N° 25   23 juin 2000

 

Le groupe de l'UNION DÉMOCRATIQUE lors du barbecue de

vendredi dernier à Sart-Saint-Laurent:

Agenouillés, de gauche à droite Bernard Meuter, Etienne Drèze, Baudouin Janssens, Manuel Sacré et Louis Lamy.

Debout:Jules Lallemand, Benoît Buchet, Mme Françoise De Bast-Bertrand, Benoît Spineux, Mme Anny Michaux-Batardy, Mme Borgniet-Demil Chantal Mme Bernadette Robaye Philippe Mullier, Mme Laurence Mathieu-Titeux, Mme Françoise Sarto, Alex Borbouse, Mme Violetta Falque-Prigneaux, Guy Henin, Michel Charles.

 

Marche arrière

 

Marche arrière. Tous les politiciens et les syndicalistes des années 70 et 80 ne juraient que par les mises à la pension anticipées. C'est à qui octroyait les pré pensions les plus avantageuses. Certains secteurs de l'économie (les grands magasins par exemple) s'enorgueillissaient de laisser partir leur personnel à 55, voire 54 ans ! La Suède, à l'époque, faisait exactement le contraire. On y allongeait le temps de travail que l'on portait jusqu'à 65 et 66 ans. Avec un retard de vingt ans sur les pays nordiques, on a compris chez nous qu avec ce système de pré pensions généralisées, on aura du mal à payer les pensions dans dix ou vingt ans. Alfred Sauvy, économiste français, membre du Collège de France, avait évoqué celle situation en 1979 (1). Il parlait du mythe de la cassette à savoir qu'on ne cotise pas pour sa propre pension, mais que les retenues actuelles sur salaire servent à payer les pensions actuelles, et pas celles de demain. Et que Si le nombre d'actifs diminue, il y a risque de se trouver à court de fonds pour honorer les retraites en 2015-2020, le nombre de pensionnés explosant suite au baby-boom des années 1945-46. D'où l'idée du vice-premier ministre Johan Van de Lanotte de créer un fond de vieillissement » (tellement décrié puisqu'il s'agit de nouveaux impôts, en opposition à l'épargne pension constituée individuellement).Il y a un quart de siècle, il y avait 3 actifs (travailleurs) pour 1 inactif (pensionnés, enfants, malades, chômeurs). A l'heure actuelle, le rapport est de 1,5 actifs pour 1 inactif. Qu'en sera-t-il dans quinze ans? Alfred Sauvy écrit que pour maintenir le rapport des inactifs aux actifs, il faudrait reculer l'âge de la retraite à 67,2 ans en 2026 et à 69 ans en 2050. Dans dix ans, il y aura autant de plus de 50 ans que de moins de 50 ans. Les plus de 90 ans passeront, eux, de 36.000 à 64.000. En 2025, la région wallonne devrait compter 122 personnes âgées pour 100 jeunes de moins de 25 ans Nous assistons donc à un vieillissement démographique sans précédent dans l'histoire de l'humanité (2). Avec des dépenses proportionnelles en soins de santé et en constructions d'hospices. Mais aussi, juste retour des choses, en création d'emplois en parallèle.

(Daniel PIET)

(1) La France ridée, Le Livre de Poche

(2) L'historien Pierre Chaunu écrit que pour que les générations se renouvellent, il faut 2,1 enfants par femme. Or, en Europe occidentale, nous en sommes à 1,6 enfants par femme. Il affirme donc que nous sommes engagés dans un processus de «génocide a retardement».

