N° 26  30 juin 2000

CONSEIL COMMUNAL

« ON BOUFFE LES TIROIRS »?...

L'ordre du jour, fort administratif, ne taisait présager qu'une séance plutôt morne, jeudi dernier 22 juin. Mais (élections communales prochaines obligent ?), on assista à une passe d'armes animée (mais correcte) entre le conseiller Brachotte, au nom du PS, et les membres du Collège. Il s'agissait une fois de plus du problème des emprunts. Enfin problème... pour la minorité, pas pour la majorité qui n'y voit que bonne gestion. Deux séances plus tôt, la minorité avait voté sans sourciller des emprunts pour 34 millions. Comme elle renâclait devant d'autres la fois dernière, l'échevin le leur avait tait remarquer. Piqués au vif, ils ont cette fois crié halte-là! Ainsi après avoir admis un legs de 100.000F fait à la Fabrique d'église, le Collège proposait 5 emprunts nouveaux:

- 1.845.250 F pour l'achat d'un camion à containers,

- 800.000 F pour l'achat d'un véhicule 4X4

- 433.398 F pour l'achat de matériel de signalisation routière

- 2.492.000 F pour la réfection des rue Delmotte et Victor Roisin

- 3.300.000 F pour la réfection de la rue Pré Standard.

« Assez d'emprunts : » s'écria M. Brachotte, confirmant ce qu'il avait dit la fois passée : « vous emprunteriez pour acheter une trottinette! ». Et de reprendre un article de l'échevin des Finances dans le bulletin communal avec le tableau des emprunts et de leurs charges annuelles. «A combien en est-on aujourd'hui ? » L'échevin ne peut évidemment pas répondre la situation évolue chaque jour. De nouveaux emprunts remplacent ceux qui se terminent. Et de nouvelles formules sont offertes, avec des taux inférieurs et un plus long étalement c'est donc de bonne gestion de profiter de ces conditions intéressantes.

M. Brachotte insiste, sortant fièrement une situation reçue du Crédit Communal (pardon Dexia) même : à ce 22 juin, 216 millions d'emprunts, avec une charge (remboursement et intérêts) de 26.000.000 F par an. On est donc bien au-dessus des 21 millions prévus au tableau en question. Et de conclure : « On ne racle plus les fonds de tiroirs, on bouffe les tiroirs ! »...CQFD.

Les membres du Collège ne se laissent pas démonter pour autant : Nous valorisons notre patrimoine, rétorque M Sarto et de ce fait nous accroissons notre pouvoir d'emprunt Et M. Charles : « Nous n'empruntons tout de même que pour des choses utiles »! Le conseiller PS ré attaques « Au lieu d'emprunter, vous devriez payer certaines dépenses sur fonds propres. Vous avez un boni des exercices antérieurs (20 millions), mais vous n'osez pas y toucher parce que vous savez que vous en aurez besoin pour boucler votre budget 2000». Le bourgmestre rassure : « Nous voulons encore être aux affaires l'an prochain, donc nous n'avons pas intérêt à vider la caisse!». Et la discussion s'écarte du sujet « Qu'avez-vous fait pour attirer des investisseurs ? » demande M. Moreau. Le bourgmestre Spineux évoque une étude du Bureau Economique pour étendre la zone artisanale entre Fosses et Vitrival, côté gauche. Bien sûr, il faut du temps reconnaît M. Moreau. « Celui que la majorité précédente n'avait pas mis ? » rétorque le mayeur qui en revient à l'ordre du jour. La minorité admet la nécessité des achats et des travaux, mais n'est pas d'accord sur la procédure: les 5 emprunts ne sont approuvés que par l'UD, et la minorité s'abstient. Autre explication du même genre la réfection de la rue du Potage: «un dossier qui a été porté par plusieurs générations de conseillers » dit M. Sarto, et vu son importance(9 millions), il a bien fallu recourir aux subsides, d'où ce long retard la part communale ne sera que la moitié, mais on espère cette fois un travail solide car des butées en béton sont prévues et la largeur portée à 5 mètres: la partie fossoise ne déparera plus à côté de celle de Ham-sur-Sambre, réalisée depuis plusieurs années déjà.

