N° 35   15 septembre 2000

 

Christian Chabot, le pèlerin de Compostelle : 2.200 km à pied

Innombrables sont ceux qui ont un jour rêvé de faire le pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. C'est que le nom seul est tout un mythe. Beaucoup moins nombreux sont ceux qui l1ont réalisé. Quoique... Ils furent des millions dans les siècles passés, ils sont encore des centaines de milliers chaque année. Christian Chabot de Bambois fut l'un d'eux et nous avons déjà donné (n0 32) un bref aperçu de cette expédition de 2.200 kilomètres pour laquelle il s'était donné trois mois et qu'il réalisa en 58 jours

Le chemin des étoiles

La légende veut que Charlemagne soit le premier à être parti vers Compostelle saint Jacques lui serait apparu pour lui demander de délivrer l'Espagne de l'occupation mauresque. Le tombeau de saint Jacques lui-même repose sur une autre légende cet apôtre fut décapité en Palestine et son corps, placé par des disciples dans une barque. aurait traversé la Méditerranée et le détroit de Gibraltar pour échouer au cap Finisterra, au N.O de l’Espagne puis transporté à cet endroit nommé Compostella qui viendrait de campus stella, champ des étoiles.

Un défi

Aller à Compostelle est un défi. Bien plus qu'un exploit sportif (qui ne donne pas droit au certificat du Pèlerin), c'est la réalisation d'une pensée, un rêve devenu volonté, un refus de sacrifier à notre société de facilité, de confort. Et Christian nous a dit qu'on en revient transformé, « autre ». On a de la vie une autre vision et, comme l'écrivent Barret et Gurgand, un autre but dans la vie, une autre fin, une autre faim... Le départ pour un Si long voyage est déjà un arrachement. Qu'était-ce aux siècles passés où il tallait revenir à pied, refaire ces millions de pas ! Et avec les bandits, les loups, les maladies; près de25% mouraient en route! Christian partit donc le 29 avril dernier à 7 h 45 du restaurant San Daniele, sur la route de Tamines, qui le sponsorisait (vêtements, argent), avec les encouragements de ses amis du Footing Club Fossois. A Mettet, il rencontre son chef de service, grâce à qui il avait obtenu un congé de trois mois. Il avait décidé d'aller d'abord au plus droit. Le premier soir, à Roly, il veut loger dans une grolle, mais finalement préfère marcher la nuit. A Rocroi, le matin, la boulangère où il achetait du pain reconnaît en lui le pèlerin, grâce à la coquille qu'il portait, et lui propose le logement. Mais il ne parvient pas à dormir, se lève et poursuit son chemin jusqu'à Rethel il aura fait 115 km pour sa première étape ! Il poursuivra vers Châlons en Champagne, Troyes, Auxerre, Bourges, Châteauroux, Limoges, Périgueux. A Troyes, il entre boire un verre dans un café où le patron et un client parlaient des Belges : le fils du tenancier habite Fraire : on lie donc connaissance et il pourra dresser sa tente dans la pelouse. A Sommesous, il s'arrête à 17 h (il marchait habituellement de 6 h à 17 h), dans une ferme isolée où le vieux fermier lui apprend qu'il a hébergé des Belges. en 40 « Vous les connaissez ? Ils étaient de Bruxelles »? Car c'est une des caractéristiques de ce pèlerinage. Partout, ou presque, il a été frappé de l'accueil chaleureux réservé aux « coquillards »(porteurs de la coquille). Demandant son chemin à une dame accoudée à sa fenêtre ouverte, il se voit spontanément offrir une boisson ; ailleurs, un repas ; chez un curé, un lit pour la nuit. En France, beaucoup de communes ont à présent un local pour les pèlerins. Et puis, il y a des gîtes tout le long des chemins de Compostelle, on en trouve presque tous les 15 km, du moins en Espagne. Il n'y a pas de tarit on paie une offrande volontaire, habituellement 1.000 pesetas (250 F belges) ; c'est moins cher que l'hôtel ! On peut y souper, mais il faut faire la vaisselle ensemble, avant de se coucher ! Hélas, nous dit Christian, on tombe souvent près d'un ronfleur... alors il préférait souvent sa petite tente. Beaucoup de restaurants proposent un « menu du pèlerin ». pas trop cher.

Quel voyage!

