N° 20    19 mai 2000

 

Il y a 25 ans dans Le Messager

 

En 1975, la Sainte-Brigide eut un éclat un peu particulier carie comité des fêtes de l'époque avait inclus dans son programme la manifestation des prisonniers (FNAPG) qui fêtait le trentième anniversaire de leur libération. Le samedi, après Fosses, la cérémonie devait se répéter dans les hameaux où furent plantées des croix en mémoire de cette journée. Cérémonies grandioses donc à Fosses où la croix tut plantée au cimetière par Jules Debrulle et Alfred Godfroid à Névremont par Georges Jeandrain, Roger Thirot et François Denis à Bambois par François Tasiaux. Le dimanche, nouvelle cérémonie où l'on planta une croix au monument Chabot (par Jean Jadin, Alfred Godfroid et Félix Debrulle). On put alors admirer les sauts en chute libre avec fumigènes, de parachutistes de Schaffen (dont l'un échoua dans un arbre). Après les discours d'usage sur la place du Marché, les prisonniers furent appelés un par un pour recevoir le ruban symbolique de cette journée.

Voici la liste des prisonniers qui furent appelés (et des veuves remplaçaient leur conjoint décédé).

La plupart de ceux-ci sont hélas aujourd'hui disparus.

 

Roger Angot Horace Bastin Em. Bertinchamps Henri Brosteaux Alfr. Bourguignon

Albert Boulanger Maurice Chapelle Alexandre Collin René Damanet René Delcroix

Gustave Debrulle Louis Delmotte Jules Doumont Adolphe Fauche Arthur Olise

François Goedert Ferdinand Antoine Emile Bernard Robert Borbouse Lucien Biot

E. Brabant Georges Burlet Albert Couard Roger Cornélis Hector Dautzenberg

Joseph Debrulle Félix Debrulle François Denis Albert Defleur Armand Fremy

Alfred Godfroid Théo Gosselin Adolphe Gosset Octave Gosset Jules Gosset Victor Goffaux

Joseph Goffaux André Guenelon Octave Hennoulte Emile Henry Joseph Jacqmart

Jules Jadin Jean Jadin Georges Jeandrain Camille Lambert Bertrand Laurent

Raymond Ledoux Joseph Lejeune Alfred Lempereur Walter Mannaert

Marcel Migeot Emile Mignon Jules Mouyard Edmond Perrot Lucien Petrus Camille Piret

Joseph Regnier Camille Remacle Marcel Rouard Joseph Ruydant Auguste Sonnet

François Taziaux Roger Thirot Alfred Urbain Jules Want Paul Waegemans

Achtlle Wiame Emile Wouters Orner Van Ryssel Achille Vigneron Victor Igot Massure

Les veuves de

André Votion Lucien Sobert Camille Jacqmain Adhémar Dréze

Ernest Lamy Adolphe Morsomme Victor Arnould Fernand Wiame

Adelin Eischen Lucien Henin Clément Bayer Fernand Michaux

Marcel Warnier Victor Gossiaux Fernand Boigelot Gérard Moïse

 

- Le Trophée du Mérite sportif es remis à Georges Gravy, du FC Bambois Sport, vice-président et joueur lors de la fondation du club en 1944 secrétaire de 1950 à 58 et président ensuite, actif au club au point d'être la cheville ouvrière par son dévouement sans limite.

-Décès inopiné de Jacques Piéfort à l'âge de 46 ans. Ancien para militaire, il poursuivait ses sauts au dut de Sart-St-Laurent en dépit de maintes fractures. il faisait partie de nombreuses sociétés fossoises, notamment du Jumelage et du Syndicat d'initiative où il s'occupait notamment de l'exploitation du Cinéma dont les bénéfices allaient au S.I.

Il avait épousé une Fossoise (Monique Damanet) et avait eu 4 fils.

-Fête du Point d'Arrêt avec un grand cortège folklorique le dimanche avec les sapeurs, les Gaulois et les Majorettes de Charleroi.