- On reparle aussi des « coussins berlinois », ces ralentisseurs réclamés par des riverains effrayés par la vitesse des automobilistes, mais qui ne veulent pas les voir placés devant chez eux... De plus, cette technique a fait l'objet de critiques techniques, mais ceux qui sont déjà placés seront allongés par une bande centrale, les nouveaux, plus longs, ont reçu l'agréation du ministère. Ces «coussins berlinois » seront placés surtout aux abords des écoles, répondant ainsi au souhait du Conseil Communal des enfants qui en faisait une priorité. On en verra ainsi 4 à Aisemont, 4 à Névremont, 2 à Le Roux, 2 rue des Zolos, 2 rue Ste Brigide, 4 rue de l'Ecole Moyenne, mais aussi rue des Tanneries, rue Chapelle de la Paix, à la Campagne du Chêne, rue du Bout à Vitrival, rue de Claminforge à Le Roux, du Sartia à Sart-Eustache, et à Sart-St-Laurent, là où une fillette a été renversée dans un nouveau quartier.

- Autre projet : la 1ere phase de réfection de la rue de la Plage avec aménagements de sécurité devant l'entrée du lac : plateaux ou bandes colorées. Il en coûtera 5,3 millions de part communale.

- Un supplément de 49.289 F est admis pour le poste menuiserie dans la transformation de l'ancienne maison communale de Sart-Eustache en 2 appartements, déjà loués d'ailleurs.

- La parcelle communale a côté de l'école de Bambois qui avait vu le renon de l'amateur, est remise en vente (681.850 F). L'échevin M. Charles précise aussi que les parcelles de la rue de la Plage se vendent bien. Autre information : le transfert de la Police communale à la Gendarmerie est en bonne voie.

- Et le conseil fixe les jetons de présence et indemnités pour les membres des bureaux électoraux.

- Enfin, à huis-clos, deux nominations à titre définitif; Brigitte Brants au Service Urbanisme et Christine Migeot à l'Etat-civil.

Conseil des enfants

 

Pas question de se tourner les pouces au conseil communal des enfants. L 'assemblée plénière a prouve que les élus continuent à se mobiliser.

Les élus du conseil communal des enfants de Fosses n'ont pas chômé et sont loin de se reposer sur leurs lauriers. Lors de l'assemblée plénière en l'hôtel de ville les différentes com-. missions ont présenté leurs réalisa-fions et leurs projets. En effet, afin de rendre leur travail plus efficace, les élus, épaulés par Bernard Michel du Syndicat d'initiative et l'IDEF, se sont répartis en trois commissions Le sport et loisir, la sécurité et l'environnement. Devant la délégation communale emmenée par Benoît Spineux, ils se sont exprimés sur différents sujets et ont posés des questions aux édiles.

Drogue

La commission des sports et loisir ont présenté les résultats d'un sondage mené dans la population sur les thèmes de la sécurité, l'environnement et la propreté. La participation de la population à l'enquête a été très faible. En effet, sur plus de 100 personnes interrogées, seules 32 ont répondu. Un problème à émergé la sécurité sur la nouvelle plaine de jeux dans le centre. Les autorités communales ont reconnu l'existence d'un problème de drogue sur le site. Le soir, plusieurs jeunes ont été surpris par la police à fumer des joints de haciche. De plus, il est vrai qu'une seringue a été retrouvée. Benoît Spineux a toutefois souligné que Si le problème existe, il est loin d'être dramatique. La mobilisation policière a été immédiate, mais impuissante face à la législation qui tend à libéraliser et aux réticences du Parquet à poursuivre. Benoît Spineux s'est engagé toutefois à intensifier les rondes policières sur le site. Bernard Meuters a expliqué que l'on ne pouvait défendre l'accès à la plaine, cette dernière étant un lieu public.

