N° 31  18 août 2000

Il y a 100 ans

dans

 

£e Messager de Fosses

N° 32 du 12 août1900

Les ouvriers belges en Russie

Des incidents se sont produits dans la colonie belge des mines de Constantinowska et Santourinowska. Un certain nombre d'ouvriers beiges, effrayés par les vexations dont ils étaient l'objet se sont empressés de revenir au pays. Des incidents ont été dune gravité exceptionnelle. Des ouvriers belges occupés dans une tôlerie et une glacerie occupent des cités construites expressément pour eux. Le 23 juillet, vers 9 heures du soir des cris retentirent, des cris de ralliement des Russes. Immédiatement le sac et le pillage commencèrent. Toutes les maisons occupées par les Belges furent enfoncées à coups de pierres et de marteaux. Les forcenés pénétrèrent dans les maisons dont es habitants s'étaient sauvés dans les caves et dans les bois voisins, à demi vêtus et se livrèrent à un pillage en règle. Après avoir pillé les maisons, ils mirent le feu à une trentaine d'entre elles et alimentaient l'incendie en lançant du pétrole par les fenêtres à l'aide de seringues. On mit également le feu à la maison du directeur de la verrerie, qui dut se sauver avec sa femme et ses enfants et restèrent cachés dans les bois jusqu'au matin. Quand le jour vint, les Russes disparurent. Le mardi soir, ils se disposèrent à recommencer quand les Cosaques arrivèrent et opérèrent à environ 300 arrestations. Les Russes sont de véritables enragés lorsqu'ils ont bu du vodka le genièvre de là-bas et ce serait à la suite d'abondantes beuveries que les troubles auraient éclaté. Les Russes sont jaloux des Belges parce qu'ils travaillent mieux qu'eux et gagnent par conséquent plus qu'eux.

Morphée ne vous oublie pas

Non, ce n'est pas un panneau publicitaire pour un somnifère. Encore qu'on aurait pu croire la société tombée en léthargie, « dans les bras de Morphée » en quelque sorte (1).

Mais un panneau a côté de celui du M.E.T. annonçant, à l'entrée de Fosses en venant de Vitrival, les grands travaux de rénovation de la traversée de Fosses veut rappeler que le Société Morphée, de Spy, adjudicataire de ces travaux interrompus, n'oublie pas les Fossois et les milliers d'automobilistes qui traversent chaque jour notre cité. On le sait, on l'a dit déjà, après l'incident des pavés chinois qui ont causé un premier arrêt, ces travaux furent achevés à 90%. Il reste à réaliser les emplacements d'arrêts de bus et des bandes centrales de tourne-à-gauche. Cette partie qui devait être terminée fin juin, a été mise en attente car le sous-traitant qui devait les réaliser est tombé en faillite. Il a fallu refaire une adjudication avec tests de résistance des matériaux. Puis il y eut les congés annuels... La société Morphée a donc demandé une prolongation de délai, mais le Ministère ne semble pas d'accord et menace d'une amende de quelques 5 millions ! La Commune admettrait de la laisser tomber pour éviter de nouveaux arrêts de chantier, mais elle dépend du M.E.T. qui est maître des travaux et ne peut donc pas légalement prendre une décision unilatérale. L'affaire est donc portée en justice aïe, aïe, aïe! Enfin, un espoir, les travaux ont repris ce mercredi 16 août. On espère donc la fin pour la mi-septembre. Si tout va bien... Ce qui va, hélas, provoquer de nouveaux ralentissements de la circulation avec feux rouges itinérants. Ensuite, la Soc. Morphée entamera les réparations de la rue Delmotte et de la rue des Egalots, pour lesquelles elle est aussi adjudicataire. Et l'an prochain, il faudra ouvrir les nouveaux trottoirs pour placer les lampadaires d'un nouvel éclairage public, car les subsides prévus pour cela ont été engloutis (et détournés) pour le milliard que réclamait la sécurité de l'Euro 2000!

Ah, l'Administration!