 

L'Euro 2000… fini pour les Belges

Lundi soir, toutes les télévisions du pays, du moins la grosse majorité, ont chauffé dès le coup d'envoi du match Belgique-Turquie qui devait permettre À notre pays de jouer en quart de finale contre le Portugal. Amère déception, la Belgique fut battue 2-0 et éliminée pour la suite du tournoi. On a beau se dire : Si le goal largement mérité des Belges avait été validé, Si notre keeper avait amorcé sa détente plus tôt et dégagé du poing,, Si nos défenseurs avaient été plus vigilants, Si les tirs des Belges avaient été plus précis ou n'avaient pas rencontré un pied, une jambe, une tête, Si... Le résultat d'un match de football ne correspond hélas pas toujours à la domination d'une équipe, le facteur chance intervient et est souvent déterminant. (Voir la qualification de l'Espagne avec deux buts en toute dernière minute). Les Belges ont possédé le ballon les trois quarts du temps, ils ont effectué une douzaine de tirs pour 0 buts marqués. Les Turcs ont eu 5 à 6 occasions et ont marqué deux buts. Voilà le résumé de la rencontre. Consolation pourtant, les Belges se sont battus, ils ont produit du bon football, l'équipe est soudée, l'entente est excellente. Il suffira de corriger certaines lacunes et dès septembre, nos Diables se retrouveront pour d'autres conquêtes dans le cadre de la qualification pour la Coupe du Monde de 2002.Autre déception : les débordements de hooligans et autres excités, à Charleroi et à Bruxelles notamment. Pourquoi ces choses se passent-elles toujours lors de matches de football, alors que dans d'autres manifestations sportives de disciplines diverses, on ne déplore quasi jamais ces excès? Le football est victime de son succès, il y a de gros rassemblements de foules, avec de « bons » supporters déguisés venant pour faire la fête, ce qui incommode sans doute les esprits perturbateurs qui tentent de se distinguer autrement, en provoquant et an cassant. L'histoire nous rappelle qu'il en a toujours été ainsi. Caïn s'en est pris à son frère Abel et depuis, les choses ont continué. Jules César avait rêvé de conquérir la Gaule et n'a pas hésité à massacrer tout ce qui se présentait sur son chemin plus prés de nous, Napoléon, puis Hitler ont voulu conquérir l'Europe... Nos livres d'histoire ne relatent que des guerres qui se sont succédé un peu partout au cours des siècles. Aujourd'hui encore, il ne se passe pas une semaine sans que l'on ne parle de confrontations quelque part dans le monde, de luttes ethniques... Les armées, quelles qu'elles soient, se sont toujours livrées à des excès en temps de guerre. Aujourd'hui, les démocraties ont mis fin aux régimes despotiques, mais il existe toujours des groupes qui veulent imposer leurs idées. Nous sommes dans des pays dits civilisés, mais il y subsiste toujours des « bêtes féroces » qui ont gardé cet esprit guerrier hérité de leurs aïeux. Et les hooligans font partie de ceux-là. Mais il n' y a pas eu que des hooligans anglais. A Charleroi ,des voyous belges se sont infiltré parmi eux à Bruxelles, de nombreux maghrébins ont profité de la venue d'autres yoyous pour se distinguer en cassant vitrines et magasins et s'en prenant à la police. Lors de réjouissances et de fêtes, même chez nous à Fosses, n'y a-t-il pas de temps à autre des êtres au Q.I. limité qui se plaisent à provoquer la bagarre ?

Il est heureusement des nations plus paisibles, qui acceptent la défaite sans se faire remarquer pour autant Ce sont les pays nordiques : Suède; Norvège, Danemark, des exemples de fair-play qui apportent au sport toute sa vraie valeur.

Prends ton envol

L'équipe de « Prends ton envol propose pour vos enfants de 3 à 15 ans un stage sportif (volley, basket, handball, unihoc mini-tennis...) et ludique (psychomotricité, jeux d'audace, jeux d'éveil...) du 10 au 14 juillet et du 7 au il août. Ces activités se donnent au collège Saint-André de 9 à 16 heures.

Prix du stage:

-3 à 6 ans, semaine compl. 1.800 F, 1/2 journée 1.200F

-7 à15ans: 1.800F

Ce prix comprend assurance, potage et collations. Inscriptions obligatoires (après 18 h):

-J-Fr. Lorand au 0477-52.39.44 ou 0497-71.79.78, ou 071-71.29.85

- Bertrand Mathy, au 0478-26.59.17.