Ravel escargot

Interrogé sur la projet Ravel reliant les lacs de Bambois à l'ancienne gare de Fosses, Michel Charles a reconnu la lenteur de l'avancement du dossier, alors que toutes les lettres ont été envoyées. Le bourgmestre a conseillé aux enfants d'écrire une lettre aux autorités compétentes afin "de faire avancer le schmilblik". La commission sécurité a été entendue. Plus de 18 ralentisseurs vont être posés pour 2 millions et demi de francs aux endroits tels que les rues de Névremont, de la station à Aisemont, rue Grande à Le Roux, à côté de l'Athénée, rue Sainte Brigide.

Dans la lune sur terre

Céline Jean a remporté le con cours d'affiches sur le thème de la sécurité, son slogan a fait sensation:

 

«Ayez sur la lune, les pieds sur terre mais sur la terre ne soyez pas dans ta lune »

La commission a présenté ses réalisations comme le nettoyage du bois du Beau-Lieu à Vitrival par les écoliers des trois réseaux. C'est l'école de Vitrival qui a remporté le concours de dessins sur le thème de la propreté. La commission s'est vue accorder des crédits afin de réaliser des panneaux de sensibilisation à la propreté de l'environnement. Ces derniers seront plantés aux abords de certains bois et aux endroits stratégiques.

Distinctions

Solvay a toujours été un gros pourvoyeur d'emplois pour toute la région, et notamment Fosses : nombre de nos concitoyens y ont trouvé du travail et même, au niveau des rémunérations, plus intéressant qu'ailleurs. L'usine de Jemeppe, sans doute la plus grosse productrice de PVC au monde, est un des fleurons de la société.

La direction de Solvay-Jemeppe a tenu a congratuler ses plus anciens et fidèles collaborateurs : ils étaient une centaine et parmi eux:

- Pour les Palmes d'Or : Jean Decuyper (Névremont) et Emile Manque (Fosses).

- La Médaille d'Or: Robert Josses (Névremont)

- La Médaille de lere classe : Francis Godfroid, Fosses Jacques Lemière, Haut-Vent; Guy Péant, Névremont.

- La Médaille de 2e classe : Alain Doucet, Fosses.

A tous, nos vives félicitations.

Cercle Horticole

Notre fournisseur habituel nous fait part de sa nouvelle collection de bulbes à floraison printanière, printemps 2001. Comme vous connaissez la qualité et le sérieux de cette firme nous pouvons lui faire confiance et le s prix sont très intéressants. Bon de commande disponibles chez le délégué G. Vermaut. A commander pour le 15 juillet et disponible au environ du 10 septembre

Artiste fossoise

Le Centre communautaire culturel de l'entité, organise dans les locaux du S.l., place du Marché, une galerie permanente de nos artistes locaux. Du 1er au 20 juillet, elle accueillera une série d’œuvres de Simone Scohier (Mme Pierre Lepinne, de Névremont). L'exposition sera visible en semaine de 9 à 16 heures et le dimanche, de 10 à 18 heures.

Fosses-Orbey

Le jumelage Fosses-Orbey a retrouvé un dynamisme nouveau. Il faut dire que les anciens du comité se sont épaulés de plusieurs jeunes couples plein d'idées et d'entrain.

