera de la façon suivante : bourgmestre : Benoît Spineux; échevins : B. Meuter, M. Charles, B. Buchet et Laurence Titeux. Les attributions précises et définitives seront définies ultérieurement.

D'autres part, L'Union Démocratique tient à remercier encore une fois tous les habitants de Fosses qui leur ont accordé leur confiance.

B.Janssens, Président de l'U.D.

 

Exposition

L'Association des artistes de l'entité, en collaboration avec l'Administration communale, organise du 28 octobre au 5 novembre son exposition des artistes en la salle de l'Orbey à Fosses.

L'exposition sera ouverte les samedi et dimanche de 10 à 12 h. 30 et de 14 à 18 h. 30 et du lundi au vendredi de 15 à 18 h. 30. Le vernissage de cette exposition aura lieu le 27 octobre à 19 heures.

MOIS DE SEPTEMBRE 2000

Naissances:

Le 15/8 à Gosselies: Sofia Marit, fille de Axel et de Wilmara De Oliveira, de Sart-Eustache

Le 4 à Namur: Tiphaine Wouters, fille de Michel et de Valérie Van Dam de Fosses

Le 8 à Namur: Louis Patard, fils de Jean-Claude et de Nancy Poncin de Vitrival

Le 1l à Sambreville : Jason Van Der Auwera, fils de Johan et de Alexandra Gilles d'Aisemont

Le 1l à Namur : Tiffany Houzé, fille de Jean-François et de Nadine Servais de Fosses

Le 1l à Namur : Antoine Reyns, fils de Jean-Marc et de Véronique Preumont de Sart-St-laurent

Le 10 à Sambreville : Aurélie Herquin, fille de Claudy et de Erika Moelter de Névremont

Le 19 à Sambreville : Lenny Ledoux, fils de Miko et de Valérie Lallemand de Vitrival

Le 26 à Charleroi : Florence Léonet, fille de Guy et de Pascale Tambour de Bambois

Le 22 à Sambreville: Lucas Duret, fils de Pascal et de Sandrina Robert de Vitrival

Le 25 à Namur: Léa Dauvin, fille de Jean-Pierre et de Cristell Louis de Bambois

 

Pubication de mariages:

Jean-Marc Heuse, 55 ans, de Leeuw-St-Pierre et Raymonde Goblet 51 ans

Didier Delloue, 44 ans, et Anne Jamotton, 38 ans, tous deux de Sart-Eustache

 

Mariage:

Le 9 : Frédéric Fauche, 24 ans et Tania Deprez, 26 ans, tous deux de Fosses

Le 22 : Eric Lallemand, 32 ans, et Sarah Milanesi, 26 ans, tous deux de Fosses

Le 23 : Bertrand Mathy, 27 ans, et Sophie Colon, 26 ans, tous deux de Fosses

Le 30 : Claude De Cuyper, 31 ans, et Valérie Marchal, 25 ans

Décès:

Le 9 au Home : François Gillain, veuf de Armande Mary, né à Arsimont le 21février 1912, d'Aisemont

Le 16 au Home : Maria Furnémont, veuve de Octave Henrioulle, née à Fosses le 12 juillet1917, de Fosses

Le 4 à Sambreville : Jean-marie Kaldi, né à Haine-St-Paul le 25 septembre 1945, de Le Roux

Le 23 à Aisemont : Marcel Collin, époux de Palmyre Villers, né à Vitrival le 31 mai 1925, d'Aisemont

Le 27 à Fosses: Espérance Denis, veuve de Fernand Hoppe, née à Fosses le 23 juillet 1904, de Névremont

Le 29 à Namur : Josette Bacq, épouse de Dominicus De Coster, née à Sart-St-Laurent le 13 mai 1938 de Sart-St-Laurent

 

Le Home Dejaifve

Il y a 40 ans

 

Voici une splendide vue aérienne du Home Dejaifve tel qu'il se présentait entre 1959 et 1961.

Cette photo est la reproduction d'une carte postale qui avait été éditée en couleurs par une firme française de Macon et que l'on retrouvait en vente dans les librairie de Fosses et des environs. Avec comme légende au verso « Home de Jaifve » en deux mots ! Certainement une erreur de l'imprimeur !