(1) Dans la mythologie gréco-romaine, Morphée était fils du Sommeil et de la Nuit et dieu des songes.

Aisemont peut espérer de nouvelles écoles

Quand un projet de construction ou de transformation est en discussion au cours d'un Conseil communal, on peut dire que ce n'est que quelques années plus tard que ce projet sera réalisé. Et pour aboutir à une issue favorable, il faut remuer ciel et terre, ou plus exactement ministère après ministère et multiplier les interventions pour qu'un accord soit enfin Signé, surtout quand il s'agit d'obtenir les subsides légitimement espérés. L'exemple de la nouvelle école d'Aisemont est caractéristique à ce point. Une demande introduite en 1995 vient d'être accordée; Le Conseil pourra donc compter sur un subside de 18 millions pour une construction qui en coûtera 40.Une somme importante, mais qui devenait urgente. Car les bâtiments actuels comportaient deux implantations, vétustes, inadaptées et à la limite de l'insalubrité. L'état du chauffage central, remplacé en urgence, n'était pas un, luxe s l'ancien chauffage au gaz présentait 17 fuites, avec les dangers que cela comportait. Depuis la demande introduite, il y a eu changement de gouvernement et cela n'est jamais pour accélérer les choses. Le dossier de l'école d'Aisemont est finalement tombé entre les mains de la ministre. Depuis auprès de laquelle le bourgmestre Spineux a plaide l'urgence par l'intermédiaire d'un fonctionnaire du Fonds des Bâtiments scolaires. Les plans de l'architecte Vincent Houba sont si9nés. L'école maternelle sera désaffectée et l'école primaire s'adjoindra au tout nouveau bâtiment. Les nouveaux bâtiments comprendront 3 classes destinées à l'enseignement primaire, deux autres classes au maternel, un espace polyvalent, comme le veut la nouvelle pédagogie et une salle pour les enseignants. Si tout va bien, les travaux devraient débuter en septembre et l'école serait opérationnelle pour la rentrée de 2001. Ci-dessous : le plan de l'architecte Houba

Trésor de la collégiale

Cette exposition exceptionnelle de pièces rares et de grande valeur du trésor de la collégiale connaît un remarquable succès : on dépasse largement le millier de visiteurs avec des pointes de 60 à 80 personnes le dimanche. Mais si les visiteurs qui, tous, se disent étonnés et remplis d'admiration pour cette remarquable exposition, les Fossois constituent une infime minorité, alors que les amateurs viennent de toutes les régions proches (Tamines, Gembloux, Namur) ou lointaines (Bruxelles, Liège, les Flandres) voire des Anglais et des Allemands. Nul n'est prophète en son pays, dit le dicton. Les Fossois ne se rendent peut-être pas compte que d'ici quelques jours, il sera trop tard ; on ne reverra plus ces pièces d'orfèvrerie avant plusieurs dizaines d'années sans doute la dernière fois qu'on en avait exposé une partie était en 1970... Rappelons que, grâce à deux personnes engagées par le S.I. et à plusieurs bénévoles, l'exposition a pu être ouverte tous les jours, le matin de 10 à 12 h (sauf le dimanche) et l'après-midi, de 14 à 18 h. Une visite guidée a été demandée par Senior Amitié pour le lundi 28 à 14 h.

Et le 31, on démonte!

Aisemont le plus fort

Nous n'avons pas eu l'occasion d'en parler mais le comité des fêtes de Sart-Saint-Laurent avait eu l'idée de mettre à son programme de nombreuses activités sportives et notamment des jeux inter villages avec la participation de la localité d'Aisemont, avec toute la fougue et le chauvinisme que cela généra, mais, rassurons-nous, en toute fraternité comme le veulent ces réjouissances. Un jeu qui intrigua lors de sa présentation dans le programme, fut le jeu de kicker vivant. Sur un terrain, les joueurs des deux équipes se sont retrouvés attachés à une barre de fer, comme au kicker de café, un jeu qui donna lieu à bien des astuces sous les éclats de rire et les applaudissements des spectateurs ; ce furent aussi des concours de tirs, de courses en brouettes, courses en sacs, rappelant les anciens jeux populaires des fêtes d'antan. Mais ici, il y avait lutte entre deux villages et un public bon enfant, venu en masse, a pu ainsi se régaler. Et c'est finalement Aisemont qui sortit vainqueur de ces jeux. Et les autres activités furent également très appréciées du public. En conclusion, Sart-Saint-Laurent reste un village où l'on sait s'amuser en toute simplicité et en toute camaraderie.