On se souvient du remarquable succès du souper-choucroute du 18 mars dernier, où près de 170 repas furent servis. Le comité a tenu jeudi une réunion d'évaluation, et la satisfaction étaient de mise. Mais d'autres activités y ont été évoquées. La 4e année primaire de Vitrival a passé une semaine à Orbey et tous sont revenus enchantés de l'accueil, des paysages, des découvertes , des expériences, des amitiés nouées. Cinq d'entre eux sont venus dire leur satisfaction : l'un fut frappé par la visite du Conseil de l'Europe à Strasbourg (et la photo sur le grand escalier d'honneur, là même où se font photographier les députés et visiteurs de marque>; un autre a parlé des conditions d'hébergement et de la nourriture (extra I); un autre encore a dit son émerveillement sur la cathédrale de Strasbourg et la promenade en bateau-mouche sur le Rhin le 4e fut frappé par le musée du Val d'Orbey et les infrastructures de la pisciculture et le 5e a exprimé la joie de tous de la journée passée avec une classe d'Orbey: il y eut des jeux en commun, échange de cadeaux, et beaucoup d'amitié. Tous ont été enchantés de la gentillesse et de la jovialité de M. Martichamp, le délégué du S.I. local, qui les a accompagnés chaque jour et venait les saluer le soir (une petite élève en est même tombée amoureuse !). Des adresses ont été échangées, des correspondances se sont établies, et déjà des familles vitrivaloises sont allées sur place voir ce qui a tant enchanté leur enfant. Et tous souhaitent refaire cette belle expérience. Mais, Normalement, l'an prochain c'est une classe d'Orbey qui doit venir à Fosses. Avec un gros problème : le logement. N'empêche, il faut remercier et féliciter les deux responsables :Mme Christine Debrulle, l'institutrice, et Mme Viviane Mancini, directrice des écoles communales, qui avaient remarquablement préparé et organisé ce séjour didactique, avec l'aide de la commune et du comité de jumelage. Aisemont aussi a bénéficié d'un fructueux échange : l'équipe des minimes de football a passé quelques merveilleuses journées de grand air, avec deux rencontres contre des équipes orbelaises, un chaleureux accueil, un cadeau de la mairie. Et même une famille d'Orbey est venue à Aisemont.A ce niveau footbalistique, la RUSF prépare aussi un déplacement à Orbey, pour l'équipe première. Le projet est à l'étude. Et il est aussi question d'y envoyer nos chinels!... Enfin, les 21-22 octobre, la chorale Bebronae Cantores fera aussi le voyage en Alsace pour donner un concert avec la chorale d'Orbey Chacune présentera une série de chants et quatre morceaux serons exécutés en commun.

Les fossois, comme on voit, aiment aller à Orbey. Les orbelais les recoivent volontiers. Ce qui est plus

le, c'est de décider ces derniers à venir chez nous. Mais on y songe! L'amitié, les rencontres, le< échanges entre les deux villes sœurs, ça marche! Et cela fait plaisir «Dans un esprit de fraternité internationale, disait la première charte de 1973, ...dans l'espoir de susciter des relations humaines, culturelles, sociales, scolaires, sportives et autres… »

Ce grand idéal de fraternité ou s'inscrit notre jumelage, il fallait qu'i se concrétise en des contacts nombreux de nos deux populations. Avec des hauts et des bas, selon les années. Mais avec « des hauts », pour le moment!

Réabonnements

Nous invitons les abonnés qui ont souscrit l'abonnement pour le premier semestre, à renouveler leur abonnement pour le second semestre, très rapidement. Vous pouvez donc faire un versement de 580 F au compte de l'Imprimerie Romain, rue des Remparts à Fosses, au n0 CCP 000-0021185-39 ou venir payer au bureau du journal.

A Senior Amitié

L'Amicale du 3e Age annonce deux belles excursions:

- Ce lundi 3 juillet : sur les traces de St Hadelin, avec visite de l'église romane de Celles, un des plus beaux villages de Wallonie, puis du château médiéval de Vêves.

- Le mardi 18 juillet : une journée dans une des plus anciennes villes d'Allemagne : Cologne. Départ du car vers 7 h., arrivée et visite de la cathédrale (un des plus grand édifice religieux du monde) à 9 h. 45, puis visite de la ville en car. Après le repas de midi, croisière sur le Rhin. Retour à Fosses vers 22 heures. lnscriptions pour le 7 juillet chez Mme Mazuin (071) 71.23.80.