Avis

Pendant les mois de juillet et août, la permanence du bourgmestre, le jeudi de 16 h. 30 à 17 h. 30, sera supprimée. Quant à celle du samedi, elle n'aura lieu que de l0h à 11 h.

Le Bourgmestre, B. SPINEUX

Conseil communal

Le prochain Conseil aura lieu le jeudi 22 juin, à 19 h 30 à l'Hôtel de Ville. Principaux points de l'ordre du jour:

- Emprunts à Dexia Banque pour financer divers achats : camion container, véhicule 4x4, signalisations routières ; ou pour réfections de rues : rues Delmotte et rue V Roisin, rue Pré-Standard;

- Projet de réfection de la rue de la Plage et aménagements de sécurité rue du Grand-Etang;

-Projet de réfection de la rue du Potage à Aisemont;

- Achat de ralentisseurs de trafic;

-Aliénation d'une parcelle communale, route de St-Gérard à Bambois; Fixation indemnités de déplacement des membres des bureaux électoraux (élections d'octobre)

Nomination de deux employés d'administration (à huis clos).

Conseil des enfants

Nous rappelons que la population fossoise est invitée à assister à la séance du Conseil communal des enfants, le vendredi 23 juin à 20 h.

Pour Didier

C'est le vendredi 23 juin, à 16 h 45. qu'aura lieu un dépôt de gerbe sur sE tombe de Didier Tilleux, suivi d'une lutte de balle pelote, place du Centenaire, et d'un barbecue dont les bénéfices serviront à l'achat d'une plaque commémorative.

Pour le barbecue, téléphoner au 071-74.16.16 (Ph. Leclercq) ou au 0497-412.183.

 

Fost-Plus

Le service Fost-Plus effectuera le ramassage des papiers, cartons, livres, etc.:

- le mardi 27 juin, pour les sections de Fosses, Bambois, Haut-Vent et Sart-St-Laurent;

- le jeudi 29 pour les sections de Sart-Eustache, Le Roux, Vitrival, Aisemont et Névremont. Les papiers peuvent être mis dans des boîtes en cartons ou ficelés en paquets et déposés à front de voirie.

 

Pompier à la retraite

Jean Giust a 60 ans il habite au Champ Stoné et est pompier depuis 1971. Ses collègues ont voulu fêter son départ. Depuis quelques années, il était chauffeur et aurait souhaité fonctionner encore, mais la règle ne permet de poursuivre ses activités après 60 ans. Et c'est dans une excellente ambiance que la petite fête s'est déroulée en présence du bourgmestre, invité pour la circonstance. Au cours de la soirée, le nouveau retraité a pris la parole pour rappeler, lui qui est un des plus ancien, ce dont disposait le corps des pompiers à l'époque de ses débuts : un camion, une échelle et un tuyau d'arrosoir qui servait de lance; la désincarcération se faisait au chalumeau. Aujourd'hui les pompiers disposent d'un matériel de pointe. Les pompiers ont pu aussi remercier l'Administration communale pour leur nouvelle acquisition : un camion élévateur d'occasion, parfaitement remis en état par les pompiers eux-mêmes, plus maniable et permettra donc des interventions plus rapides. Une nacelle très spacieuse pourra être déployée jusqu'à 24 mètres de hauteur.

L'Euro 2000 continue

Si vous voulez vibrer avec vos amis en regardant les rencontres des quarts, demis et finale de l'Euro 2000, la buvette du Tennis Club de Fosses, route de Mettet, sera ouvert pour ces matches.

Christian Chabot a gagné son pari!

Nous avions annoncé en avril dernier l'intention d'un de nos concitoyen, Christian Chabot, de Bambois, de s'engager dans une marche solitaire de 2.200 km pour se rendre de Fosses à Saint-Jacques de Compostelle. Il est en effet parti, sac au dos, le 29 avril dernier et se donnait deux mois pour parcourir la distance. Il comptait donc arriver fin juin à Compostelle. En légère avance sur son programme (il a souvent parcouru 50 km par jour), il fera les dernières étapes avec d'autres marcheurs rencontrés en route. Son épouse partira ce samedi pour aller le rejoindre sur place pour le ramener à Fosses. Un grand bravo!