Bravo au jeune comité qui semble disposé à renouveler l'expérience l'an prochain.

A Senior Amitié

Après plusieurs sorties culturelles au cours de cette saison d'été, le comité de Senior Amitié invite tous ses membres à une visite guidée du centre historique de Fosses-la-Ville (place du Chapitre) et ensuite de l'exposition du trésor de la collégiale. Toutes les personnes intéressées se rassembleront devant l1église pour 14 heures.

Confrérie St-Feuillen

Les membres de la Confrérie se réuniront au presbytère le jeudi 31 août à 19 h 30. On y fera le bilan de l'exposition et les premiers préparatifs de la fête de la Confrérie, le 29 octobre, avec intronisation de deux nouveaux membres. Tous les confrères qui le peuvent sont invités aussi à participer au démontage de l'exposition, le même jour dès 9 h.

Etat civil

Mois de juillet 2000

Naissances:

Le 4 à Sambreville : Loan Genot, fils de Christian et de Sophie Hoffmans, Névremont.

Le 7 à Namur : Chloé Montigny, fille de Alain et de Agnès Boulanger, de Bambois.

Le 10 à Montigny-le-Tilleul : Jarod Bastiaens, fille de Patrick et de Arlette Cristofani, Sart-Eustache.

Le 12 à Nivelles: Florend Giet, fils de Jean-Yves et de Camillia Prignon, Fosses.

Le 13 à Namur : Zoé Carpentier, fille de Christophe et de Marjorie Carpentier de Névremont.

Le 18 à Sambreville c Emilie Piret, fille de Joël et de Fabienne Godfroid, Vitrival.

Le 19 à Sambreville : Manon Jagers, fille de Joël et de Vanessa Helewaut, Le Roux.

Le 20 à Sambreville c Melvin Houzé, fils de Michaël et de Isabelle Grégoire, de Névremont.

 

Publications de mariages:

François Loomans, 37 ans, de Jemeppe-sur-Sambre et Carole Goossens, 26 ans, Fosses.

Raphaël Wiame, 26 ans, et Sophie Lefer, 24 ans, tous deux de Fosses.

Olivier Dony, 25 ans, Gembloux et Anne-Sophie Piraux, Fosses.

Georges Beguin, 53 ans, de Fosses et Letita Padurean, 36 ans, de Sedes (Roumanie).

Daniel Monom, 44 ans, de Fosses et Lioudmila Gontcharova-Lodova, 37 ans,

de St-Petersbourg (Russie).

Christophe Lambert, 27 ans, Fosses et Cécile Surnomt, 29 ans, Marcinelle.

 

Mariages:

Le 8 : Christophe Populaire, 28 ans et Nathalie Jassagne, 27 ans, tous deux de Sart-Saint-Laurent.

Le 8 : Frédéric Foulon, 27 ans, de Somme-Leuze et Nathalie Boigelot, 24 ans, de Fosses.

Le 14: Michel Coomans, 38 ans et Béatrice Verhaegen, 35 ans, tous deux de Vitrival.

Le 17 : Francis Looman, 38 ans, et Carole Goossens, 25 ans, tous deux de Fosses.

Le 22 : Patrick Lejeune, 26 ans, et Isabelle Bertinchamps, 26 ans, tous deux de Vitrival.

Le 29: Fabrice Piron, 29 ans et Mary Duchâteau, 27 ans, tous deux de Bambois.

 

Décès:

Le 3 au Home Dejaifve c Hubert Streel, veuf de Bernadette Vanye,

né à Noville le 8juin 1924, de Châtelet.