L’enseignement à Fosses au cours nos siècles (III)

 

Et en 1854, une Ecole Moyenne est créée dans les locaux, vastes et spacieux, offerts par la Commune : la moitié des nouvelles écoles de la rue des Remparts. Le personnel enseignant comprend alors un directeur (M. Le Roy, qui était instituteur communal), deux régents et 1 instituteur pour une section préparatoire. En outre, des professeurs à temps partiel pour la religion, la gymnastique, la musique et le dessin). En 1860, le directeur est M. Lejeune en 1872, M. Heller en 1894, M. Bastin; en 1898, M. Franck en 1903, M. Buisseret (père du Ministre) en 1907, M. Coulée. On a mieux connu par la suite MM. Depester, Laude, Mahy, Calmant, Collin, Gérard... Moins de dix ans plus tard, dès 1863. l'Ecole Moyenne de l'Etat se trouve à l1étroit dans ses 3 classes de la rue des Remparts. C'est que les élèves affluent de tous les villages des alentours de Ham-sur-Sambre à Biesme, de Floreffe à Le Roux...Aussi le Conseil communal doit-il se mettre à la recherche d'un terrain pour des constructions plus vastes. On envisage en premier lieu la propriété de M. Biot, dite Pachy du Curé , de l'autre côté de la rue des Remparts, là où se trouve actuellement le Mestdagh (nous en avons parlé précédemment dans un article sur le jeu de balle au XVIIe ) En 1867, le Conseil reconnaît la nécessité de construire une maison pour loger le directeur de l'Ecole Moyenne il n'est pas question donc de locaux scolaires. En 1870, le Conseil décide que la construction se fera sur le terrain « des Zébonniers » (curieuse graphie pour l'expression " aus-è-bonniers"). Et que cela se fera «le plus tôt possible ». On attend depuis sept ans déjà! C'est en 1871 que les choses démarrent : considérant que « le terrain en question remplit toutes les conditions d'hygiène et de situation calme pour une école gardienne et primaire », le Conseil décide l'achat pour 16.022 fr. du terrain "des Zébonniers", à l'entrée du chemin qui vient d'être créé pour aller vers Haut-Vent (car jusqu'alors, on accédait à ce hameau par la rue du Moulin, les Bas-Prés et les Forges la rue actuelle n'était qu'un sentier). Le 8 mai 1872, l'achat est autorisé. Le 18 juin, l'adjudication des travaux est confiée à Feuillen Genard et Isidore Goffart pour 55.875 F, la part communale étant de 23.969 F. Des débats et démarches s'ensuivent pour obtenir des subsides supplémentaires de l'Etat en vain. Le 5 avril 1873, l'ordre est donné aux entrepreneurs de commencer les travaux c'est l'Ecole Moyenne que l'on a connue jusqu'en 1939, date de son agrandissement par une première aile de 6 classes (là on l'on se rend pour aller voter). Il reste aujourd'hui de la première construction, les bâtiments en façade (les habitations du directeur et du concierge et la salle de gymnastique entre les deux). Par la suite d’autres constructions se sont ajoutées et après avoir été Lycée, l’ancienne Ecole Moyenne est appelée Athénée royal Roi Baudouin (en raison des récentes restructurations de l'enseignement).

L'école Saint-Feuillen

Lors de la guerre scolaire de 1879, le doyen Banneux décide la construction d'une école libre pour garçons sur un terrain appartenant à la Fabrique d'église, rue des Zolos. M. Emile Lallemand, instituteur à l'Ecole Moyenne, n'hésite pas à démissionner de ses fonctions à l'Etat perdant tous les avantages y afférents, pour devenir le premier instituteur de l'Ecole Saint-Feuillen les vieux Fossois on entendu parler de sa très forte personnalité, du respect et de l'affection qu'il suscitait chez les élèves et qui firent le succès et la réputation de l'école qu'il dirigea. pendant 40 ans. En 1818, il fut' aidé puis remplacé par M. Charles. Deschamps, puis par M. Delvigne en 1932. M. Wiame fut un moment second instituteur, puis M Wenin avec MM. Deblaton Bodart, etc. L'école était réservés aux 6 années primaires. Il y eu ensuite, en 1974, fusion avec l'Ecole Saint-Marie qui avait adopté la mixité.