Conseil communal dans une belle unanimité

En à peine plus d'une heure, le Conseil communal a avalisé lundi soir les 18 points de son ordre du jour. Dans une totale et belle unanimité, ce qui aurait frustré l'échevin des Finances Louis Lamy qui s'attendait à une attaque en règle: au début de l'année en effet, le PS lançait un tract dénonçant «la faillite financière» de la Commune, endettée jusqu'au cou, disait-on. Or, voici que la minorité a approuvé sans réagir une série d'emprunts pour un total de 34,5 millions, alors que le 3 février, lors de la présentation du budget, plusieurs conseillers dans l'opposition avaient crié casse-cou dans la charge de la dette. Il est vrai que les élections communales sont en octobre, le loup attend son heure pour sortir du bois...

INTRODUCTION

Le bourgmestre a d'abord demandé une minute de silence à la mémoire de Mme Gilberte Lardinois, ancienne nettoyeuse aux écoles communales et belle-mère du conseiller A. Borbouse.

Il a donné lecture d'une lettre de remerciements de Mme Vve Richard Legrain pour les marques de respect et de sympathie manifestées lors du décès de son mari.

Et demandé l'urgence pour deux points supplémentaires : des arrêtés de police et des convocations d'intercommunales.

FINANCES

Le Conseil a donc approuvé à l'unanimité:

-le compte 1999 de la Fabrique d'église de Sart-Saint-Laurent avec un excédent (boni) de 69.889 F;

-celui de l'Eglise protestante unie avec un déficit de 27.614 F pour lequel Fosses intervient

à raison de 6%;

-des bons de commande sur le budget extraordinaire :181.875 F pour du matériel d'éclairage pour le hall des pompiers 105.033 F pour le Service bâtiments et 49.350 pour une tondeuses auto-tractée 193.600 F pour un mur d'escalade et 30.000 F pour un kicker d'occasion (service Jeunesse et Sports) ; et pour le service des travaux : des échafaudages (108.682) et du matériel informatique (238.018), soit un peu plus de 900.000 F;

-un emprunt en 20 ans de 14 millions pour l'achat de l'immeuble MAM où doit s'installer le service des travaux;

-un autre de 4 millions pour la première phase de sécurité, rue du Sartia à Sart-Eustache;

-un autre de 12 millions 1/2 pour la réfection de la rue du Try-al-Hutte (« pourquoi pas dans un plan

triennal avec subsides ? » demande M. Moreau. Il y a urgence a répondu le bourgmestre ; voyez la rue Sainte Brigide enfin en cours de réfection, mais le dossier a duré plus de six ans!)

-un autre emprunt de 4 millions pour financer les honoraires d'INASEP et de l'architecte pour les travaux à réaliser à la collégiale (là aussi il y a urgence).

 

PATRIMOINE

L'échevin Charles présente trois points:

- Un bail emphytéotique de servitude pour un excédent de voirie à Haut-Vent à la société IDEG pour construction d'une cabine électrique (et l'ancienne sera rasée, est-il précisé);

- Le désistement des candidats acquéreurs d'une parcelle communale près de l'école de Bambois : inutile d'entamer une procédure qui durerait des années;

- La suppression du sentier n0 172, non apparent, inutilisé depuis plus de 50 ans et qui n'est plus repris au plan cadastral: il traversait la prairie où l'on fait le Grand Feu, rue de l'Abattoir, pour rejoindre le sentier 173 (qui disparaît aussi peu à peu), autrefois fort fréquenté, reliant la place du Centenaire (jeu de balle) à la ferme du Chêne.

 

TRAVAUX

C'est alors G. Sarto qui propose:

- Le sablage de la façade de l'église de Sart-Eustache (300 m2) estimé à 500.000 F avec certains travaux par le personnel communal (enlèvement des déchets, nettoyage des abords>;

- L'électrification des volets de l'Arsenal des pompiers (pour 450.000 F) en rassurant M. Moreau : le mouvement est assez rapide mais pas trop pour éviter un effet guillotine (25cm1 seconde).