Exposition

La paroisse de Fosses et la Confrérie Saint-Feuillen organisent, du 8 juillet au 31 août, une exceptionnelle exposition du trésor de la collégiale : objets d'art sacré : calices, ciboires, ostensoirs, missels d'autel du XVIIe siècle, ornements du XVIe et XVIIe, sculptures, et bien sûr les pièces "fixes" comme les stalles de 1524, la grille en dinanderie de 1756 et aussi le nouvel autel de 1998 aux panneaux de dinanderie relatant la vie de saint Feuillen. Mais on devine le danger de pareille exposition qui pourrait susciter la convoitise de voleurs de pièces historiques. Des mesures de sécurité très strictes ont bien été prises. Mais il faut que tous les Fossois se sentent concernés, responsables de ce riche patrimoine légué par nos aïeux. Outre les guides-surveillants officiels, un pressant appel est lancé à tous pour que chacun s'offre à assurer, un jour ou l'autre, une présence discrète de sécurité. Des feuilles horaires seront placées sur la table, près de l'entrée : on pourra s'y inscrire et les organisateurs espèrent une large participation pour que chaque jour, une ou deux personnes assurent cette mission.

Vitrival

 

Marche Saint-Pierre

Les marcheurs de Vitrival effectueront ce dimanche sa première sortie dans le cadre du programme des fêtes Saint-Pierre 2000, trente-huitième édition depuis l'instauration de la marche annuelle en 1963.

Voici le programme de cette première journée. Rappelons que la Marche avec procession religieuse aura lieu le dimanche 2 juillet, suivie le lendemain d'une troisième journée lundi 3 juillet, qui se clôturera par la retraite aux flambeaux.

Dimanche 25juin:

13.00 Rassemblement au local « Taverne Les Dsiettes»

13.15 Bénédiction des armes et défi-lé dans les hameaux.

15.00 Réception chez le président Willy Ipercielle.

18.00 Bivouac, offert par les patrons du restaurant Le Mistral.

20.30 Rentrée de la Marche en son local Taverne Les Dsiettes.

Voici la composition du comité et du corps d'office pour l'an 2000

Comité:

Président d'honneur: Ernest Delobe

Président : Willy Ipercielle

Secrétaire: Franz Hennaut

Secrétaire-adjoint : Guy Duret

Trésorier: Georges Louis

Membres : Robert Delobe; Albert Jacquemart, Albert Kaisin, Laurent Calande, Jean-Claude Wilmot.

Etat-Major:

Général: Ernest Delobe

Lieutenant colonel : Yvan Lejeune

Major: Yoline Maudoux

Adjudant major: Robert Delobe

Tambour major: Laurent Calande

Cantinière batterie : Anne Calande

Officier payeur: Albert Kaisin

Officier logistique : Guy Duret

Officier porte-drapeau : Guy Prinsen

Sapeurs:

Sergent sapeur: Jean-Marc Poels

Caporal sapeur : Alain Hermans

Cantinière: Sylvia Calande

Vivandières:

Lieutenant : Viviane Ipercielle

Gendarmes:

Capitaine: Francis Delvaux Lieutenants: Willy Ipercielle Philippe Larivière

Cantinière: Marie-France Dupire Petit-officier : Jonathan Larivière

Lanciers:

Sergent : Pascal Mazuin

Cantinière: Fabienne Lenoir

Grenadiers:

Capitaine : Albert Jacquemart

Lieutenant : Joseph Paquet

Sergents: Miche Foulon, 3.-Claude Wilmot, Pascal Jacquemart, Christian Lambert.

Cantinières: Nathalie Jacquemart et Nicole Paquet.

Petits-officiers et aides-cantinières.

 

Aux écoles

La fancy-fair des écoles de Vitrival aura lieu ce samedi. Les activités et divertissements par les enfants se feront sur le thème « Notre-Dame de Paris». Stands divers et soupers le soir.

