N°11     17 mars 2000

Il y a 100 ans

Le Messager de Fosses

N°9 du 4 mars 1900

FOSSES. - Nous avons dit il y a quelque temps que M. Charles Patris, de notre ville, avait reçu un brevet belge pour l'invention d'un attacheur automatique pour wagons. Nous avons appris que cette invention, mise à l'étude par le ministère des chemins de fer et qu'un brevet allemand vient d'être accordé à M. Patris.

N° 10 du 11 mars 1900

AISEMONT. - M. Thyrion, vicaire à Gembloux, vient d'être nommé curé à Aisemont-Fosses.

N° 11 du 18 mars 1900

FOSSES. - La Cour d'Appel de Liége a renvoyé devant les Assises le nomme Charles Cornil, chauffeur à Fosses, détenu du chef d'avoir commis une tentative de meurtre sur la personne de François Taziaux.

FOSSES. - Naissances du mois de février Victor-Joseph, fils naturel de Maria Ipersiel, le 12 - Jules-Arséne, fils de Nicolas Clause et Flore Clause, le 18 - Edmond-Célestin, fils de Omer Pirmez et Maria Gosset, le 27. - Mariages Arthur Draye et Constantine Delvaux, le 26 -Décès Henriette Parent, 75 ans - Françoise Dufaux, 58 ans - Gustave Crame, 81 ans - Marie Legros, 92 ans -Constant Masson, 88 ans - Louise Weber, 85 ans - Antoinette Mathot 64 ans.

Haider , Hitler , le Vlaams Bloc, le FN et les autres

 

On en discute beaucoup depuis quelque temps avec des avis partages. Des pour, des contre.

Nous avons lu attentivement dans Le Messager les écrits de Roger V., Jacqueline et Jacques D. P., Lucienne B. et Georges D., Hugues R. et Guy V. R., ainsi que de nombreux textes parus dans Vers l'Avenir. Nous avons écouté avec beaucoup d'attention les informations et les débats à la radio et à la TV. Et nous en avons encore entendu parler beaucoup dans la me ou dans les réunions publiques. Tirer des conclusions radicales et exclusives en ne tenant pas compte de l'avis des autres serait manquer de tolérance et même faire preuve d'un manque de démocratie. Chacun a le droit d'exprimer ses idées pourvu qu'elles ne bouleversent pas l'ordre public. Essayons d'examiner, de comparer, de chercher les causes de ces prises de position Si divergentes, chez nos interlocuteurs. Sereinement, posons-nous des questions et efforçons-nous d'interpréter tout ce qui s'est écrit et ce qui se dit dans lame. Hitler était à la tête d'un Etat guerrier de 70 millions d'habitants, pays qui avait déclaré la guerre en l870,en 1914 et en 1940.Hitlera fait incarcérer, torturer et exterminer des millions de Juifs et de Tziganes qui étaient pourtant des propres citoyens allemands. Le parti d'Haider arrive dans le gouvernement d'un pays de 8 millions d'habitants, ami de la Belgique et qui, je pense, n a pas la prétention de conquérir l'Europe. L'Autriche a, bien avant Haider, décidé de limiter l'entrée des étrangers à ses frontières. C'est le choix démocratique d'un peuple qui donne la priorité à ses propres enfants, comme c'est le choix pour la Belgique de procéder à une régularisation massive de ses candidats-réfugiés. C'est cela la liberté de décision ou la liberté d'expression d'un pays ou d'un simple citoyen. Alors pourquoi nous, petite Belgique, où tout n'est pas blanc loin de là, voulons-nous faire la leçon aux autres en intervenant un peu partout, même où les grands pays préfèrent s'abstenir ? Pinochet au Chili, Edith Cresson en France, Kabila au Congo, au Ruanda, la réouverture du dossier de l'assassinat de Lumumba, en Iran contre l'ancien président Rafsandjani où l'on déconseille à Louis Michel de s'y rendre ce jour encore, une délégation est partie en Afrique centrale pour s'occuper de la paix au Congo, en Ouganda, au Zimbabwe et en Angola. Et avec l'Autriche ? N'est-il pas ridicule et préjudiciable à nos relations commerciales de rompre des contrats d'achat d'ambulances, d'interdire la présence autrichienne au salon des vacances de Bruxelles et aussi de quitter des réunions européennes lorsqu'un représentant de ce pays monte à la tribune? Risible aussi dans la bouche d'un ministre qui trouve qu'aller skier en Autriche est immoral! IMMORAL, voilà un mot que nous aurions tant voulu entendre à l'occasion de nombreuses découvertes en Belgique, de détournements, de pots-de-vin, de fraudes, de blanchi-ment d'argent, de nominations politiques abusives, des 500 milliards engrangés par Mobutu au détriment de son peuple affamé et de centaines d'autres cas d'immoralité... Que dirions-nous Si un pays étranger venait accuser la Belgique d'être le seul pays européen à ne pas avoir ratifier la Charte des droits des minorités malgré de nombreux rappels à l’ordre de la Communauté européenne ? Que dirions-nous Si on nous accusait de cacher chez nous des génocidaires du Ruanda, ou Si on accusait nos dirigeants de vouloir étouffer les scandales financiers qui pullulent dans notre pays? Ou encore si ce pays étranger nous faisait remarquer qu'en Belgique, on crée beaucoup de commissions, longues et coûteuses, qui n'aboutissent souvent qu'à des recommandations et à de bonnes résolutions pour l'avenir, mais très rarement à des sanctions envers les véritables coupables : voir les commissions « Tueurs du Brabant, déchets, Dutroux, Ruanda, Cools, KBL, mafia des hormones, dioxine, titres volés, les 3 Guy, etc...».