Le bâtiment le plus élevé est l'ancien « Château Dejaifve » après la mort de Jean-Joseph Dejaifve, à Floreffe en 1815, sa veuve (Marie-Jh-Louise Winson, de Fosses) et ses 3 fils. font bâtir cette grosse maison où ils vivront et mourront. Au décès du dernier, François-Joseph, en 1872, le lieu passe au Bureau de Bienfaisance de Fosses pour en faire un hospice pour vieillards nécessiteux, mis en service en 1880. En 1948, on fait appel à des religieuses du Sacré-cœur de Louvain pour assurer la direction et les soins aux pensionnaires. En 1953, on agrandit l'hospice par l'aile sud, en L, à l'avant-plan et la capacité d'accueil passe alors de 20 645 lits.

Au centre: la chapelle Sainte-Brigide. qui a remplacé en 1659 un autre édifice roman du XIe siècle, qui n'était d'ailleurs pas le premier car il est très probable qu'un oratoire existait là dès l'époque de saint Feuillen au VIle siècle.

A droite : les divers bâtiments d'une ferme qui existait depuis des siècles : elle appartint à la famille de Grady vers 1660, puis au Chapitre de Fosses. A côté de la chapelle : les étables; en face: une vaste grange, écuries et remises. Ces bâtiments furent démolis en 1961 et remplacés par le parking actuel. Plus à droite encore, on distingue la belle couronne de marronniers de la drève et le verger, encore touffu (plus de 200 pommiers de diverses variétés).

Au fond, le bois Grady qui, avec le bois Madame enserre tout le domaine dans une jolie couronne de verdure. A gauche, il semble que le petit étang qui faisait bien plaisir aux promeneurs des dimanches d'été, est déjà en train de disparaître. On construira là, de 1970 à1975, l'aile « Clinique V » (revalidation) inaugurée le 8 février 1975.

Enfin, l'ancien château Dejaifve sera démoli en 1979 et remplacé par l'actuelle «aile centrale».

PHOTO RETRO

Une procession en 1932

La vie religieuse autrefois était marquée par une suite de grandes manifestations publiques, comme les Rogations (les trois jours avant l'Ascension>, des Missions à peu près tous les 10 ans, et aussi les deux processions solennelles. La première était celle du Saint Sacrement, souvent en juin, en tout cas le dimanche qui suivait la Fête-Dieu qui, elle se célèbre le jeudi après la Trinité. Dans « Les cloches de Saint-Feuillen », journal paroissial édité durant quelques années par le doyen Crepin, celui-ci précise « A l'issue de la grand'messe de 10 h. Itinéraire habituel c rue du Chapitre, En Leiche, chapelle St-Roch, retour par la Baffe, (rue des Remparts), chapelle du Grand Bon Dieu, Faubourg de France, rue du Postil, place de la Goète, rue et place du Marché, rue de l'Eglise, Chapitre. - Ornementation : prière de pavoiser les maisons, de garnir les fenêtres et d'allumer des bougies, de jeter des verdures et des fleurs sur le parcours. - Groupes traditionnels. Appel particulier aux hommes pour porter la statue de Ste Barbe, le buste et la Châsse de St Feuillen, et le dais du T S Sacrement et les flambeaux».

La seconde était la procession mariale du 15 août, et c'est probablement l'objet de cette photo car on y voit un important groupe d'anges entourant la Vierge à la longue cape d'hermine, soutenue par deux anges (Marie-José Romain et Suzanne Verbaert). La Vierge doit être Marie-José Votion et le grand ange, derrière, nous semble être Jeanne Josse (épouse Lucien Lebichot). Parmi les anges de la rangée de gauche, nous avons cru reconnaître : M.-Th. Boccard (fille du gendarme), Monique Loix (fille du juge), Margueritte Colon et Georgette Gozée dans celui de droite : Andrée Deuquet et Nelly Marique. Un grand personnage en cape de velours est entouré de 6 petits pages et suivi du drapeau de la Croisade Eucharistique les enfants sont surveillés par une religieuse de Ste-Marie (au fond, près du poteau). La photo fut prise lors du passage de la procession aux Quatre-Bras.

On reconnaît le café de la Colonne, à gauche l'habitation du maréchal ferrant Auguste Boulanger avec magasin de tabac et cigares. A l'arrière-plan, une partie de la maison Franceschini et à droite le café des Quatre-bras de Désiré Depraute. Et, comme on voit, entre les centaines de participants au cortège, le public était nombreux pour l'admirer. Le groupe de cavaliers devait ouvrir la procession.

Signalons que le Cercle d'Histoire recherche ardemment ce type de photos: les personnes qui en possèderaient feraient oeuvre utile en les prêtant, pour reproduction.