- D'importants travaux à la distribution d'eau à Sart-St-Laurent : nettoyage, curage des conduites rue de Burnot et rue V. Dewez (où elle ont un effet d'artériosclérose) et renouvellement total des conduites du réseau du haut du village (rues Godefroid, Boccart, Demeuse et Froidebise). Le projet INASEP se chiffre à 9.834.372 F.

 

ET LE BOURGMESTRE...

reprend l'exposé des points suivants:

- Déclaration des emplois vacants dans l'enseignement communal : une institutrice maternelle à plein temps, une institutrice primaire pour 6 périodes, des maîtres spéciaux en néerlandais et en éducation physique pour 6 périodes. A condition que la population scolaire en octobre soit celle du début d'année et que les titulaires fassent acte de candidature.

- Ratification d'arrêtés de police pour grands feux, travaux et festivités diverses.

- Et en urgence, les ordres du jour des assemblées des intercommunales: IDEG, IDEFIN et INATEL

 

A HUIS CLOS

- Le Conseil a renouvelé pour 5 ans les contrats des pompiers Frank Guens et André Pire.

- Il a admis à la pension anticipée Marcel Picavet, chef d'équipe au service des Travaux.

- Et approuvé l'engagement de M. Jean-Louis Traufler, de Floreffe, comme agent de police communal : il était à Namur et entrera en fonction à Fosses le 1er juin.

 

Concours de figurines

Les concours de figurines historiques ont toujours rempli un double but: permettre aux compétiteurs de se situer par rapport aux autres, comme dans toute compétition, mais surtout de présenter au public des pièces remarquables.

Depuis 1993, après le succès du Mondial à Washington, un nouveau type de concours est apparu en Europe à l'image de ce qui se fait Outre Atlantique. Il s'agit du concours dit « open ». Dans les concours traditionnels, les figurines étaient réparties en catégories, suivant un thème, une période, un style d'uniforme. Ce système avait comme inconvénient de privilégier des figurines de peu de valeur mais qui répondaient au thème retenu. La compétition de type Open demande de présenter les pièces de la façon la plus esthétique possible. Les compétiteurs sont répartis en deux niveaux : l'Open proprement dit et le Masters où se retrouvent ceux qui ont déjà obtenu des prix dans des concours internationaux.

Le championnat de Wallonie qui en est à sa deuxième édition, a retenu ce système « open » que vous pourrez découvrir à Fosses les 20 et 21 mai. Venus de partout en Europe, ils présenteront des pièces d'une qualité exceptionnelle. Pendant ces deux jours, cette manifestation internationale ouvrira ses portes de 10 h à 18 heures. L'entrée est libre et gratuite.

Pour les passionnés, ils pourront y trouver aussi une série de commerçants spécialisés, ainsi qu'une vitrine garnie de pièces venant de toute l'Europe, ayant reçus les plus hautes distinctions dans les plus grands concours internationaux.

Les membres du staff seront à votre disposition pour répondre aux questions sur leur passion et autres détails techniques.

Ajoutons qu'elle se déroule en la salle communale, rue d'Orbey, où la désignation des lauréats du concours (remise des médailles) aura lieu le dimanche 21 mai, à 16 heures.

Les Chinels aux USA

Avec ces quelques photos (nous en aurons d'autres prochainement), qui immortalisent cet exceptionnel voyage de nos Chinels en Louisiane, on peut tout de même relater un fait assez extraordinaire dont nos Chinels se souviendront. Parmi nos vétérans Chinels il en est un, sans doute plus hardi que les autres, qui invita une jolie dame à danser (un tango, bien sûr, c'est devenu sa spécialité !) et qui, de fil en aiguille, fut invité avec ses camarades, par ce couple providentiel, à visiter leur résidence... une résidence comme dans un film d'Hollywood, tout ce qu'il existe de plus somptueux!