Aujourd'hui

Avec la modernisation, de profondes modifications se sont opérées dans nos écoles, de nouvelles sections se sont ouvertes. L'Ecole Moyenne, construite au siècle dernier, devenue Lycée puis Athénée, s'est considérablement agrandie par de multiple. constructions nécessitées par la multiplication des options, de ses cours du soir, mais surtout à la suite de la fusion des écoles communales primaires ; ses locaux sont même aujourd'hui en surnombre.

L'Ecole des Sœurs, dont le succès périclita un moment, fut repris par le Collège Saint-André d'Auvelais le pensionnat disparut mais de nouvelles sections SE sont ouvertes, ce qui nécessite aussi de nouvelles construction et une modernisation des anciens bâtiments. L'Ecole Saint-Feuillen a fusionné avec le Collège Saint-André pour former les écoles libres. Les écoles de Bambois et de Haut-Vent ont disparu, par manque d'élèves (les enfants sont facilement conduits en voiture par le parents ou par les bus scolaires) Les anciennes écoles communales ont été démolies : rue des Remparts (filles) pour le bâtiment des Finances ; rue Delmotte (garçons) pour y construire la Justice de Paix, trop à l'étroit à l'Hôtel de Ville en raison de la fusion des communes... Si ce « sacré » Charlemagne revenait, il serait sans doute heureux de constater que l'enseignement qu'il préconisait a pris aujourd'hui une telle ampleur. L'ère des plumes d'oie, qui se prolongea avec les plumes « ballon », les touches sur les ardoises, les crayons sur les cahiers de brouillon, tout cela fait place aujourd’hui aux ordinateurs et bientôt à internet.

Mais la qualité de l’enseignement est-il meilleur pour autant ? .

Marche Saint-Pierre

Comme il est de tradition depuis 1963, la compagnie de la Marche Saint-Pierre de Vitrival a fêté dignement son saint patron. Ce sont les tambours qui dès 13 h. 30 et ce pour la 38e fois, appelaient la centaine de marcheurs à lancer cette première journée du 25 juin pour la bénédiction des armes célébrée par l'abbé St-Hubert. Par la suite, le cortège pris le dé-part pour le défilé dans les hameaux avec une ambiance qu'on ne peut imaginer lorsqu'on n'est pas marcheur. La Marche fut reçue chez: M. Philippe Larivière, Mme Marie-France Dupire et Jonathan Mme Laurence Titeux (conseillère communale) réception par la suite chez le Président de la Marche Willy Ipercielle et son épouse Edith Willem par les patrons de la taverne du Val Trecko « chez Alex» Au Bauliat chez Mme Cobut; M. et Mme Bernard Calande; le traditionnel bivouac fut offert par les patron du restaurant « Le Mistral » (M. et Mme Ed. Versolato) le home Bendric; M. Pierre Godenne. Le retour, vers 21 heures au local

« Les Dsiettes », fut pour beaucoup, continuer la journée dans l'amusement et la bonne humeur. Le comité et le Corps d'Office remercient tous les sympathisants qui ont eu la gentillesse de les recevoir.