L'accumulation de la fatigue, étape par étape. fait que tout pèse de plus en plus : Ne prenez point grand charge, allez sur le léger, disait une vieille chanson de pèlerins. Christian n'avait qu'un sac de 14 kg avec sa tente, un sac de couchage, quelques provisions, un peu de linge, une paire de baskets de rechange, une grande bouteille d'eau et son bâton de pèlerin, bien sûr, acheté en Alsace lors d'un voyage à Orbey. Mais ce dépouillement est compensé par bien des satisfactions l'accueil souvent cordial de nouveaux amis. la diversité des gîtes d'étapes ; chaque jour des rencontres, des découvertes, des pays. des gens. En arrivant dans les Landes, notre pèlerin a retrouvé le chemin de Grande Randonnée 10, qui est le vrai chemin de Saint-Jacques, venant de Vézelay. Car longer les routes nationales, et même départementales donne pas mal de frayeurs... A Duras, il a rencontré deux « anciens » du Chemin, des Anversois. « C'est un chemin où on n 'est jamais seul car, outre les rencontres, dans les caillasses et les ornières ou sous les porches, frissonne ô jamais l'écho des pas de ces millions de marcheurs de Dieu qui vous ont précédé" (Barret et Gurgand). Mais quel voyage ! Au début, nous a avoué Christian, on se sent un peu perdu devant l'énormité de ce qui reste à faire. Parfois, on succombe au cafard, on se demande dans quelle folle on s'est engagé. Mais un coup de fil à la famille et le moral est regonflé.

Et le temps ? Il fut favorable : à peine trois jours de pluie sur 58. Fortes chaleurs dans le Sud de la France, plus supportable en Espagne, passé les Pyrénées. A Bougue, avant Mont-de-Marsan, deux compagnons d'Orléans se joignent à lui. Sans contrainte s chacun va à son rythme, ils sont parfois à 100 ou 200 m l'un de l'autre, mais c'est un bon soutien de ne plus se sentir isolé. Ils ont reçu un dépliant du Tourisme du département donnant, pour cette « Voie de Vezelay », les distances entre les gîtes et tous les renseignements utiles s épiceries, restaurants, cafés, médecins, téléphones, églises, gîtes municipaux... et la distance pour Santiago à Bougue, encore 950 km... Les Pyrénées franchies (et la montée des cols, c'est dur) d'autres informations leur sont données pour « el camino francès » (le chemin des Français) par Roncevaux, Puente la Reina, Estella, Lograno, Burgos, Leon, Astorga, Lugo en Galice, Ferreiros Eirexe, Monte de Gozo et enfin Santiago de Compostella, la colline nommée Montjoie d'où, pour la première fois, on aperçoit le but, les clochers de Saint-Jacques. Quelle joie ! Quelle émotion ! Dans les pèlerins en groupe, on pousse le cri « Ultrela ! » et certains poussent un sprint pour être le premier au sommet, le premier à« voir », et il est sacré « roi du pèlerinage ». Mais en Espagne, il reste à faire 783 km. Christian les fera en 27 jours et son carnet porte 27 cachets des gîtes-étapes. Et de là aussi, plein de souvenirs : cette vieille femme à sa fenêtre, qui les appelle pour les inviter à signer son album en 1999, elle a ainsi recueilli 16.961 signatures de pèlerins de toutes nationalités. Christian se souvient d'une femme voyageant seule s elle venait de Prague A pied ! Une Suissesse aussi, partie le 31 mars. Plusieurs Brésiliens : un livre sur Compostelle. édité dans leur pays, incite des centaines de Brésiliens à venir en Europe s ils débarquent en Normandie et gagnent Vézelay pour prendre le chemin. Des Américains aussi, des Hollandais, grands amateurs de Compostelle. Notre Fossois est arrivé le 21juin, premier jour de l'été, après donc 58 jours de marche. Il a traversé la ville, fier et heureux, frappant de son bâton les pavés de la ville, comme des mil lions avant lui. Comme eux aussi, il a accompli le rite : toucher l'Arbre de Jessé, au Portail de la Gloire, mettre ses doigts dans les trous creusés par des pèlerins les siècles passés. puis la messe des pèlerins, célébrée par un prêtre d'Uzès, passer derrière la statue de saint Jacques... Le but est atteint ! Satisfaction, mais aussi un peu de regret que cette extraordinaire aventure soit finie... Pas tout à fait pourtant. Comme il avait pris de l'avance, son épouse qui devait le rejoindre en voiture, n'arriverait que le 25. Alors, avec déjà dans son sac le Certificat du Pèlerin de Compostelle, il repart pour la côte 100 km de plus, une paille Mais il aura vu, en plus, cette mythique Fin isterra et récolté ses coquillages typiques. De retour à Compostelle, avec son épouse, il se paie en plus une petite folie une statuette de St Jacques sur son dôme. Splendide souvenir. Au retour, escale à Bougue où il passera encore quelques jours avec ses deux compagnons de voyage, puis à Lourdes. Voilà, il l'a fait ! Après Lourdes en 1988, Rome en 1997 et Compostelle en 2000, notre vaillant marcheur a déjà un autre rêve pour l'année de la Saint-Feuillen, en 2005, refaire tout le chemin de notre saint patron, depuis la baie de Golway, Dublin, le Sud de l'Angleterre, Péronne, Nivelles et Fosses. Il n'a pas encore chiffré le kilométrage. Une dernière impression ? Le sentiment intime est que cela vous change un homme. Fondamentalement. Il n'a plus la même vision du monde, de la vie, du mode de vie. Et il souhaite que beaucoup puissent faire cette expérience exceptionnelle. ce pèlerinage extraordinaire.