Ils purent ainsi admirer notamment leur piscine, en forme de bouteille de whisky, d'une cinquantaine de mètre de longueur... Mais savez-vous ce que fait ce propriétaire qui paraissait être considéré comme l'un des plus riche d'Amérique : il éteint les puits de pétrole en feu Il s'agissait tout simplement d'un chef-pompier de Red Hader, celui qui avait pour mission au Koweït, d'éteindre les puits en feu lors de la guerre du Golfe. L'histoire ne dit pas s'il a dû aussi, éteindre le feu qui s'était déclaré chez notre vétéran Chinel lors de son tango renversé et langoureux avec la jolie dame.

Que fait la police?

Beaucoup de Fossois se plaignent de l'incroyable «  je-m'en-foutisme » de trop de conducteurs: barrez-vous, je passe on se gare n'importe ou, n'importe comment on ignore superbement les limitations de vitesse, la sécurité des piétons, les panneaux routiers... Alors, que fait la police?

Voici pourtant un relevé assez explicite des PV dressés par la police

locale au cours des derniers mois:

- Franchi ligne blanche continue:1

- Franchi un feu rouge : 2

- Défaut d'assurance auto:1

- Défaut de permis de conduire:1

- Stationnement sur emplacement handicapés:1

- Emprunté un sens interdit : 15 (rue des Echevins et rue de Vitrival)

- Stationnement sur emplacement ré-serve a la Police ou interdit:14

- Excès de vitesse :13.

A noter que certains PV pour excès de vitesse l'ont été à des personnes qui avaient signé une pétition demandant des mesures contre les vitesses excessives.

De même, beaucoup demandent le placement de casse-vitesse... mais surtout pas devant chez eux. La Commune a prévu d'en acheter pour 2.500.000 F, mais on ne peut tout de même pas en truffer toutes les rues de l'entité!

Ce qu'il faudrait, mais n'est-ce pas une utopie ? c'est que les automobilistes soient plus respectueux des règlements et ne fassent pas subir aux autres les désagréments contre lesquels ils s'insurgent quand ils doivent les subir. En un mot, que tous aient davantage de sens civique.

Fancy-fair

La fancy-fair des écoles libres se déroulera ces 20 et 21 mai. Voici les détails du programme:

-Samedi 20 et dimanche 21 : spectacle par les classes maternelles et primaires

(entrée : 60 F et gratuite pour les enfants).

Entre-temps, vous pourrez vous restaurer à la pizzeria (bloc B) et à la friterie un stand pâtisserie sera aussi sur votre chemin. Et bien sûr, de quoi vous désaltérer au Bar wallon (sous le chapiteau), avec ses bières spéciales, ou au Bodéga (avec ses spécialités Corail).

Samedi soir, il y aura de quoi vous distraire au Bar du Garage où une animation musicale sera assurée.

Et ne manquez pas non plus de visiter le très réputé restaurant qui sera ouvert:

 

- le samedi, dès 19 h.

- le dimanche dès 12 h (1er service) ou de 19 à 22 h (deuxième service).

-Vous y trouverez :

des entrées : assiette ardennaise scampis à l'ail darnes de saumon

des plats: boulettes sauce tomate et frites langue sauce estragon et frites steak (flambé) au poivre et frites

des desserts : gâteaux glacés de différents goûts.

Senior Amitié

Ce groupement du 3e Age a organisé mercredi passé son habituel Goûter du Printemps, le 39e puisque cette amicale fut créée en 1961. La présidente Mme Mazuin a dit sa joie des retrouvailles chaleureuses, avec une pensée pour les malades et ceux qui ne peuvent y participer. Elle a remercié les membres du comité pour leur dévouement, en accueillant une nouvelle, Mme Mélan.

Le programme de cette année est assez chargé:

- le 16 mai : excursion à Tongres et Banneux;

- le 15 juin : journée de détente;

- en juillet : excursion à Celles et à Cologne;

- le7août : à Falaën

- le 31 août : grand rassemblement des Seniors à Beauraing;

- le 3 octobre, l'opérette « La route fleurie», en novembre : fête des jubilaires et octogénaires et le 25e anniversaire de la chorale Saint-Martin. Cette chorale, qui s'amoindrit d'année en année (appel fut lancé aux amateurs) présenta plusieurs beaux chants, fort bien exécutés, relatifs à la Résurrection

(dans l'humour de Sœur Sourire) et au printemps. Un accordéoniste de talent, Jacques Scourneau, de Jumet, mit une excellente ambiance avec un répertoire varié et paraissant inépuisable.