Tout ceci pour dire que Si un pays étranger nous reprochait toutes ces choses, nous ne serions pas contents et lui ferions durement savoir et lui demanderions de s'occuper de ses oignons. Dans quelque temps, lorsque les affaires seront tassées, nous nous rendrons compte que la montagne a accouché d'une souris et que l'énergie et l'argent investis dans tous ces litiges auraient été beaucoup mieux utilisés ailleurs, où des problèmes ne manquent pas, faute d'argent. Nous avons exprimé ce que l'on entend de la bouche de notre population. Il y a encore beaucoup à dire. Pour en avoir le cœur net et pour ceux qui douteraient, pourquoi ne pas faire une consultation populaire sur un vaste sujet qui dépasserait de loin le cas Haider ? La régularisation des sans-papiers qui va traîner, le droit de vote à ceux-ci et leur égibilité possible aux prochaines élections ? Aussi important qu'une consultation sur l'euthanasie proposée par une présidente de parti. Ce serait le triomphe d'une démocratie propre et juste.

 

Robert DEWEZ, militant wallon, président des A.C. de Sart-St-Laurent (j'ai écrit à titre privé)

 

De bien curieux « chinels » sans bosses !

Voici une étonnante photo, trouvée chez feus Oscar Leclercq - Renilde Marique, rue des Bas-Prés, par un de nos lecteurs, membre du Cercle d'Histoire local. Il pourrait donc s'agir d'un membre de la famille Manque, dit ce lecteur, sans doute Fernand qui habitait rue des Bergeries, entre ses parents (car le visage de gauche indique nettement une femme, encore que certains y voient un jeune homme...) La photo doit dater d'avant 1 900 et Fernand serait mort en 1973 à l'âge de 88 ans (?). Mais par des recherches plus précises, nous avons constaté que Fernand est né à Sart-St-Laurent (Floreffe) le 2 juin 1890 il est arrivé à Fosses en 1899 (à Haut-Vent) et s'est marié en 1913 avec Valentine Stiernet. Ils eurent deux enfants Renilde, née en 1913 et Robert en 1921. Il ne peut donc s'agir de ses parents Si la photo est antérieure à 1900. De plus, au fichier de l'état civil de 1900-1920, on voit que Fernand est venu à Fosses en compagnie de sa mère et de ses frères et sœur (Emile, Charles, Jules et Elvire) mais sans le père François-Joseph. Etait-il déjà mort?