Conseil communal

On retrouve le folklore pré-électoral

La proximité des élections communales a ramené au Conseil, en sa séance du mardi 12 septembre, le cirque et le folklore d'il y a 6 ans. La plupart des points de l'ordre du jour ont été débattus (an sens propre) dans le brouhaha et la confusion où 3 ou 4 parlaient en même temps, avec des phrases curieuses comme: « M. Brachotte reçoit du courrier que le Collège ne reçoit pas » « qui donc polémique? c'est vous, pas nous! » ; « votre intervention est indécente... » Bref, ce fut un peu la sui te du débat télévisé sur Canal C. Pourtant, la réunion avait commencé gravement avec une minute de silence a la mémoire de M. Valère Winson, qui fut conseiller communal de 1946 à 1952.

Sept points présentés par le PS et le PRL ensemble : « Y aurait-il anguille sous roche? » demande avec une fausse naïveté le mayeur.

Compte du CPAS

Le premier point émanait pourtant du C lège: l'échevin des Finances fait remarqué le compte 1999 du CPAS n'est pas encore fait, alors qu'il devait être présenté Conseil communal le 1er juin au plus ta Malgré des rappels ; et il se pose des questions sur la manière de gérer le CPAS. sait que les rapports sont difficiles (entre président PS et le Collège U.D.) mais I chiffres de ce compte sont indispensable pour l'élaboration prochaine des budget du CPAS et de la Commune. Il y voit l'obstruction.

Réponse de M. Brachotte : le compte communal a bien été présenté le 5 juin Conseil au lieu du mois d'avril. Il n'y a p d'obstruction, ce sont là des soupçons i justes. Le Receveur (qui est le même pour les deux organismes) a d'abord clôturé compte communal et, vu la précarité des finances du CPAS, le président émet des r serves (dans une lettre à M. Brachotte, pas au Collège). Le bourgmestre précise que plusieurs rappels ont été lancés, avec toujours la même réponse : « Vous allez l'avoir...»

à suivre

C'est quoi, la Commune?

La Belgique compte 583 corps de police communale totalise en 1998 un effectif de plus ou moins 19.000 hommes. La police communale est donc le service de police le plus important du pays. Elle dépasse en nombre la gendarmerie( 16.000 hommes) et la police judiciaire (1.500 hommes). La police communale (qui deviendra bientôt la police zonale) a des compétences fort larges, mais un pouvoir d'initiative limité les bourgmestres ont un poids considérable sur elle.

Mais qui est le shérif?

Ils sont plusieurs à porter l'étoile. Le bourgmestre est le chef de la police communale; il est responsable du maintien de l'ordre et de la tranquillité des citoyens dans ce cas, il peut donner des ordres à la police. Quand elle recherche les délits et tente de retrouver les malfaiteurs (vols, crimes, excès de vitesse...), la police communale devient police judiciaire et à ce moment est placée sous l'autorité du Procureur du Roi et du ministre de la Justice. Quant au commissaire de police, son pouvoir d'initiative est assez limité : il est le chef de corps et organise le travail des policiers. Il faut donc distinguer la police préventive ou administrative (patrouilles, présence dissuasive...) et la police répressive ou judiciaire, qui essaye d'élucider les délits.

L’opposition, ça s'oppose, pour ça!

Cette phrase sort de la bouche d'un ancien conseiller communal de Fosses, aujourd'hui décédé. L'opposition, ça s'oppose. Point à la ligne. L'opposition n'est pas réduite au silence ; elle a pour devoir de contrôler, de surveiller l'action de la majorité. L'opposition critique publiquement les décisions ou les résultats du Collège. Il y a l'opposition folklorique, qui chicane pour un pave mal placé ou parce que le drapeau n'a pas été mis en berne lors de la tragédie du Koursk... Pour bien faire son travail, l'opposition est prévenue de l'ordre du jour du Conseil au moins 7 jours à l'avance, histoire de pouvoir consulter tous les documents administratifs mis à sa disposition par le secrétaire communal. Et de critiquer publiquement leur faiblesse. Dans les commissions ou lors des séances à huis clos, on oublie souvent les grandes envolées fâchées ; c'est plus feutré et plus conciliant.

Daniel PIET A suivre: Faut-il jeter le Conseil communal?