S'adresser à J. Romain (071/71.14.77).

SCRUTIN COMMUNAL

Si vous avez des amis, ne les entretenez jamais de sujets brûlants, tels que l'argent ou le sport. Surtout, pas de politique ! Dans ce dernier cas, notamment, vous risqueriez de vous enflammer, les amis aussi, et après une réflexion «appuyée », surgiraient les gros mots qui se mueraient vite en disputes pour finir sur le brasier d'une vendetta corse, laquelle peut perdurer durant des générations. On a déjà vu ça! De quoi faut-il donc parler, alors ? Mais, de tout et de rien. Du temps qu'il fait ou qui va faire des vacances à venir ou révolues, du potager à biner; de la pelouse à tondre, du dernier modèle de voiture, du mariage de la voisine, etc., la liste n'est pas exhaustive, mais le fin du fin, pour éviter toue friction intempestive, c'est de raconter ou d'inciter à raconter des histoires. Drôles, de préférence, car elles font rire ! Et l'hilarité est la meilleure potion pour combattre tout un tas d'affections, à commencer par la neurasthénie, la dépression et la suite. C'est pourquoi, je vais tenter de vous conter une histoire nullement morose, je l'espère, mais qui, cela va de soi, en période de scrutin communal, a trait à la « politique ». Le cadre de l'action : une mignonne localité de chez nous. L'époque longtemps, mais vraiment longtemps avant les fusions. Un petit village bien tranquille, mais qui entrait en effervescence lorsque s'annonçait le scrutin communal. A chaque fois, deux clans s'affrontaient ; deux listes sans autre appellation plus précise que celle d'intérêts communaux :