L'enseignement à Fosses au cours des siècles ( II )

Au milieu du 19e siècle, Fosses ne possédait qu'une seule école à 2 classes, tenues par MM. Leloup et Leroy. Elle était située en-dessous de la salle du Conseil, dans l'ancienne halle aux marchandises, datant du Moyen Age, place du Marché. Cette endroit est sombre, humide et insalubre. Le Conseil se décide alors de construire deux salles d'école dans le jardin de l'ancien presbytère, me du Curé (actuellement rue Delmotte). En 1841, les écoliers y trouvent enfin un local plus agréable. Parallèlement, existèrent à différentes époques, des écoles privées (payantes). A Névremont, exista aussi une école primaire, tenue par M. Tordeur, mais le 1er novembre 1843, le Conseil refusait de la subsidier. A la même époque, un M. Guillaume tenait aussi une école à Haut-Vent et tenta de la faire adopter par la Commune le Conseil refusa en 1844. Il vint ensuite l'établir dans le Centre de Fosses et subit un nouveau refus du Conseil en 1845. Après quoi il ne fut plus question à Fosses d'école privée.

Et pour les filles?

Nous avons vu aussi qu'au 17e siècle, les Sœurs grises avalent ou-vert deux écoles dans leur hôpital (actuel château Winson) : une classe payante et une gratuite pour les indigents, avec subsides de ~a Commune. En outre, un appelé Nicolas François avait eu, par autorisation du Prince-Evéque en 178 i, l'autorisation de tenir un pensionnat pour 14 jeunes filles de la bourgeoisie. Tout cela disparut à la Révolution française et durant le gouvernement révolutionnaire, on ne trouve plus trace d'enseignement pour filles. Sous Napoléon, en 1810, c'est le Bureau de Bienfaisance qui alloue un subside de 75 francs à la dame Wicot pour avoir enseigné les indigents.

Les Sœurs de Sainte-Marie

En sa séance du 18 août 1837, le Conseil communal considère que l'enseignement à Fosses est dans un état très souffrant » et demande un second vicaire capable de donner des cours de latin et aussi 4 religieuses pour enseigner les filles. Il prévoit une somme annuelle de 400 francs à payer par la Commune et 400 francs à payer par le Bureau de Bienfaisance pour frais de premier établissement, à condition de tenir une classe gratuite pour les indigents. (ce qui veut dire que les autres classes sont payantes, par les parents). A cette époque, les Sœurs de la paroisse Saint-Loup à Namur, ouvrent des écoles à Namur (1819), à Châtelet (1831), à Rochefort (1837). De plus, une Fossoise, Ernestine Baudin, venait d'entrer dans cet ordre qui prit le nom de Sœurs Sainte-Marie. A Fosses, leur établissement se fit en 1838 dans une maison en location. Mais après les avoir appelée, Fosses refuse de les payer, du moins se fait tirer l1oreille. En 1840, le Conseil rejette une proposition de M. Franceschini de leur allouer une somme globale de 500 francs. En 1844, une lettre du Gouverneur propose l'adoption de l'école des Sœurs par la Commune. En 1850, l'indemnité d'enseignement et de logement est réduite à 250 francs. En 1853, un effort : le subside est porté à 850 fr. par an., mais les Sœurs sollicitent l'aide de l'Etat et de la Province. En 1863, vu la nomination des 2 Sœurs, le Conseil décide d'adopter leur école ce n'est pourtant qu'en 1869 que Sœur Olympe et Sœur Anna sont déclarées « institutrices communales». Et de nouvelles difficultés surgis-sent: en 1870, les Sœurs se plaignent de ne plus avoir touché de traitement depuis 5 ans ! il leur est dû ainsi des arriérés de .447 fr. il semble qu'il soit question de diplômes : on pressent les chicane-ries qui mèneront à la guerre scolaire . Les deux Sœurs vont passer des examens à Champion et obtiennent leur diplôme officiel et elles obtiennent paiement des arriérés. Les Sœurs de Sainte-Marie étaient donc devenues institutrices communales par adoption de leur école la seule école pour filles dans la Commune. Et le Conseil communal reconnaît qu'elles donnent à la satisfaction générale, l'enseignement à une bonne centaine de filles de la Commune. Mais 1879 amène la guerre scolaire qui provoquera la séparation de l'enseignement catholique et de l'enseignement officiel. Les Sœurs donnent leur démission d'institutrices communales mais continuent leurs classes à la charge de la paroisse : c'est le début de l'enseignement libre. L'école compte alors 3 classes primaires et 1er gardienne, ce qui durera jusqu'a' la guerre 40-45, après quoi le nombre de classes augmente. C'est déjà depuis 1863 que les Sœurs avaient ouvert un pensionnat adjacent à leur école.