Par contre, la photo pourrait provenir de la famille Stiernet : Valentine, épouse de Fernand Manque, était la fille de Louis Stiernet, né à Fosses le 17 octobre 1870 et de Marie Duculot, née à Fosses le 1er avril 1874 (rue du Chêne N° 3). Les deux adultes, en effet, ont moins de 30 ans. Mais pas de chance pour l'enfant, un garçon, car les époux Stiernet n'ont eu que des filles. Ou s'agit-il d'un petit voisin juste avant le pont de la Laide-Basse habitait la famille Biot : Oscar Biot et Odile Hannus qui eurent deux fils (Arthur, né en 1890 et Camille (né en 1897) et on sait qu'un autre Camille Biot (venant du Try-al-Hutte, né en 1900) épousa Paula Stiernet en 1924 les deux familles étaient donc liées. Mais que de suppositions Etonnants surtout sont les costumes : les yatagans de bois indiquent les Chinels, mais ils n'ont pas de bosses Le chapeau à plumes est aussi bizarre, la perruque est détressée à la mode de celle des Doudous actuels. Une espèce de boléro est jeté sur une sorte de chemisier blanc à manches bouffantes, le pantalon clair est garni d'un galon rappelant sans doute la couleur du boléro. Des rubans sont noués autour des mollets. Par contre, les rosaces sur les chaussures ressemblent fort à celle des Chinels actuels. S'agirait-il d'une soce spéciale, ou d'un costume de fantaisie lors du carnaval ? Un aîné pourrait peut-être donner réponses à toutes ces questions?

Conseil communal

Le pavé dans la mare…

A l'issue d'une séance presque purement administrative, rencontrant l'unanimité pour tous les points, le conseiller PRL Philippe Moreau a littéralement jeté un pavé dans la mare avec une question sur... les pavés des trottoirs dans les travaux actuels de la traversée de Fosses. On en a appris, des choses ! Sur la mesure de la résistance des pavés, mais aussi sur « la mafia flamande des pavés chinois»

En début de séance, une minute de recueillement à la mémoire d'Alfred Godfroid qui fut conseiller communal de 1944 à 1947, puis échevin jusqu'en 1965 il était aussi président des Anciens Combattants de Vitrival. Hommage lui fut ainsi rendu.

Finances

- C'est le Collège et non plus la Députation qui est maintenant compétente pour juger de problèmes de réclamation contre la taxe sur les journaux publicitaires : Le Messager de Châtelet, l'Echo, AZ et Publi Namur prétendaient éluder la taxe en faisant état d'articles rédactionnels non publicitaires. Et la Commune sera défendue par Me Caroline Crappe, de Namur.

- Les familles avec enfant de moins de 2 ans 1/2 et les personnes incontinentes recevront 12 sacs poubelles gratuits par an, moyennant attestation médicale au service Finances. Mme Rochet tient à rappeler que, sur le même sujet elle avait, voici cinq ans, demandé une réduction. Nuance entre 2 tarifs et sacs gratuits.

- Les avances de fonds du service population et état civil seront centralisées au service des Finances.

- Des panneaux de signalisation et les accessoires nécessaires seront acquis cette année pour un montant de 500.000 F.

Travaux

- Des travaux pour améliorer la sécurité, rue du Sartia à Sart-Eustache sont présentés par le conseiller local Philippe Mullier. L'entreprise confiée aux Ets Nonet à Bois-de-Villers pour 3.465.516 F comporte : placement de potelets de dissuasion, enduits colorés, ralentisseurs en pavés de béton, îlots pavés, bordure en béton, marquage, signalisation et reconstitution de la voirie, plateaux d'attente aux carrefours, bandes transversales sonores. Les travaux débuteront le 1er mai. Et ce n'est que la première phase l'étude de la seconde est confiée à INASEP (rue du Sartia et Place), estimée à 1 million.

-Autre contrat d'étude à INASEP la réfection et égouttage de la rue du Tisserand à

Haut-Vent (6.200.000 F),

- Autre projet en cours : la réfection de la rue du Pré-Standard : piochage, filets d'eau, avaloirs, revêtement en deux couches, pour 3.500.000 F.

- L'échevin Sarto propose aussi l'achat d'un broyeur d'herbes, adaptable sur l'Unimog, surtout pour la tonte des terrains de football qui pourrait ainSi se faire quel que soit le temps. Estimation : 500.000 F. Et aussi un véhicule 4x4 d'occasion (800.000 F), mais là la minorité s'abstient. Autre achat : un camion à conteneur d'occasion de 19 T, pour 2 millions. L'échevin estime ainsi avoir veillé consciencieusement au renouvellement et à la modernisation de l'équipement du Service des Travaux. Un effort sérieux a été fait aussi au niveau du personnel et des bâtiments. « Je laisse donc à mon successeur une situation favorable » conclut-il en laissant entendre qu'il ne se représentera plus (il vise la Province).