les« A » et les « B» sur chacune, des gens qui n'affichaient pas directement leur appartenance respective, mais qu'on savait qui, de droite, qui, de gauche, voter qui, du milieu. Pas le milieu des malfrats, bien sûr Chaque liste était conduite par un chef de file qui ne portait pas son homologue dans son cœur, loin s'en faut. C'est dire que la lutte était chaude, animée, chacun disposant plus ou moins du même nombre de sympathisants. Quelques indécis, sans opinion, peaufinaient le résultat final qui tenait dans un mouchoir de poche et, par un curieux hasard, une fois la liste « A» l'emportait; la fois suivante, la liste « B » était victorieuse, un peu ainsi qu'un jeu de chaises musicales. Pendant leur mandat, les A voulaient mieux faire que les B n avaient réalisé pendant le leur. Et quand revenait leur tour, les B rendaient la politesse. A ce système, la commune était mieux que bien administrée. On ne se plaignait que lorsque Simon, le facteur, apportait les avertissements pour payer les taxes. Mais comme c'est partout la même chose... Seulement , voilà -t-il pas qu'une année d'avant scrutin, un loustic relança un habitant, et lui mit en tête de se présenter tout seul devant le corps électoral. Cet homme était sans histoire, sans bruit, avec un air quelque peu naïf, voire simplet, disaient certains (des mauvaises langues). Mais derrière son image bonhomme, il cachait adroitement, depuis toujours, une belle force de caractère, un esprit cartésien, une philosophie sans faille. L'illustration parfaite de l'adage qui dit « l'habit ne fait pas le moine... ! » Au fait, vous ai-je dit qu'il se prénommait Candide! Or donc, riant dans sa barbe, qu'il portait à la façon de Léopold Il, Candide comprit de suite qu'on voulait se gausser de sa personne. Il marcha néanmoins dans la combine, en donnant l'impression d'être encore plus crédule que jamais. Mais intérieurement, il se promettait bien du plaisir. En secret, dans son esprit, il fourbissait déjà sa botte de Nevers (voir le Bossu) i Pour la dénomination de « sa » liste, il choisit un mot percutant : « Rénovateur », l'abrégé de Renouveau Communal. Un petit malin trouva que c'était le même nom qu'un certain produit avec lequel on redonne la jeunesse aux vieux meubles, et que le Candide s'en servirait pour lustrer la « buse » qu'il allait récolter... Etant donné ces conditions, les candidats « A » et les candidats « B », ne se soucièrent aucunement d'un soi-disant empêcheur de danser en rond ; c'était une quantité négligeable : ils l'ignorèrent ! Comme de coutume, ils vidèrent leur tirelire respective, pour faire tirer des tas d'affiches qu'ils placardèrent un peu partout, au point que le village prit l'image d'un habit d'Auguste, le clown. Et puis, il firent imprimer toute une débauche de circulaires-programmes que leurs partisans glissaient le soir, sous les portes. Bien sûr, ils n'oublièrent pas de rendre visite aux électeurs, distribuant même, (à l'époque, on fermait les yeux sur la chose) force petits cadeaux des pralines, des cigares... Candide effectua aussi la grande tournée des maisons, en paraissant plus balourd que jamais. Il n'avait fait ni affiches, ni circulaires ; il n'avait pas de programme. Simplement, généreusement, il donnait des boîtes d'allumettes, au recto et au verso desquelles, il avait patiemment collé de petites étiquettes. Sur ces dernières, on pouvait lire s « N'oubliez pas Candide. Il est seul. Il a le dernier numéro, le «  3». Partout, il donnait l'impression d'être à la fois, la tristesse et la désolation, disant qu'il regrettait bien de s'être laissé embarquer dans cette histoire d'élections ; que le plus grave était qu'il ne récolterait même pas quatre voix, et que son épouse lui en voudrait le reste de ses jours, parce que les gens allaient se moquer de lui, bref, qu'il était le plus malheureux des hommes que la terre eut jamais porté...! Mais, que par hasard, et un peu par bonté, ou par pitié, Si on voulait bien lui accorder, ici, une voix, là deux voix, il se sentirait revivre, car son honneur et son ménage seraient saufs! Le lendemain, et les jours qui suivirent, cette visite, pas comme les autres, chacun ou chacune se servirait de la boite d'allumettes du Candide. Qui, pour allumer le bon cigare donné par les «A » ou par les «  B», qui pour enflammer le petit bois dans le poêle. Ainsi faisant, revenaient à la mémoire, les paroles, l'air contrit, de ce candidat peu ordinaire. Et, dans bon nombre de maisons, on se disait : « bah ! on va voter pour lui. Il n'y a que nous qui le ferons. Faut avoir compassion de ce pauvre homme, qui a déjà peur de sa femme ! Une ou deux voix de moins, les autres n'y verront rien ! Oui, mais ! Multipliez ce raisonnement par « x », et le total est impressionnant ! Si impressionnant, qu'au dépouillement, Candide, à lui tout seul, avait récolté pas loin de la moitié des suffrages exprimés ! Etant donné que les élus des listes «A » et « B », trois ici, trois là-bas, ne pourraient trouver un terrain d'entente, au vu de leur vieille inimitié, Candide se trouva donc à la barre du bateau municipal. Pour sortir de l'imbroglio s'annonçant, il réunit tous les élus, et leur tint ce langage ferme, digne d'un émule du Roi Salomon: « Voilà, je ne veux pas me mettre ni avec l'un, ni avec l'autre, mais bien faire équipe avec les deux! » S'adressant au chef de file des A », il dit : « Toi, l'Ernest, tu as déjà été bourgmestre, et comme fermier, tu sais te servir d'une pelle et d'une pioche ; de plus, tu as 4 enfants. Tu seras donc Echevin des Travaux et de l'Etat-Civil ». Se tournant vers la «  tête » des « B », il poursuivit « Toi, l'Alfred, tu as aussi été maïeur; tu es employé aux Chemins de fer, tu sais donc compter et tu sais écrire sans fautes. Tu seras Echevin des Finances et de l'Instruction... Bon maintenant, vous vous en doutez, moi, je serai le Bourgmestre de tous. Pour ce qui est de mon programme, j'ai bien étudié les vôtres, j'en ai fait l'amalgame, et ce sera le mien!»

Ainsi fut fait, et la commune, sous la houlette de ce « naïf », qui dissimulait une main d'airain dans un mol gant de filoselle, elle donna un bel exemple d'un entité prospère à la satisfaction générale des électeurs. Lesquels, bien sûr, avaient entre-temps compris qu'ils « s'étaient fait avoir» par un maître es publicité style nouveau. Mais le plus beau, c'est que le Candide, tant au Collège, qu'au Conseil, réconcilia les ennemis d'hier et en fit des amis. Que tous et chacun trouvèrent cette situation nouvelle vivable et conviviale. La résultante fut, que pendant quelques décades, on ne parla plus d'élections. Lorsque venait, ainsi que la Loi l'exige, le moment du renouvellement des Conseils communaux, les gens sensés et capables, se réunissaient sur une même liste !

Le folklore y avait perdu, mais les finances, tant publiques que privées, y avaient gagné.