Une fort belle tombola clôtura cette après-midi de détente dans l'amitié et la cordialité.

Journée à Verdun

Vous souhaitez passer une belle journée au bord de la Meuse française à Verdun, le 17 juin prochain?

Départ de Fosses à 7 h 30, arrivée à Verdun vers il h 30 et déjeuner (tarte au fromage, rôti de porc sauce moutarde, frites et légumes, froma9e, bavarois à la poire).

L'après-midi, visite en car, accompagnée d'un guide des sites historiques de Verdun. Retour vers 16 h 30 pour rentrer à 20 h 30. Prix du voyagel.250 F (car, le repas de midi et la visite guidée).

 

Pour toute réservation, s'adresser chez Benoît Buchet (71.21.57) avant le 1-6-2000.

Le pitt'bull et le minet

Vous allez me dire que des histoires de bêtes, surtout des histoires de chiens et de chats, vous en connaissez suffisamment, sans que je vienne encore vous rabacher les oreilles avec une autre!

Oyez plutôt celle-ci qui sort quelque peu du bestiaire et qui, de plus, a tout l'air d'avoir pour elle la stricte vraisemblance... Dans cette grande entreprise, cette grosse boîte, comme dit le galapiat de garçon de course, le patron, qui est aussi le directeur en poste, est redouté de tous et de chacun. Son air réfrigérant en impose tant aux cadres les plus hauts en grade qu'aux chefs de maîtrise des ateliers. Nul, parmi les employés ou les ouvriers, ne peut cependant reprocher une injustice au patron qui sait apprécier les mérites de chacun; bref, tout le monde appelle, en catimini, le patron : « le pitt'bull»!

Il le sait, car dans cette entreprise, comme dans toutes, il s'est trouvé un « frotteur de manches » pour mettre le « manitou » au parfum ! Soit dit entre parenthèses, cet entregent n'a pas obtenu l'avancement qu'il escomptait retirer de son information il est vrai que les rapporteurs ont mauvaise presse partout.

Toutefois, l'appellation lui décernée, ne peut que rendre le patron encore plus distant envers son personnel qui l'assimile à la parentèle des canidés ! C'est qu'il a assez de désagréments avec les répercussions de la récession, la nécessité de reconvertir l'entreprise sans la délocaliser dans l'âpre lutte concurrentielle du marché européen et les incessantes revendications syndicales, sans devoir par-dessus tout faire des

« mamours » aux ouvriers et aux employés, même si iceux sont icelles et portent des mini-jupes qui leur seyent à ravir... Or, l'autre semaine, une toute nouvelle employée, stagiaire dans l'entreprise, dactylo au service du secrétariat, trop néophyte encore dans la maison que pour être au courant du caractère du patron, arriva au bureau avec, sur les bras, un brave petit chat ramassé sur son chemin. Ce minet abandonné, descendant à vue de nez d'un raminagrobis de gouttière, avait de quoi éveiller la pitié, tout efflanqué qu'il était dans sa robe vergetée. Mais, après concertation avec les collègues de bureau, et par mesure de prudence, il convenait de dis simuler le chaton. On le mit sous un radiateur avec un en-cas de pain de mie et quelques brisures de « petits beurres ». On lui enjoignit de se taire et de faire pane de velours... Il était temps, le Pitt'Bull surgissait dans le bureau. C'est le moment précis qu'attendait le chaton pour sorti et miauler à fendre l'âme et puis, s'en venir faire des chatteries sur les sou tiers vernis du patron.