Théâtre à la grange

Nous avons déjà annoncé cette représentation qui aura lieu à la Ferme du Bois Sacré, à Sart-Saint-Laurent « François, la richesse d'un pauvre », par la Communauté des Pèlerins, ce groupe de 80 personnes bénévoles venant de divers hôpitaux psychiatriques du Namurois

Ce théâtre à la grange se produira les vendredi 29 et samedi 30 septembre, et les vendredi 6 et samedi 7 octobre, chaque fois à 19 h.

Réservations à la Maison de la Culture et du Tourisme, place du Marché 12 à Fosses. Tél. 071-71.46.24.

Exposition

« Le petit citoyen illustré », c'est le sujet d'une exposition didactique sur la citoyenneté qui sera présentée à la Bibliothèque communale, rue de 'Ecole Moyenne, du lundi 18 au jeudi 28, de 9 h à 17 h et le samedi matin, de9à 12h. Le Petit Citoyen illustré est une exposition qui s'adresse à tous les jeunes de 9 à 77 ans, une exposition de sensibilisation sur la démocratie, le citoyen, les droits de l'enfant et sa participation aux conseils communaux.

Fost-Plus

Le service Fost-Plus effectuera le ramassage des papiers, cartons, livres, etc.: le mardi 19 octobre pour les sections de Fosses, Bambois, Haut-Vent et Sart-Saint-Laurent et le jeudi 21 pour les sections de Sart-Eustache, Le Roux, Vitrival, Aisemont et Névremont. Les papiers peuvent être mis dans des boîtes en cartons ou ficelés en paquets et déposés à front de voirie.

Bientôt la fête

Le jeune comité des fêtes a mis sur pied le programme suivant pour la fête de Fosses. La plupart des activités ont lieu sous chapiteau, rue des Tanneries. En voici le détail:

Vendredi 22:

A20 h : concours de belote : 500F (6 verres), inscriptions dès 19 h.

Contacts au 0486-06.55.01 (Stéphane Demptinne).

Samedi 23 septembre:

A 11h: sortie des Disclimbwagnes

A 12 h : retour des vélos au chapiteau. Animation pour les enfants.

A 14 h : Magic Show Team (magie, clowns, jeux) Entrée gratuite.

A 15 h : Rodeo mécanique (gratuit)

A 21 h : Soirée sono Outlaw (150 F)

Dimanche 24 septembre:

A 12 h : Grand buffet campagnard (500 F : paiement à la réservation au 0486-06.55.01.)

A 14 h : Concert Country animé par Kentucky.

Photos St-Feuillen

Les photos de la Saint-Feuillen, présentées par quelques amateurs fossois sont exposées à la Maison de la Culture et du Tourisme de la ville, place du Marché 12.

Nous vous proposons de venir admirer cette galerie photos du samedi 2 septembre au jeudi 21 septembre : en semaine, de 9 à16h;le week-end, de l0h à l8h.

Pétrole, quand tu nous tiens!

Les JT de ces derniers jours sont presque entièrement consacrés aux mouvements de grogne des routiers, des taxis, des agriculteurs, de tous ces me-tiers qui voient leurs factures pétrolières augmenter de jour en jour. Mais l’inquiétude naît aussi chez les particuliers, les responsables des écoles, des hôpitaux, des énormes bâtiments administratifs qui redoutent les lourdes factures d'achats de mazout de chauffage qui vont grever les budgets. Les cuves sont vides ou à peu prés, et on attend, pour les remplir. une très hypothétique diminution du prix. Chacun de nous est concerné et devra payer la facture de cette augmentation trop rapide d'une énergie entrée de plain-pied dans notre mode de vie.