Le 7 à Godinne : Jacques Gilbert, époux de Christiane Lebichot,

né à Namur le 23 novembre 1936, de Fosses.

Le 12 : Lucienne Charles, veuve de Valère Rubay, née à Falisolle le 29 octobre 1911, de Le Roux.

Le 15 à Sambreville : René Farine, époux de Marie Dumont,

né à Nil-Saint-Vincent le 9 juillet 1923, de Bambois.

Le 18 à Charleroi : André Doclot, célibataire, né à Gosselies le 27 avril 1941, Vitrival.

Le 22 au Home : René Hembersin, veuf de Julia Preumont,

né à Wangenies le 4 septembre 1913, de Fleurus.

Le 26 au Home : Omer Jacquet, veut de Alice Jassogne, né à Tamines Le 4 août 1914, de Mettet.

Le 29 au Home : Nelly Lemy, veuve de François Robin, née à Beuzet le 3 mars 1927, de Fosses.

 

La Sint-Biètrumé

Les marcheurs de Bambois vont reprendre les armes pour effectuer ce prochain week-end, leur Marche annuelle en l'honneur de leur saint patron, Sint-Biètrumé.

Voici le programme des deux journées:

Dimanche 20 août

6.00 Réveil par la batterie

8.0oRassemblement place de l'Eglise

9.00 Remise des médailles

9.45 Dépôt d'une gerbe au monument aux morts

10.00 Messe en wallon, avec bénédiction des armes

11.00 Départ de la procession Sint-Biètrumé vers la Plage décharges aux chapelles et rentrée a l'église vers 12 h.

14.00 Rassemblement sur la place

14.30 Départ pour le parcours dans tout le village et décharges au cimetière et aux chapelles.

16.30 Parade en tirailleur avec décharges successives par peloton (a proximité du lac)

18.30 Prise du Saint Sacrement pour la rentrée à l'église

19.00 Feu de file à l'église

20.00 Cassage du verre à l'école (cérémonie non publique)

21.00 Tirage du gagnant du fusil de la tombola Sint-Biétrumé à la salle du curé, place de l'église.

 

Lundi 21 août

13.30 Rassemblement salle du curé

14.30 Visites de la compagnie, avec décharges, à tous les officiers et sympathisants qui en ont fait la demande.

22.00 Retraite aux flambeaux en remontant la rue du grand-Etang

23.00 Feu de file au monument aux morts

 

Composition de l'Etat-Major:

Adj. de Cie: Freddy Dubois

Officier payeur: Rudy Deproot

Tambour-major:Steve Barreau

Capitaine garde drap.: Claude Lainé

Capitaine des zouaves : J.-M. Mertens

Capitaine des tromblons : Jean Barreau

Colonel gendarme d'élite: Quentin Van Hecke

Capitaine Gendarme d'élite: Serge Martin

Capitaine des Voltigeurs: Marc Deproot

Rappelons que la marche de Bambois a une particularité : les années paires, c'est la « grande procession) rue du Grand-Etang, chapelle Neyrinck le Petit Bois retour par la rue du Grand-Etang (chapelle Courteille), rue du Baty de l'Espagnol, route de St-Gérard et rentrée du matin.

Les années impaires, c'est la « petite procession » : route de St-Gérard, rue du Gonoy, rue Curé Cambier, rue du Baty (chapelle), rue du Chabot, route de St-Gérard (chapelle) et rentrée du matin.