Il devenait urgent de fournir une explication sur cette présence insolite En tremblant, les yeux pleins de larmes, la mignonne petite dactylo bégaya, plus qu'elle ne raconta, l'histoire de sa trouvaille... avança des excuses, supplia le patron pour son emploi tout neuf. Qu'allait faire le Pitt'Bull, qu'allait-il «aboyer» ? Il explosa soudain: Mais vous ne comprenez pas que ce chat crève de soif! Allez vitE de ma part et sur mon compte lu chercher une tasse de lait à la cantine! et du tiède! Et, l'air plus impénétrable que jamais, le Pitt'Bull rentra dans son bureau directorial, sans en faire claque la porte, selon l'habitude consacrée. Depuis lors on dit, dans les bureaux et dans les ateliers, car l'histoire eut tôt fait de faire le tour du landerneau, on dit donc que le patron en dépit de ses airs de mastiff, possède un cœur aussi tendre et aussi sensible que celui de la gentille petite dactylo. Il s'est même trouvé quelqu'un qui se targue d'avoir des lettres et se dit philosophe à ses moments perdus, pour ajouter que le Pitt' Bull préférait les bêtes aux humains, ce en quoi il avait parfaitement raison.

DERO

 

Fosses, la ville aux mille potelets

 

Un jour au Paradis, Saint Feuillen s'ennuyait

Et demande au Bon Dieu, Si une fois il pourrait

Retourner sur la Terre, ne fût-ce qu'un seul jour

Pour aller revoir Fosses et tous ses alentours.

D'accord dit le Bon Dieu, mais je voudrais seulement

Que tu me fasses savoir, assez régulièrement

Avec ton GSM, et cela toutes les heures

Pour raconter là-bas, ce qui fait ton bonheur.

Car tu pourrais risquer de te perdre en chemin

Je ne veux surtout pas, que tu fasses le malin.

Feuillen entama donc, avec motivation,

Ce voyage au long cours et sans appréhension.

A travers tous les astres, il aperçoit soudain

Une petite boule bleue, plus petite qu'une main

Ça doit être la Terre, me voilà rassuré

Si c'est elle je crois, pouvoir me rapprocher.

St Feuillen vit alors l'Europe et ses contours

Et amorça soudain, sa descente, au secours...!

Après une lourde chute, il vient de s'arrêter

Mais tout va bien pourtant, il va téléphoner:

Allô Bon Dieu je suis, bien arrivé sur Terre

J'ai très bien atterri, hélas sur mon derrière!

Très bien lui dit BD (lisez Bon Dieu), comme ton ami Prévert

Je vois que tu émets tes émotions en vers.

Quelques instants plus tard, grâce à divers panneaux

Il put se situer et s'adressa là-haut:

Allô BD je suis, non loin de la Bavière temps je crois, de dire mes prières.

C’est bien lui dit BD, reprend la direction

Du Nord et puis de l'Est, mais fais bien attention.

Quelques instants plus tard, le voilà de nouveau

Avec son GSM, qu'il fait le numéro:

Allô BD je suis, pas très loin de Mettet

Mais je vais réciter, à présent mon chapelet.

J'aperçois en tout cas, là tout à l'horizon,

La ville dont je suis le vénéré patron.

C'est pas la première fois, que St Feuillen revient

Toujours incognito, revoir la Saint-Feuillen.

Le voilà aux Trois-Bras, puis rue de Vitrival

Il y est arrivé, je crois sans trop de mal.

Avec son GSM il recontacte BD:

Allô, allô, BD, je suis bien arrivé

Je vais te raconter, ce que je vois ici

En bons alexandrins, pour être mieux compris

Ce que je vois ici, dans la bonne ville de Fosses

Où je suis descendu, pour y rouler ma bosse

Je vois, mon cher BD, oui je vois qu'à présent

On répare les routes, je crois qu'il était temps

Il faut savoir aussi, que d'ici quelques mois,

Ils vont aller voter et faire ainsi leur choix

Il faut bien avouer, tous les partis le font

On remet tout en ordre, avant les élections.