 

 

L'école Communale des filles

Dès 1879 donc, la Commune ouvre une école pour filles à son compte propre. Elle comporte deux classes primaires et une gardienne. L'école est située me des Remparts. Les premières maîtresses furent Mme Jaune-Fauconnier et Mme Vulners-Cavallerie, en primaires Mme Trussart-Cavallerie en gardienne. C'est aussi en 1879 que s'ouvrent des écoles gardiennes à Bambois, Haut-Vent et Nèvremont d'abord au domicile des institutrices. Au centre, il existait une classe gardienne privée chez Mme Barbe Le-loup, veuve de François Servais.

Une Ecole Moyenne

En 1850, le 20 juillet, un conseiller communal, M. Franceschini émet le vœu de voir établir à Fosses une Ecole Moyenne de l'Etat. Le Conseil reprend l'idée le 9 avril 1853 en faisant valoir la position centrale de Fosses dans un canton de 25.000 habitants, son calme, son bon air...

(à suivre)

Les pierres racontent...

Si Fosses a perdu ses remparts depuis un siècle et demi, il en reste suffisamment de souvenirs que pour pouvoir, à partir de là, évoquer maints aspects de notre histoire locale, riche, variée, émouvante, admirable aussi par le cou-rage de nos aïeux. Le Cercle d'Histoire, avec son président Jean Romain, a précisément offert samedi à une trentaine d'amateurs une promenade ensoleillée, évocatrice de notre passé, et émaillée d'anecdotes et de détails souvent pittoresques. A partir de la place du Chapitre, plan à l'appui, le guide a montre comment s'est formée la «Ville des chanoines » à l'emplacement de l'abbaye que fonda saint Feuillen en 651 et entourée de remparts par Notger avant l'an mil; Le groupe put descendre au pied d'un vestige de ces remparts, dans le parc du château du chapitre avec sa « tour Blanmont» sur laquelle s'appuyaient ces rempart s et qui porte le nom d'un chanoine qui l'acheta en 1593. Ces vieux murs présentent quelques curiosités. Puis on partit à la (re)découverte des remparts e a « ville des bourgeois », construits en 1149, longes par la « Batte », chenal creusé à cet effet défensif et alimenté par une partie des eaux de la Biesme. Les portes Al Chenal, du Postil, Al Froissin rappellent (mêmes disparues) le trace de ces remparts, avec leurs tours rondes, les jardins loués à l'année, les marécages du Postil...Petit détour pour aller voir la Citadelle, vestiges d'une grosse tour carrée; puis la « Fontaine du Prêcheur», les Galops, le Stampia, les Tanneries, le vieux cimetière et sa chapelle St-Gille (disparue aujourd'hui), la Burtagne, la rue de l'Ecolâtre... Tout cela est fort évocateur de mille facettes de la vie fossoise au cours des siècles. Le groupe retrouve ensuite la lace du Marché (et c'est aussi Notger, en 974 déjà, qui obtint pour notre ville ce «marché franc»), avec l'Hôtel de Ville, le Vieux Moulin (du XIIe, restauré par le Prince-Evêque Georges d'Autricheenl55l),1'arvol de la Cour dèl Mairesse, puis la ruelle des Brasseurs et celle du Château, pour revenir au point de départ du Chapitre. « On ne se rend pas compte qu'on passe tous les jours devant tant de richesses historiques » concluait un participant intéressé.