 

La Fête de Névremont

Voici le programme de la fête annuelle de Névremont qui se déroulera ce week-end:

Vendredi 18

19 h.: Inscriptions concours de belote

20 h.: Concours de belote en 8 tours, par équipes formées (prix suivant inscriptions)

Samedi 19

07 h.: Brocante libre barbecue au stand Ciney

16 h.: Ouverture des loges foraines Concentration de motos Cocktail Magic (magie animaliére)

21 h.: Bal des jeunes animé par Révolution Sound et Ligth - PAF:150 F

Dimanche 20

10 h.: Fête de la doyenne du village

11 h.: Ouverture du stand Ciney

Apéritif offert par le comité au stand Ciney

12 h.: Barbecue - Réservation souhaitée au 71.37.86

14h. : Radio Chevauchoir avec les artistes : Marie, Cédric, Pierre Milan, Franck Johan, Patrick, Enka, Johnny Mariaux, J.-CL. Lahaye

15 h.: Balade à travers les rues avec les Disclimbwagnes

16 h.: Ouverture des loges foraines Grimage pour enfants

21 h.: Bal animé par le sono Révolution Sound et Light

Lundi 21

09 h.: Départ de la Limotche

16 h.: Ouverture des loges foraines

17 h.: Ouverture du stand Ciney

21 h.: Bal populaire des années 60, animé par la Sono Révolution Sound et Light

22 h.: Rentrée probable de la Limotche

Mardi 22

14h. : Jeux enfants de moins de 12 ans - Grimage pour les petits

16 h.: Ouverture des loges foraines

17 h.: Ouverture du stand Ciney

21 h.: Bal de clôture

 

 

On a marché au Sart

Les marcheurs de Sart-Saint-Laurent, nous avons déjà eu souvent l'occasion d'en parler, ont donné à leur marche le titre d'annuelle depuis la Saint-Feuillen de 1963 et le 15 août avait été choisi comme date pour cette tradition. Mardi dernier, tôt le matin, les tambours et les fifres marquaient le rappel pour inviter les marcheurs à participer à la messe et à la bénédiction des armes. Ils eurent droit à une sévère douche qui ne ralentit pas leur ardeur, car, Si la journée se présentait mal avec un ciel couvert de nuages, ceux-ci disparurent au fil des heures comme pour rassurer les derniers hésitants qui ne collaborent pas volontiers avec la pluie. Après l'office, les marcheurs se rassemblèrent sur la place pour former un cortège moins fourni que les autres années, on ne sait trop pour quoi? Direction: le haut du village avec décharges aux chapelles. Retour vers la place pour prendre la direction du cimetière avec arrêt à la vieille chapelle, puis à la fontaine où se perpétue une tradition propre à Sart-Saint-Laurent : chaque soldat trempe la crosse de son fusil dans l'eau de la fontaine, les officiers utilisent la pointe de leur sabre et les cantinières y versent un verre de goutte. Ensuite, dépôt de fleurs au nouveau monument, salve d'honneur et dernière décharge à l'église avant le repos de midi.

A 14 h, nouveau rassemblement sur la place pour le départ pour l'après-midi avec, au programme, les visites chez les officiers et sympathisants, avec décharges à l'appui. La journée se termine par la très émouvante retraite aux flambeaux, dès la tombée de la nuit, jusqu'en bas du village où aura lieu le traditionnel feu de file, devant une foule relativement nombreuse. Mais à Sart-Saint-Laurent, le feu de file ne termine pas la soirée il faut préparer le corps d'office pour la prochaine sortie et, assez tard dans la soirée, on participe au cassage di verre afin que, dans l'euphorie d'une marche qui se termine, les promesses soient renouvelées avec la plus entière conviction.