Va-t-on voir resurgir les petits poêles au pétrole peu gourmands, les poêles à bois restés sans bûches depuis que le mazout était redevenu à un prix abordable ? En France, la terrible tempête de l'an dernier, qui a dévasté des forêts entières, va-t-elle permettre aux tronçonneuses de se remettre au travail et apporter un moyen de chauffage relativement économique? On a trop vite oublié qu'avant la venue du mazout dans nos foyers, il y a à peine 40 ans, on ne se chauffait qu'au charbon ou au bois. L'exploitation du charbon était devenue trop chère sans doute, mais les foyers aux revenus modestes ne vont-ils pas retourner gratter les terrils abandonnés pour y extraire quelques centaines de kilos de charbon pauvre en calories, mais qui ne coûtera que l'effort que l'on voudra bien y consacrer ? Les fabricants de poêles a bois vont-ils engager du personnel pour pouvoir suivre la demande? Pour l'instant, personne ne pense à pareil revirement, mais il suffirait que la température devienne subitement hiverna-le (ce qui nous attend immanquablement) pour que chacun, à sa manière, cherche un moyen de réduire la facture. Ce qui est certain, c'est que l'on devra reprendre des habitudes d'économie éviter les déplacements inutiles en voiture, baisser les vannes thermostatiques, veiller à calorifuger davantage son habitation, remettre une petite laine, le soir, en regardant la TV. Et cela, à l'échelle d'un pays, fera baisser légèrement la demande et automatiquement fera baisser le prix du baril. Et pourtant, les spécialistes démontrent que ce n'est pas tellement le prix du baril qui a fait monter les prix I A peine 2,50 F du litre. Comme on payait le mazout de chauffage environ 7,50 F l'été dernier, cela devrait faire 10 F. Or, il approche les 20 F! Les compagnies pétrolières prétendent que leur marge bénéficiaire n'a pas évolué (on parle néanmoins de bénéfices qui seraient passés de 50 à 165 milliards !) Le Gouvernement prétend que ses droits d'accises n'ont pas bougé mais se garde bien de dire que la TVA récoltée sur 7 F le litre (en 1999> n'est plus la même que la TVA sur 19 F I La différence près de 2,50 F par litre. La marge bénéficiaire des fournisseurs détaillants n'a guère changé (que ce soit à la pompe ou dans la cuve, le bénéfice se calcule au litre)... Mais comment donc notre mazout est-il devenu Si cher? Il y a, pour nous Européens, la répercussion du cours de l'Euro, qui a perdu 25% sur le dollar... Deux francs par-ci, 2,50 F par-là + un Euro qui ne cesse de chuter et un dollar à la hausse... Et voilà notre litre de mazout de chauffage qui approche le prix du litre de lait. Et celui de roulage qui dépasse le prix d'un litre de vin vendu dans les coopératives de France Mais il y a néanmoins quelque chose de paradoxal. On nous dit quand la demande dépasse l'offre (ce qui est le cas actuellement pour le pétrole), cela fait grimper les prix. Pourtant, Si un commerçant reçoit des quantités de demandes pour un produit, il pourra baisser ses prix. Quand un article se vend bien, les prix diminuent. Alors, en par-tant de cette constatation, pourquoi le prix du pétrole ne baisse-t-il pas au lieu d'augmenter? Parce qu'il y a toujours eu des petits malins pour profiter de notre naïveté. Quand les premières voitures au mazout se sont commercialisées, le mazout de roulage coûtait la moitié du prix de l'essence. Et comme il faut un peu moins de mazout aux 100 km que d'essence, les particuliers ont constaté que rouler au mazout, c'était nettement plus économique : 400/o du prix du moteur à essence. Oui mais, quand près de 50%( des automobilistes ont choisi le mazout on a appliqué une taxe... et, en même temps, le prix du mazout s'est progressivement rapproché de celui de l'essence, du moins la proportion est nettement moindre. Et maintenant que le charbon est abandonné, ou presque, et que nous nous chauffons tous au mazout, que tout fonctionne et dépend du mazout, les prix peuvent flamber... et nous, on est coincé! On ne va quand même pas nous obliger à racheter un poêle au charbon, une pelle, une charbonnière et retrouver notre vieille cheminée que l'on avait pré pensionnée? Quoique!

Mythographie aisemontoise

Accusés a tort... adieu les nutons!

Aventureuse, d'esprit éveillé, espiègle même, n'ayant pas froid aux yeux, la jolie Anne-Josèphe - ainsi la prénommait-on dirigeait souvent ses pas et ses chèvres vers « l'Ouspéche », par là même où les NOtons étaient supposés tenir leurs quartiers. Or, voilà-t-il pas qu'un crépuscule, Anne-Josèphe, toujours ponctuelle, malgré son esprit primesautier, ne rentra pas avec son petit troupeau. Seules les chèvres revinrent et regagnèrent l'étable qu'elles partageaient avec une vache et son veau. Où donc était passée la chevrière ? Et où chercher dans la nuit noire ? Ses proches et quelques voisins crièrent bien son prénom à tous les échos. Ils en furent pour leurs frais. Le lendemain, au grand jour, ce fut pareil. N'avez-vous pas vu Anne-Josèphe? Tout comme chantait naguère Nino Ferrer, lorsqu'il cherchait Mirza ... Bien sûr, Child Focus n'existait-il pas et les recherches étaient limitées à l'environnement local. Quand même un brave vieux, fort dur d'oreille, demanda le pourquoi de l'agitation ambiante. Renseigné, il daigna tirer se bouffarde d'entre ses gencives, pour dire moi, la fille que vous cherchez, je l'ai vue hier après-midi, avec ses gattes, du côté du « Trou des Nutons »

Et deux jours plus tard, Anne-Josèphe était toujours introuvable. C'est alors qu'un esprit fort et « bien informé » - il y en avait déjà à l'époque - émit l'idée que la chevrière avait tout simplement été enlevée par les Nutons lesquels cherchaient justement une épouse pour leur chef. Les dires les plus farfelus étant plus crédibles qu'un lord-maire, on accorda force de loi à cette « vérité » qui, bien entendu, revint, allez savoir comment ? aux oreilles des Nutons...