Programme des 2 et 3 juillet:

Dimanche 2 juillet:

06 h. 00: Réveil par la batterie

09 h. 00: Rassemblement des marcheurs et accueil des délégations au local

09 h. 30: Prise du drapeau

10 h. 00: Messe militaire suivie de la procession

14 h. 30: Départ du défilé dans le village

17 h. 00: Bivouac à la Chapelle Bastin

18 h. 00 : Bataillon carré à la Pâture Bernard

19 h. 00: Rentrée de la statue St-Pierre à l'église Défilé d'honneur et feu de tue

20 h. 00: Rentrée de la Marche à la Taverne «les Dsiettes »

Lundi 3 juillet:

07 h. 00: Réveil et rappel par la batterie

09 h. 00: Rassemblement au local

l0 h. 00: Messe en mémoire des marcheurs décédés Salve d'honneur au monument au morts et visite au cimetière

14 h. 00: Sortie de la Marche Visite aux officiers sympathisants

22 h. 00: Retraite aux flambeaux avec illumination de la Chapelle St-Pierre

23 h. 00: Défilé final suivi de l'extinction des feux sur la place Jean Tousseul.

Contact pendant la marche: 0495 / 76.23.75

Pour le Comité Guy Duret

Powézîye d'on bia d'joû d' maîy

On rèyon d'solia r'glatit tot d'on côp d'ssus l' murwé d'one basse dé l' fontin .ne Sint-Fouyin. Achîd su one bowéye di grossès hièbes, su li d'zeû do tch'min dès Tchapelins, dji n'arète nin di m'rafyî do bia payisadje qui dj'a là pad'vant mès-ouys asbleuwis. Odjoûrdu c'è-st-one vraîye èt bèle djoûnéye do mwès d'maîy. Lès vatches, dins lès patures, contin.nes dé l' biaté d' leû sôrt, tchampîyenut dé l'boune èt crausse hièbe, rilèvéye di bias blancs coucous qu'èles rindront en bon lacia à l'vièspréye, quand l'cinsi lès vêré moude. Leus nwârs ét blankès tatches, richonenut d'ssus leûs flancs à dès twales d'on pinte surréyalisse. Tot d'on côp, corne Si on majiçyin izeû aureûve dîné on signâl, éles s'arètenut d' tchampyî ét, one pa-drî-n-one l'ôte, élle évont bwâre ét s'coûtchi asto dé l'fontin.ne St-Fouyin, à 'ombradje dès spès ét vètes fouyadjes di deûs ou tnnès grandès saus. A costé d' mi, dès sautrales djoûwenut à saut-d'bèdot su l'timps qui d'ssus m'drwète one drigléye di rossètès copiches faîyenut l'coûsse en fiant d' l'alpinisse dissus on grand tchèrdon. A cink-chîs mètes asto d'on pikèt d'cloture, one frimoûche si mèt à boudji. Suremint qu'i gn-a là, pad'zo, on fougnant à l'cache après on bon vièr.