Les 20 ans de la Marche Sainte-Gertrude

« On n'a pas tous les jours 20 ans...» dit la chanson. Le Comité de la Marche Sainte-Gertrude de Le Roux a voulu vraiment marquer le coup et a consacré trois journées à cet anniversaire. Un peu d'histoire: Mais on marche, au Roux, depuis bien plus longtemps. En tait, il n'y avait pas d'archives autrefois et on ne peut dire à quand remonte la Marche locale, mais les registres paroissiaux parlent de 60 hommes « sous les armes » pour honorer l'installation du nouveau curé, l'abbé Benoît, en 1841. Il existait donc avant cela une compagnie qui participa aux septennales de la St-Feuillen (il existe une médaille de 1851) jusqu'à la guerre 14-18, puis en 1921, 1930 et 1935, avec Sapeurs, Grenadiers et Voltigeurs et grâce au dévouement des frères Joseph et Eugène Cerfaux notamment, on revit encore des marcheurs en 1949. Vint la préparation de la St-Feuillen 1956 la Marche de Le Roux prit, l'année précédente, le nom de Marche Ste-Gertrude et obtint le titre de Société Royale et participait aux cérémonies du Souvenir à Belle-Motte. Des difficultés survinrent et en 1977, quelques fidèles firent la Saint-Feuillen avec Vitrival. Mais la tradition était ancrée au cœur des Roveliens et en 1980, avec l'appui du curé Genard, Léon Demeure, Valère Cerfaux, Freddy Delzant et Bernard Dufrasne relançaient la Marche avec cavaliers, Sapeurs, deux batteries, Grenadiers du 1er Empire. Puis un groupe de « Char-lotte » en 1983 sous l'impulsion des sœurs Debrulle, et des vivandières grenadiers équipées par Fernande Gosset. Freddy Delzant présidait le Comité et supervisait la Marche comme adjudant-major, avec l'autorité qu'on lui connaît. En 1991, Bernard Dufrasne prenait l'uniforme de Napoléon et organisait son escorte d'une quinzaine de cavaliers. De nouveaux groupes renforçaient cette belle Marche Gendarmes, Hussards, Dragons, et Artilleurs (des Aisemontois commandés par Guy Want), et de Remonjoie (Malonne).

Trois jours fastes.

C'est donc en trois pleines journées que la Marche Ste-Gertrude a commémoré le 20e anniversaire de sa « naissance».

DIMANCHE : pleins d'allant et d'enthousiasme, les marcheurs se sont rassemblés dès 9 heures sur la place pour aller déposer des fleurs au cimetière sur la tombe des anciens membres du Comité, ainsi qu'au monument des Zouaves du Xe corps français, aux Quatre-Chemins. Après le bivouac de midi, le Comité accueillait les autorités communales le bourgmestre B. Spineux, les échevins Charles et Lamy, des conseillers communaux et du C P AS, le doyen de Fosses, l'abbé Lambiotte et Genard, ancien curé de Le Roux toujours très attaché à son ancienne paroisse, ainsi que des délégations des Marches de l'entité. Le cortège se rendit à la rue Lt Cotelle où un terre-plein a été nettoyé et aménagé par les services communaux et où, sur une surface pavée, ont été dressées trois stèles de pierre brute portant commémoration celle du centre, la liste de 29 habitants de Le Roux conscrits (enrôlés de force) dans l'armée française entre 1895 et 1915 celle de gauche, un hommage aux anciens marcheurs de Le Roux et celle de droite, hommage à Ste Gertrude, patronne de la paroisse depuis 1732 et de la Marche depuis 1955. Le président, Bernard Dufrasne, après des mots d'accueil aux autorités, rappela ces souvenirs de l'époque française et la conscription un travail minutieux de D. Tilmant a permis de retrouver, parmi les 112.000 conscrits belges, les noms des 29 roveliens dont deux Coignet, sans doute parents du fameux sergent héros d'un film pas tellement vieux. Le bourgmestre et F. Delzant, Président d'honneur, ont dévoilé cette stèle; les échevins ont dévoilé celle des anciens marcheurs et l'abbé Genard celle de Ste Gertrude. Une salve d'honneur commandée par le mayeur a bien sûr ponctué cette inauguration du triple monument qui avait été fleuri. Le cortège revint ensuite sur la place pour les fastes du 20e anniversaire s un diplôme d'honneur fut remis aux marcheurs comptant 10, 15 ou 20 années de participation fidèle à la Marche, et une médaille aux drapeaux et à tous les marcheurs. La cérémonie se termina par une parade des tambours et des drapeaux. D'autre part, un hommage particulier fut rendu à Fr. Delzant : après avoir relancé la Marche en 1980, dit B. Dufrasne, il a assuré pendant 16 ans la présidence et la délicate mission d'adjudant-major, fonction qu'il a reprise cette année pour la circonstance. Le président a rappelé son immense dévouement qui a fait le renom de la Marche, avec des participations remarquées à Waterloo, An-vers, La Louvière, etc... Une plaque de bois ornée d'un Grenadier en étain lui a été remise. A noter que plus de 350 marcheurs ont participer à celle belle journée.