Or, quelques jours plus tard, un paysan matineux comme ses pareils, s'en allait la houe sur l'épaule, travailler son champ du côté du « Fonteny ». Soudain, dans le creux qui précédait l'entrée de son lopin de terre, il vit une forme, auréolée de blondeur, allongée dans les fougères. C'était Anne-Josèphe !

Elle dormait paisiblement, sa belle figure mouchetée par ce que le paysan prit d'abord pour des larmes, mais qui, en fait, n'étaient que les fines gouttelettes de la rosée de mai. Réveillée, ramenée au village, Anne-Josèphe, à toutes les questions qu'on lui posait, ne répondit que par de mystérieux sourires. On la pressa, et finalement elle rétorqua Demandez à mon petit doigt, il vous le dira !...

On lui parla des Notons qui, peut-être l'avaient enlevée. Là, elle jura ses grands dieux que jamais, au grand jamais, elle n’avait vu de prés ou de loin, le chapeau ou la barbe d'un quelconque gnome !

Force fut donc d'en rester là. Quand l'entre-temps, les Notons qui avaient été suspectés à tort disparurent. On multiplia les présents à leur intention rien n'y fit, ils étaient partis et bien partis !

Mais quelques semaines plus tard et avec stupéfaction, le landerneau apprenait qu'un jeune homme fortuné, venant du côté de Charleroi, avait demandé aux parents d'Anne Josèphe la main de leur fille. Le dit jeune homme se déplaçant sur un fringant destrier, beaucoup se souvinrent qu'avant la disparition momentanée de la chevrière, on avait beaucoup vu un cavalier caracolant dans les parages ! Faites le rapprochement comme, dit-on, le firent dans l'aide des Maigret, Columbo ou Derrick de l'époque, les bonnes gens des Monts et vous aurez résolu l'énigme...

La légende ajoute qu'Anne-Josèphe et son promis firent un beau mariage, qu'ils vécurent heureux et, comme terminal à toutes les histoires de ce temps, qu'ils eurent beaucoup de beaux enfants.

DERO

NOTE : la mythographie a trait à l'ensemble des mythes, des légendes propres à un peuple, à une civilisation, voire à une religion. Les légendes de NOtons foisonnent un peu partout, mais rien n'a jamais pu prouver la présence, donc l'existence des Nutons. Pour ce qui est des services qu'ils rendaient, contre nourriture (le thème est général, qui dit que quelques malins, adroits de leurs mains mais n'ayant pas de ressources, n'avaient trouvé que ce moyen pour subsister en ces temps où la pauvreté était endémique ? C'est une bonne question et elle reste posée ! Pour ce qui est de l'histoire qui précède, Si elle faisait la « une » des « chîjes » aux siècles révolus, elle n'a d'autre but que de distraire, ses sources étant dans l'imaginaire. Comme tous les contes d'ailleurs, même ceux des Mille et Une Nuits !

On nous écrit

Lecteur désabusé

Il y a peu de temps, j'ai reçu un courrier dont les quatre phrases m'ont laissé sans voix. Oui, je suis en grande difficulté, oui je me suis endetté. la malchance s'est abattue sur moi ! Les problèmes de santé, des notes accumulées, des problèmes d'argent... liés bien entendu aux hospitalisations et aux longues absences de travail. Mon petit salaire n'a plus suivi. Je~paie ma maison difficilement, mais je me bats et j'y arrive. Je ne veux pas me plaindre St surtout pas faire pitié. Dans ma vie, j'ai déjà aidé. Pour une fois, je me suis tourné vers les organismes qui étudient votre cas. Très naïvement, auparavant, je me disais : « Partage, aide, assistance aux étrangers, aux sans-papiers, aux réfugiés de quelque bord que ce soit. il m'était naturel de considérer (nous les Belges et citoyens égaux devant la loi) le social et les organismes bien rodés. Jamais, jamais je n ai été aussi humilié qu aujourd'hui! Pourquoi?