C'est donc qu il faudra reprendre de temps à autre cette découverte expliquée qui procure un autre regard sur notre cité.

 

L'Union Démocratique a dévoilé sa liste

Comme annoncé, l'Union Démocratique a présenté les 19 candidats de sa liste pour les prochaines élections communales d'octobre. C'est au cours d'un barbecue géant, installé aux Ets Sarto à Sart-Saint-Laurent, et qui rassemblait près de 400 convives, que le bourgmestre Benoît Spineux a réaffirmé son intention de rester au pouvoir. Rappelant les réalisations de son programme électoral de départ, il y a sept ans, il a cité quelques projets pour l'avenir. Ensuite, il est passé à l'énumération des 19 candidats, avec humour et en commençant par le dernier. Parmi ceux-ci, onze candidats se présentaient déjà lors des précédentes élections et on dénombre donc 8 « nouveaux».

Ils seront 11 hommes et 8 dames. La moyenne d'âge des candidats est de 42 ans.

1.Benoît SPINEUX, bourgmestre 56 ans, pré-retraité, Vitrival.

2.Alex BORBOUSE, conseiller communal, 41 ans, enseignant, Aisemont.

3.Bernadette ROBAYE, épouse DEFOIN, conseillère communale, 42 ans, infirmière, Haut-Vent.

4.Michel CHARLES, échevin, 45 ans, juriste, Le Roux.

5.Jules LALLEMAND, conseiller CPAS, 61 ans, pré-retaité, Fosses.

6.Violetta PRIGNEAUX, épouse FALQUE, 34 ans, employée, Sart-Saint-Laurent.

7.Chantal DE MIL, épouse BORGNlET, 39 ans, infirmière, Sart-Eustache.

8.Philippe MULLIER, conseiller communal, président ALE, 49 ans, enseignant, Sart-Eustache.

9 Laurence TITEUX, ép. Mathieu, conseillère communale, 34 ans, enseignante, Vitrival.

10. Benoît BUCHET, conseiller CPAS, 38 ans, agent des Postes, Fosses.

11.Françoise BERTRAND, épouse DEBAST, 43 ans, docteur en santé publique, Bambois.

12. Guy HENIN, conseiller CPAS, 53 ans, ouvrier industrie chimique.

13. Anny BATARDY, ép. MICHAUX, conseillère communale, 52 ans, secrétaire de direction, Le Roux.

14. Etienne DREZE, 31 ans, enseignant, Fosses.

15. Manuel SACRE, 25 ans, enseignant, Aisemont.

16. Baudouin JANSSENS, agriculteur, 37 ans, Fosses.

17. Françoise SARJO, 43 ans, administratrice de société.

18. Louis LAMY, échevin, 48 ans, courtier en assurances.

19. Bernard MEUTER, échevin, 32 ans, éducateur, Fosses.

 

A la R.U.S. Fosses

- Les entraînements pour l'équipe 1re reprendront le mardi 18 juillet.

- Un barbecue rassemblant les joueurs et le comité sera organisé le 21juillet à 13 h au stade Winson.

Les Chinels connaîtront le 22 juin leurs adversaires en Coupe de Belgique:1er match prévu le 30juillet.

La RUS Fosses (équipe première) a été invitée au Tournoi international d'Orbey qui aura lieu les 19 et 20 août, en présence de deux équipes françaises et d'une équipe allemande. Les joueurs fossois pourraient y participer saut s'ils sont toujours en course en Coupe de Belgique. Le déplacement s'effectuerait avec le soutien du Comité de Jumelage.

- La fête à Léon : celui qui fut pendant dix ans le président de la RUS Fosses et qui a apporté énormément au football fossois (deux montées en P2 et P1, une nouvelle infrastructure, un second terrain, une action sociale considérable en faveur de dizaines de jeunes) sera fêté à la mi-septembre par son club au stade Winson.

La RUS Fosses recherche un entraîneur pour son équipe de pré-minimes (8-10 ans) :

contacter Daniel Piet (71.36.83).