LUNDI matin, visite surprise à l'abbé Genard à Godinne s environ 80 marcheurs y étaient venus en caravane de voitures et, dans l'émotion que l'on devine, l'ancien curé commanda une salve : c'était aussi un hommage pour ses 60 ans de prêtrise.

L'après-midi, ils étaient encore près de 200 pour les visites (bien arrosées) chez les officiers et sympathisants et la journée se termina par l'habituel bataillon carré sur la place.

MARDI 15 AOUT, enfin, journée traditionnelle de la sortie de la Marche (on crut être arrosé... de pluie cette fois). Mais cela ne contraria pas la cérémonie de prise du drapeau, la messe et la procession vers le calvaire Grosjean. Au cours de l'office but bénit un nouvel étendard destiné à la Jeune Garde de l'I.M.P. de Malonne, avec laquelle la Marche Sainte-Gertrude a signé en 1999 une charte de collaboration. A la rentrée, c'est l'abbé Lambiotte, curé, qui commanda la salve sur la place.

L'après-midi fut consacrée à de nouvelles visites chez les officiers et des particuliers et vers 22 h, ce fut le traditionnel cortège aux flambeaux jusqu'au bataillon carré de la place du village. Un hommage particulier fut rendu à trois anciens : Gilbert Tassin, porte-drapeau durant 15 ans Daniel Tilmant, officier grenadier et Jacques Ducarme, ancien grenadier, qui reçurent une médaille spéciale. Puis la dernière salve fut commandée par le président d'honneur Freddy Delzant. Et ce fut la dislocation. Ces trois merveilleuses journées resteront à coup sûr un magnifique souvenu pour tous et une page de gloire dans les annales de la Marche Sainte-Gertrude. Pour la petite histoire, signalons deux faits : une dizaine de volontaires du village, dont Fr. Delzant, ont travaillé à la construction du triple monument des marcheurs à la rue Cotelle. Et d'autre part, il est piquant de noter que depuis 1958, un Français de la région de Bordeaux, cousin de Gilbert Tassin, et qui s'appelle... Bernard Bordelais (ça ne s'invente pas !) revient chaque année à Le Roux marcher en grenadier. C'est un grand plaisir, nous a-t-il dit, une joie de retrouver tant de camaraderie, et puis, c'est un peu de notre histoire française qu'on célèbre ici, dans cette marche napoléonienne.

Cérémonies du Souvenir

Le Roux se souvient de l'héroïque défense française.