J'ai demandé de l'aide financière, temporaire, et on me l'a refusée ! Le seul conseil que l'on vous donne est de vendre votre maison et de louer une chambre près de votre travail, vous pourrez alors apurer votre dette. Non seulement vous ne recevez pas d'aide, mais on suggère même de vous mettre à la rue. Jamais un tel conseil ne m'avait été donné. Abasourdi devant tant de mépris, je me tourne vers vous et je vous dis. Mon histoire est banale et quotidienne, peut-être, peut-être pas... Moi, je crois que l'aide est très partagée... Mais il y a de la froideur et de l'inhumanité dans le regard des gens qui vous reçoivent dans des bureaux neufs et confortables. Mais surtout, ces mêmes personnes qui s'assoient face à vous, ne vous écoutent pas, ne vous entendent pas. on a l'impression qu'ils pensent: « N'en sort pas... bon débarras!» Oui, je suis triste, las, inquiet, désabusé, déprimé, déstabilisé et déterminé à crier bien haut: je me bats

Un fossois désabusé

Le Roux Kermesse 2000

Une fête sans anicroche

Sans connaître des moments d'affluence1 la kermesse de l'an 2000 se caractérisa par la stabilité du nombre de participants et sympathisants aux différentes manifestations prises en charge par chacun des comités que regroupe l'ASBL La Rovelienne. Ceci fait que la kermesse 2000 a été un franc succès et ce également grâce aux différents points attractifs mis en place : bodéga napoléonien, brocante, tournoi de ping-pong, soirées dansantes les samedi et dimanche, course cycliste, réception des jubilaires avec M. l'abbé Genard (notre invité surprise annoncé sur le programme fêtant ses 60 ans de prêtrise, goûter des aînés, restaurant du Maghreb dont la décoration de style nord-africain a été très soignée et appréciée. Je remercie vivement et chaleureusement la population rovelienne, les forains, le propriétaire du paint bail pour sa démonstration et tous ceux qui se sont dévoués gracieusement et qui ont accordé de leur temps à cette fête annuelle. L'engagement d'un service de sécurité à fortement porté ses fruits et nous avons passé une fête dans la joie et la convivialité.

Le lundi, ces festivités 2000 se sont clôturées par le vêlage traditionnel de notre Limotche locale et un magnifique feu d'artifice fortement applaudi. Je profite de cet article pour rappeler que les bénéfices recueillis durant la fête annuelle servent à couvrir les frais administratifs, taxes, assurances et entretien intérieur de La Rovelienne et je rappelle que le bâtiment de l'asbl (cafeteria) est non seulement mis à la disposition des différents comités, mais encore à celle de la population (p. ex. : réunions familiales, anniversaires...). Les bénéfices assurent également une participation importante à la Saint-Nicolas de nos petits Roveliens ainsi que le petit cadeau de fin d'année offert gracieusement à tous les aînés de notre village en fin d'année.

Mise au point : au petit groupe d'adultes qui m'a déblatéré, je lui signale que leurs dires n'ont affecté ni la fête, ni les liens amicaux que j'ai noués dans le village, mais qu'à l'encontre de leur objectif, leur politique a plutôt scandalisé ceux à qui ils se sont adressés et ceux qui étaient à proximité et qui les ont entendus. Joutes ces personnes n'ont pas hésité à me faire part de leurs dires tout

en étant offusqués, sachant bien le service que j'ai rendu à ce groupe comme bénévole pendant plus de dix ans. Je déplore ce procédé « bas de gamme » et indigne d'adultes, le dialogue en direct est de loin beaucoup plus constructif et honnête.

Le président de La Rovelienne:

F DELZANT

Marche Ste-Gertrude

Le 13 août: inauguration du monument aux conscrits

(discours du président d'honneur Freddy Delzant.)

Pour moi, ériger ce monument a été à la fois un défi et un travail laborieux, ainsi qu'un immense plaisir. Plaisir induit par la mise à jour c un épisode historique de notre village et par la découverte des patronymes de ces conscrits: leur nom étant encore, pour certains, prononcés dans Le Roux. Plaisir également induit par la possibilité ainsi offerte d'honorer la mémoire de jeunes hommes ayant souffert durant des batailles et des guerres. Leur donner de notre temps, de notre énergie, a également été un immense honneur. Voici maintenant les étapes qui ont jalonné l'élaboration du monument aux conscrits. Le premier défi a été de trouver un emplacement. Nous l'avons obtenu grâce à l'Administration communale de Fosses qui a mis à notre disposition cet excédent communal. Le second défi a été de trouver le financement des marbres fixés sur les stèles. Ceux-ci ont été offerts conjointement par le comité du Souvenir, les Ets Goffart et le Drink Bellaire-Porphyre. Vint ensuite la troisième étape : la conception du monument. Pour ce défi, le maître mot était inévitablement d'innover, de ne pas copier les monuments déjà existants. Par ailleurs, à la stèle aux conscrits, j'ai trouvé qu'il convenait d'y associer deux autres stèles s une pour notre patronne sainte Gertrude et l'autre à l'intention de tous les marcheurs roveliens qui se sont succédé dans l'escorte de la procession du 15 août à travers les ans. La 4e étape, celle de l'élaboration du monument et la recherche des matériaux requis. Voici tous ceux qui y ont collaboré et que je remercie chaleureusement:

- pour les rochers : M. Philippe Moreau et la carrière de Frasnes-lezCouvin

-pour les matériaux de construction dure : Ets Gilot de Falisolle et pour les bois de coffrage : M. Bricolage, de Vitrival;

- l'alimentation en eau et en électricité a été assurée par MM. Alexandre Goffinet et Simon;

les matériaux pour construire les hampes nous ont été offerts par le Marché de l'Occasion, de Vitrival;

-les drapeaux ont été offerts par le Syndicat d'Initiative de Fosses fermeture de sécurité et mousquetons pour les drapeaux ont été offerts par le Stock Américain:

-la décoration florale a été assurée grâce aux Ets Plevoets, Centre floral de Vitrival.