Mais il y a pourtant, il faut que je te dise

Des choses qui m'intriguent et qui font ma surprise

J'ai vu un peu partout, en parcourant les rues

Des trucs assez bizarres et des choses incongrues

On voit partout surgir, tout le long des trottoirs

Des potelets en bois, qui font le désespoir

Des habitants de Fosses, qui ne voient pas du tout

Pourquoi tant de piquets sont mis un peu partout.

Alors j'ai demandé, à un brave passant

Quelle était la raison de tous ces changements.

Il me dit souviens-toi de la rue de la Gare

A cette époque aussi, on trouvait ça bizarre

On y avait planté, tout le long des trottoirs,

De petits acacias, qui faisaient beau à voir.

Mais on se rendit compte, après un certain temps

Que cette plantation avait l'inconvénient

Qu'il fallait chaque année et le faire assez tôt

 

Pratiquer une taille, pour que ça reste beau.

Avec ces potelets, plus besoin de tout ça

On est certain au moins, qu'ils ne pousseront pas

Ce sont des plantations, du style Picasso

Il faut les apprécier, même si c'est un peu sot.

Et puis il faut aussi, que la décoration

Fasse entièrement partie des améliorations.

Tant pis pour les parkings, tant pis pour les voitures

Il faut savoir marcher, même si c'est un peu dur

On a prévu pour ça de magnifiques trottoirs

On sait ici que Fosses, est une cité dortoir

Un centre piétonnier, avec ses avantages

Ne serait-ce donc pas, une décision bien sage?

C'est pour cela BD, qu'avec tout mon respect

Fosses sera désormais: la ville aux mille potelets.

 

Le MESSAGER

 

Mois d'avril 2000

Naissances:

Le 3 à Namur : Amélia Jacquemart, fille de Pascal et de Véronique Leclercq, de Fosses.

Le 3 à Namur : Nicolas Namêche, fille de Michel et de Canne Ganhy, de Sart-Saint-Laurent.

Le 4 à Sambreville : Samuel Grigis, fille de Rudy et de Cécile Van Hoof, de Le Roux.

Le 12 à Charleroi : Sébastien Dessy, fils de Jean-Yves et de Laurence Jacqmain, de Vitrival.

Le 16 à Sambreville : Jade Legrand, fille de David et de Judith Stepan, de Fosses.

Le 18 à Charleroi ; Lameline Villers, fille de Xavier et de Sabrina Moucheron, de Le Roux.

Le 20 à Charleroi : Maéve Harbonnier, fille de Franck et de Laurence Biot, de Sart-Saint-Laurent.

Le 20 à Sambreville: Kimberley Raymaker, fille de Patrick et de Liliane Brosteau, de Fosses.

Le 28 à Charleroi : Manon Voussure, fille de Eddy et de Sylvie Lefèvre, de Sart-Eustache.

Publications de mariage:

- Laurent Moncomble, 30 ans, de Lesve et Delphine De Taeye, 28 ans, de Le Roux.

- Rataelli Rizzi, 31 ans, de Jumet et Emilie Aimar, 19 ans, de Fosses.

- Frédéric Riboux-Skinkel, 26 ans et Nathalie Vigneron, 23 ans, tous deux de Fosses.

- Gian-Carlo Ogliani, 39 ans et Do-minique François, 34 ans, tous deux de Sart-Fustache.

Mariages:

Le 29 Laurent Moncomble, 30 ans, de Lesve et Delphine De Taeye, 28 ans, de Le Roux.

Décès:

Le 8 à Namur : Adèle Docquier, née à Waha le 11 juillet 1919,

veuve de Martin Marchand, Home Dejaifve.

Le 10 à Sambreville : Madeleine Despineto, veuve de Marcel Migeot,

née à Fosses le 28 mars 1921, de Haut-Vent.

Le 12 à Sambreville : Andrée Rouart, épouse d'Emile Lebrun,

née à Le Roux le 23janvier 1931, de Le Roux.

Le 13 au Home : Joséphine Decocq, veuve de Jules Boudin,

née à Montignies-sur-Sambre le 24 septembre 1901, de Châtelet.