Dero

Le service des travaux

Le service communal des Travaux a donc quitté le hall de la rue de l'Abattoir pour s'installer dans les locaux de la S.A. MAM, près des Trois-Bras, rachetés par décision du Conseil Communal le 3 février dernier, pour 14 millions. Il s'agit d'un remarquable ensemble ,fermé et grillagé, à front de la grand-route Namur-Charleroi, d'une superficie totale de 56 ares. On y trouve s un grand hall de 700 m2 autoportant (sans piliers, permettant donc toute la facilité de manœuvre), un bâtiment de 9 bureaux modernes et clairs, plus salle de réunion, réfectoire, cuisines et sanitaires, et en sous-sol : 4 pièces de stockage de pièces (avec casiers muraux tout fait), sanitaires et douche. A l'extérieur: des annexes pouvant accueillir la menuiserie et la ferronnerie, un garage, 4 loges pour matériaux, (sable, gravier,...). Bref on ne pouvait rêver mieux Il est vrai que c'était un ensemble conçu et réalisé-par une grosse société de construction qui se restructure et qui louera l'ancien hall communal des Travaux devenu trop petit pour le service communal mais suffisant pour la nouvelle société MAM.

L'inauguration s'est faite le vendredi 6 octobre, devant un beau parterre de candidats aux élections, de pompiers, du personnel communal, des policiers, etc. L'échevin G. Sarto s'est défendu d'avoir choisi cette veille d'élections mais a dit toute sa joie d'entrer dans ces splendides locaux, vastes et fonctionnels. Le mayeur et l'échevin ont dévoilé l'enseigne lumineuse et une cordiale réception suivit, bien arrosée. Et devinez de quoi on y parlait surtout.

 

PHOTO RETRO

Une procession en 1932

La vie religieuse autrefois était marquée par une suite de grandes manifestations publiques, comme les Rogations (les trois jours avant l'Ascension>, des Missions à peu près tous les 10 ans, et aussi les deux processions solennelles. La première était celle du Saint Sacrement, souvent en juin, en tout cas le dimanche qui suivait la Fête-Dieu qui, elle se célèbre le jeudi après la Trinité. Dans « Les cloches de Saint-Feuillen », journal paroissial édité durant quelques années par le doyen Crepin, celui-ci précise « A l'issue de la grand'messe de 10 h. Itinéraire habituel c rue du Chapitre, En Leiche, chapelle St-Roch, retour par la Baffe, (rue des Remparts), chapelle du Grand Bon Dieu, Faubourg de France, rue du Postil, place de la Goète, rue et place du Marché, rue de l'Eglise, Chapitre. - Ornementation : prière de pavoiser les maisons, de garnir les fenêtres et d'allumer des bougies, de jeter des verdures et des fleurs sur le parcours. - Groupes traditionnels. Appel particulier aux hommes pour porter la statue de Ste Barbe, le buste et la Châsse de St Feuillen, et le dais du T S Sacrement et les flambeaux».

La seconde était la procession mariale du 15 août, et c'est probablement l'objet de cette photo car on y voit un important groupe d'anges entourant la Vierge à la longue cape d'hermine, soutenue par deux anges (Marie-José Romain et Suzanne Verbaert). La Vierge doit être Marie-José Votion et le grand ange, derrière, nous semble être Jeanne Josse (épouse Lucien Lebichot). Parmi les anges de la rangée de gauche, nous avons cru reconnaître : M.-Th. Boccard (fille du gendarme), Monique Loix (fille du juge), Margueritte Colon et Georgette Gozée dans celui de droite : Andrée Deuquet et Nelly Marique. Un grand personnage en cape de velours est entouré de 6 petits pages et suivi du drapeau de la Croisade Eucharistique les enfants sont surveillés par une religieuse de Ste-Marie (au fond, près du poteau). La photo fut prise lors du passage de la procession aux Quatre-Bras.

On reconnaît le café de la Colonne, à gauche l'habitation du maréchal ferrant Auguste Boulanger avec magasin de tabac et cigares. A l'arrière-plan, une partie de la maison Franceschini et à droite le café des Quatre-bras de Désiré Depraute. Et, comme on voit, entre les centaines de participants au cortège, le public était nombreux pour l'admirer. Le groupe de cavaliers devait ouvrir la procession.

Signalons que le Cercle d'Histoire recherche ardemment ce type de photos: les personnes qui en possèderaient feraient oeuvre utile en les prêtant, pour reproduction.

S'adresser à J. Romain (071/71.14.77).