Enfin, je remercie l'Administration communale et le Service des Travaux pour l'aide en machines et matériaux qu'ils nous ont apportée. Le vin d'honneur qui sera servi à la suite de cette inauguration dans le complexe de l'asbl La Rovelienne, nous a été offert par le restaurant Méli-Mélo de Sart-Saint-Laurent. La 5e étape a été le recrutement de la main d’œuvre. Etre officier d'une marche, ce n'est pas seulement porter un uniforme lors des sorties mais encore de participer à toutes les tâches imposées par le renom de la Compagnie. C'est pourquoi je citE pour leur aide : Bernard Dufrasnes André Delvaux, Claudy Jacqmain Michel Tilmant, Emile Yernaux, Valéry Boulanger, Dany Grégoire, Emmanuel Sainthuile, Charlie Deproot et Yannick Delzant. Ces hommes on travaillé à la construction de ce monument; qu'ils en soient remerciés.

 

JEUNESSE TAMINES FOSSES 3 - O

C'est à une première demi-heure morne que les supporters auront droit. Tamines domine territorialement mais Fosses se défend bien, équilibrant les échanges, jusqu'à un quart d'heure du repos. La Jeunesse se crée, alors, trois occasions nettes mais ne parviendra pas à tromper la vigilance de Lorand. Une première fois, Francotte part sur son aile, sert son compère Delcommene qui tire, à bout portant, sur le gardien. Cinq minutes plus tard, Nys réceptionne un centre de Patris, contrôle et dribble, à l'entrée du petit rectangle, mais le cuir fuse juste à côté. Ensuite, une passe d'André pour Patris se termine par un tir en plein sur le dernier rempart fossois.

A la reprise, un envoi de Francotte trouve la latte. On pense que la Jeunesse va enfin emballer la rencontre. En vain. A la 53e, les visiteurs adressent leur premier tir par Concas et, à un quart d'heure de la fin, Viguie est bien près de tromper Quévy qui détourne in extremis. Le hold-up n'aura pas lieu. Les « Noir et Blanc » termineront en force. A la 80e, un coup franc, de Silvagni est mal capté par Lorand. Delcommene qui a bien suivi pousse le ballon dans le but vide (1-O). Ouf de soulagement dans les camp alloutois! Cinq minutes plus tard, un penalty sur Delcomenne est transformé imparablement par Silvagni (2-O). Et, juste avant le coup de sifflet final un but d'anthologie. Delcomenne intercepte le dégagement du gardien adverse et, des trente mètres, envoie un tir lobé en plein dans la lucarne.

 

Arbitre: M. Manon.

Buts: Delcomenne (1-O, 80e), Silvagni (85e, 2-O- penalty), Delcomenne (3-O, 90).

Cartes jaunes: Bertin, J.F.Lorand.

J.TAMINES: Quévy, Delcomenne, Nys, Renfla, Silvagni (68e, Alfei), Warnier, André, Marchand (86e, Miceli), Ruidant, Patris (88e, Prumont), Francotte.

FOSSES : P.E.Lorand, Concas, Colinet, J.F.Lorand, Renaux, Dumont, Simonis (68, Vandy), Laurent, Bertin, Viguie, (Rasetta 46e, De Vlieghere-84e), Geeraerts.

BAMBOIS – AISEMONT 0 - 5

Les Fossois s'alignèrent déforcés par les absences de Marchal, Jacobs, Janssens, Camus (blessé) et Crasset (travail). A l'issue d'une première demi-heure équilibrée, les « Coalisés « accentuèrent le rythme et se montrèrent menaçants, notamment par Vanvarenberg dont la tête frappa la latte. Ce ne fut que partie remise cinq minutes plus tard quand Frédéric Alin trouva la faille: 0-1. Les visiteurs firent la différence au second acte. Vanvarenberg signa un doublé aux 50e et 55e. A la minute suivante, les « Plagistes « bénéficièrent d'un penalty mais le gardien détourna l'envoi de Gossiaux. A l'heure, Legrain, de la tête, signait le numéro quatre et, à la 75e, Pacorus donnait au score une allure de forfait.