Mi r'gârd ridchint dissus l'pîssinte, afroyiye étur deûs hôts pèrèts, rascouvièts di nwârès spènes ét d' sauvadjes cèrijîs, tot blankis d' fleûrs, qui lès mouches à mièl bètchotenut avou ostant d'amoûr qui lès djon.nes-amoureûs, discouviant tot d'on côp qu'is s'vèyenut télemint voltî qu'is n' si savenut disclaper d'-n-on l'ôte. One bleuwète sicaye èst tchèyeûve au pîd d'one fètchêre. Est-ce one sipreuwe ou on mauvi? One novèle vîye èst skèpiye. On pau pus lon, dins one ôrbêre rimpliye di broûs, one aronde vint rimpli d'bètch èt r'paute lèdjêre èt spitante, râsant l' dagne tot fiant dès toûs ét dès cotoûs po r'trover on nid à pwin.ne cominci. Vèci d'abôrd, au Tri-à-l'lute, nin on seûl warache brût n'assoûrdit mès orèyes. Tot jusse tènawète on tchîpladje d'one aronde, li bèle musike d'on cârdinâl, ou co bin lès fiérs triyolèts d'one aulouwète qui file tot drwèt dins l'bleuw sitwèli. Djustumint, en chûvant do r'gârd li bèle musucyène, dj'apèrçwè co pus wôt on mouchèt qui fait l'Sint-Esprit. Mètant à paurt li doûce musike dé l' natûre, i gn-a qui l' biseladje do silence qui chîcheléye dins mès-orèyes. Portant, tos cès brûts-là, dji n'a nin invîye dé lès piède. C'èst por mi l'pus bèle musike do monde. Pa-d'vant mi, mi r'gârd asbleuwî discouve Fosses qui, sins ratenauche ni pudeûr, mi mostère si vrai visadje, apèsanti paus tchôds rèyons d'on solia d'après-non.ne. Dès cwârbaus passenut pa-dzeû lès gris twèts dès maujos, rachonéyes autoû do viy clotchi dé l'colégiale, corne on troupia d'bèdos autoû d'on berdji qui n'boudje nin d'pus qu'on fâr dins l'ocèyan. L'aîradje sint bon l' solia, h ièbe, lès tchôtèspires èt lès spitants sclats d'rîres dès djon.nes èt dès djon.nètes. Tot padri l'vète èt bossuwe coline di Sinte-Brîye, Fi novia batumint do Home Dejaifve èt pus lon, bin pus lon, dissus l'gauche, lès prumêres maujos do Fayis. A drvvète, tot conte Fi vèrdeû do bwès dé I' Folîye, one blanke cinse tote câréye, qui m'ridone fi sov'nance dès chârjes dès batayons d' nosse grande mârche, au Pautche. Dji wè dins m'pinséye, Fi cinserèsse ramassant dès-oûs, oudoubin métant sètchi l'buwéye, su l'timps qui 'cinsi aprèstéye si machine à fautchi l'foûr. C'è-st-adon qui dj'radjon.ni èt qui d' rid'vin on-èfant, mètant one plante di canada dins one potale faite pa m'moman aspouyiye su on locèt. Cink eûres! Dj'ètind, au lon, rimontant l'pîssinte, li tracteûr do cinsi qui vint moude. Dji m'rilève malaûjiyemint èt dj'èva à s'rèsconte, tot sondjaud. Mi man, avou on prôpe saya sèré étur sès gn'gnos, sès tch'vias racouvièts d'on vîy foulârd ét s'tièsse aspouyiye conte li flanc da Janète, fait brotchi foû do pé on bon lacia rimpli d'crin.me. Dji m'rilève, mile pinséyes si cotapenut dins m'tièsse.

Dji so bin, dji so binauje. C'èst l'mwès d'maiy li pus bia mwès d' l'anéye!

 

Georges MICHEL, Li 5-5-2000.

A la RUS Fosses

COUPE DE BELGIQUE:

En coupe de Belgique, la RUS Fosses recevra l'équipe de Frameries (Pi Hainaut>, le dimanche 30 juillet à 16 h. au Stade André Winson. Si les Chinels passent le cap (ce qui doit être possible), ils rencontreront ensuite une équipe de promotion, le dimanche 6 août.

DERNIERS TRAN FERTS:

En dernière minute, la RUS Fosses a transféré Damien Dumont (libéro de Wavre, ancien joueur national au RWDM), Yannick Spineux (St-Gérard) et Sulivan Falque (Bambois. Quittent Fosses pour Bambois Etienne Drèze et Emmanuel Nicolay.

LE NOYAU:

Les joueurs suivants font partie du noyau de l'équipe première de la RUS Fosses: P.-E. Lorand, J.-F. Lorand, F. Rasetta, J.-D. Mbo Babota, Gilles Simonis, J.-L. Concas, G. Delcorps, Laurent Colinet, D. Dumont, F. Bertin, Hervé Vandy, Sébastien De Vlieghere, Olivier Renaux, Frédéric Geeraerts, Régis et Sébastien Viguié, Ch. Laurent, L. Thoron.