Le 16 : Pierre Lambotte, né à Vitrival le 5 septembre 1930, de Vitrival.

Le 16 au Home : Albine Pigneur, veuve de Lucien Zyde,

née à Flawinne le 21 mars 1913, de Flawinne.

Le 17 à Yvoirs Marie-Louise Ballieu veuve de Armand Quairia,

née à Na mur le 1er mars 1910, de Sart-Saint- Laurent.

Le 18 à Namurs Suzanne Massinon veuve de Joseph Defosse,

née à Franière le 18 mars 1910, de Fosses.

Le 18 au Home s Luciano Votano époux de Caterina Quattrone,

né Reggio-di-Calabria (Italie) le 26 novembre 1921, d'Aiseau-Presles.

Le 25 : Gilberte Lardinois, veuve de Claude Egeur,

née à Mettet le 19 septembre 1936, de Le Roux.

Le 30 : Maurice Janssens, époux de Mina Bouchta,

né à Jemeppe-sur-Sambre le 9 février 1935, Home Dejaifve.

 

Photo retro

 

Cette photo a été prise le 29 septembre 1974, lors d'une visite du Collège échevinal chez la doyenne d'âge de l'époque, Madame Célina Stage, veuve de François Josse, qui était née à Meux le 25 octobre 1877.

Dès son mariage en 1914, elle vint s'installer à Fosses avec son époux, horticulteur au quartier de Home. En 1920, ils acquirent la maison de la me de Bruxelles (actuellement me d'Orbey) où leur commerce de graines et plantes leur valut un renom dans la région. Ils eurent une fille, Jeanne, toujours en vie, qui épousa Lucien Lebichot, deux petits-fils et quatre arrière-petits-enfants.

La doyenne 97 ans est ici accompagnée de deux arrière-petites-nièces, filles de Christiane Lebichot. Elle reçut une aubade de la Philharmonique, l'hommage des Patros, des joueurs du Basket Club Fossois, des Echasseurs, des Anciens Combattants, des Tchôs-Tchôs et du groupe des Dans'Todi qui présentèrent les quatre figures des Lanciers.

Sur la photo, on reconnaît Louis Dumont (secrétaire communal), Jean Jadin (échevin), Jean Romain (bourgmestre), Daniel Ghenne (président du Comité des Fêtes) et Pierre Lepinne (échevin). Lors de cette visite, ils furent tous étonnés par sa vivacité d'esprit à un âge aussi avancé. Elle décéda quelques mois plus tard, le 17 avril 1975.

P.-S. - Une précision. Au sujet de la photo rétro des gais lurons et des deux enfants parue la semaine dernière, Mme Emilienne Pouleur, de Haut-Vent, une des doyennes de l'entité, nous fait remarquer que le personnage avec canne, a droite, n'est pas Joseph Noël (la ressemblance était assez frappante), mais bien son frère, l'huissier Pouleur. Nous la remercions pour cette précision.

 

One anéye bin faîte

Janvî

C'èst l' pus djon.ne di l'anéye avou sès nîves èt sès djaléyes

Fèvri

Maugré qu'il èst l'pus coût n'a nin l'mèyeû dès djoûs

Mârs

Nos done mwins côps dès vias ossi gros qu' dès pourcias

Avri

Avri, maugré s'pèchon pout co awè do bon

Maîy

Sème sès nintes à I'Assincion po 'nn awè à milyons

Jun

Nos done sès longs djoûs et l'tchanson do coucou

Julèt'

Po n'nin candji nos ramwin.ne lès condjîs

Awous'

Fait l'awous' dès cinsis èt do strin o gurni.

Sètimbe

Oblidje tos lès scolis lès grands ossi bin qu'lès p'tits

Octôbe

Avou l'âriére-saîson rèvôye lès bias mouchons

Novimbe

Nos ramwin.ne nos sov'nances avou lès fleûrs di nos r'pintances

Décimbe

Po nos-ovris nos va doner ste-Baube, st-Elwè èt l'Noyé.

 

Georges MICHEL