La commémoration de la bataille de la Sambre, considérée par certains comme un massacre, par d'autres comme un échec, donne l'occasion de traiter ce premier choc des armées française et allemande sous ses aspects politiques et militaires. Le plan de concentration et d'opération adopté par l'Etat-Major allemand contre la France fut connu de l'Eta t-Major français dès le mois d'avril 1904. Ce plan prévoyait le passage d'une armée par Liège, Stavelot, Namur Charleroi Maubeuge, Guise Noton Compiègne, puis Paris, tandis que les trois autres armées opérant vers la Meurthe retiendrait contre elles toutes les forces françaises du Nord-Est. Le plan allemand obtenu par les révélations du « Vengeur», un officier du haut Etat-Major allemand maltraité, fut authentifié par le deuxième bureau français. A cette période, la France n'était pas en mesure de résister à pareille attaque c'est pourquoi, dès novembre 1904, l'Etat-Major français envisagea de porter une armée en Belgique au-devant des Allemands puis de la ramener très loin en arrière, soif jusque la Seine et l’Aube, appliquant ainsi la doctrine de Clausewitz relative au point limite de l'offensive, c'est-à-dire le point où le vainqueur, épuisé par l'exagération de son avance et par la fatigue de ses victoires est contraint de s'arrêter Les événements ont confirmé la véracité des informations reçues qui se sont traduites par la bataille de la Sambre, suivie de celle de la Marne. Sous la direction de Grandmaison, en dehors de Joffre, l'Etat-Major français prépara un plan offensif le plan XVII: 4 des 5 armées françaises, 800.000 hommes, devaient se ruer en avant, en direction des provinces perdues, le Rhin comme objectif; une variante qui ne fut pas appliquée prévoyait une entrée en Allemagne en passant par la Suisse. Il semblerait que des Intervention' politiques aient amené le généra Joffre à abandonner le plan XVII afin de s'assurer la faveur de l'opinion mondiale en laissant apparaître l’Allemagne comme seul agresseur et de faire basculer l'opinion anglaise pou la guerre dès l'instant où la Belgique serait envahie. C'est ce qui expliquerait, en partie, la répugnance que montra Joffre à se porter au-devant de l'Invasion allemande par la Belgique, au grand dam du Roi Albert 1er qui avait averti les autorités françaises de l'imminence de l'invasion e le repli des armées françaises de dix kilomètres en deçà des frontière' Nord-Est (Propos recueilli dans « Bretagne 14-18 », par Gabriel Le Mer). Tous les ans, le Comité du Souvenir de Le Roux, présidé par Daniel Tilmant et que secondent, Miche Bierlaire, René Hatert, Gérard Parent et Pierre Godenne, organise une commémoration de la Bataille de la Sambre sur le secteur de Le Roux et Aiseau là où se battit la 20e division britto-normande. Cette année la manifestation du souvenir qui se déroulera les samedi 19 et dimanche 20 août, sera rehaussée, outre de plusieurs personnalités représentants de nos Institutions, de quelques familles bretonnes, de chercheurs et historiens. Ce sera l'occasion d'échanges fructueux avec des chercheurs locaux permettant ainsi de tordre le cou à"des légendes tenaces créées au lendemain du conflit, de donner aux événements leur juste place. Les honneurs militaires seront rendus par une section du C.E.C. de Givet et par un peloton du 2e Wing Tactique de Florennes, tandis que la Fanfare St-Henry d'Ermeton-sur-Biert prêtera son concours avec les trompettes de la musique des guides.

Changement de programme dans le déplacement du cortège : le pèlerinage pédestre vers la Nécropole de Belle-Motte est supprimé. Dès l'hommage rendu au Square des Zouaves, les pèlerins devront se rendre à Belle-Motte en voiture.

Programme:

Roselies : samedi 19 août 2000

17h.00:en l'église St-Joseph Grand-messe du Souvenir et Concert Spirituel donné par la Philharmonique R. Ste-Marie Oignies

l8h.30 :Visite des Monuments commémoratifs de Roselies : cérémonies d'hommage et dépôts de gerbe, suivi d'un vin d'honneur offert par l'Administration Communale

Le Roux Dimanche 20 août 2000

11h00 : à la Nécropole de Belle-Motte: défilé, dépôts de gerbes et salves d'honneur par le Se Régiments de Tirailleurs Algériens de Fosses

14h.30:place des Quatres-Chemins mise en place des troupes militaires française et belge avec musique

salle omnisports La Rovelienne : accueil des autorités et personnalités Officielles françaises et belges par les promoteurs du Souvenir

14h.45 :présentation des troupes militaires, musique et drapeau) des Associations Patriotiques

15h.30 :Te Deum, chanté en l' église Ste-Gertrude rehaussé par la chorale paroissiale

15h30 :Visite au Monument aux Mort, cérémonies d'hommage.

16h.00 :vin d'honneur en la Salle des Sports

16h.30 :Square des Zouaves: cérémonie de Reconnaissance au Mémorial du 10e Corps d'Armée.

17h.00 :Nécropole Militaire Française de la Belle-Motte à Aiseau Presles (où reposent 4.057 officiers et soldats d'août 1914) cérémonies d'Hommage et de Reconnaissance aux héros di la Bataille de la Sambre, commentées et dirigées par la jeunesse.

D.Tilmant