Le bourgmestre

reprend alors la présentation des points suivants:

- Des ordonnances de police pour les travaux de la traversée de Fosses, le stationnement rue de Vitrival, la placement d'un îlot directionnel rue du Grand-Etang et les grands feux. M. Boigelot, qui a de la suite dans les idées, fait remarquer que dans la demande du comité du Grand Feu de son hameau, on trouve sur deux lignes Haut-vent et Haut-Vent. Il faudra trancher!

- Le Conseil donne délégation au Conseil de l'enseignement des communes et des provinces pour la fixation des programmes d'étude.

- Il modifie le statut pécuniaire du personnel communal : des termes sont précisés dans les classifications et l'évolution de carrière. Idem pour les conditions de recrutement et de promotion (évaluation positive, 4 ans d'ancienneté dans le niveau, examen, formation complémentaire). Le tout en accord avec le comité de négociation (syndicats).

- Pour le Service Incendie, sur recommandation du ministère, on adapte aussi le cadre avec un officier chef de service au grade de capitaine, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant et le recrutement d'un caporal professionnel capable d'entretenir matériel et véhicules. Enfin, la ville adhère à la zone de secours de la Province.

Et voici les pavés

M. Moreau avait donc mis en urgence à l'ordre du jour le problème des pavés utilisés pour les trottoirs dans les travaux actuels. En deux questions: qui a réceptionné ce travail ? et pourquoi n'a-t-on pas des pavés belges conformes au cahier des charges? Le bourgmestre rappelle que c'est le MET (Ministère des Travaux) qui est maître de l'ouvrage. La Commune se contente de financer sa part (les trottoirs). Il assiste, avec l'échevin des Travaux, aux réunions de chantier hebdomadaires et y répercute les remarques des riverains. C'est donc le MET qui réceptionne, avec l'accord de la Commune qui vérifie la pose. Mais la couleur des pavés a attire l'attention des uns et des autres. C'est un problème technique, relaie l'échevin Sarto. L'adjudicataire des travaux, la société Morphée, a concédé le travail en sous-traitance et il apparut que ce sous-traitant avait fourni une fausse affectation de la provenance des pavés: le responsable affirmait et jurait sur l'honneur qu'ils venaient d'une carrière de Modave... qui est fermée depuis deux ans Il a donc bien dû reconnaître qu'ils venaient de Chine. Le cahier des char g es ne spécifie pas que les paves a doivent être beiges, mais précise leur résistance requise. On apprit ainsi que la mesure de résistance est le kilo-Newton et qu'en voirie, elle doit être de 180 et en trottoir, de 100. Mais voilà, Si les pavés beiges sont toujours d'au moins 160 à 200, les chinois sont plus tendres (certains de 59 unités, dit M. Moreau, fort d'un dossier technique qu'il connaît bien) et surtout plus poreux, ce qui laisse des doutes quant à la résistance au gel. On a donc stoppé le pavage pour une contre-expertise et il s'avère que la résistance moyenne sera de 160, donc suffisante. M ais les tractations ont été houleuses, bourgmestre et échevin se sont fait traiter de tous les noms le représentant de la société de pavage a même jusqu'à soupçonner M. Sarto de vouloir faire tout enlever (alors que c'était un ingénieur du MET) pour « couler » l'entreprise et faire continuer le travail par une autre qui lui aurait promis des vacances aux Bahamas ! Il y eut même des menaces et coups de fil anonymes !...

C'est une mafia "Ce sont des gangsters, des filous ", a-t-on entendu. Et des exploiteurs qui font venir des paveurs du Portugal, moins payés. Il y a eu des pressions, précise encore Ph. Moreau, pour faire admettre des pavés chinois ou pakistanais sous la garantie des pavés wallons. Une mauvaise foi flagrante. Refuser ce qui était déjà placé aurait coûté 5 millions à l'entreprise. Il faut donc exiger une garantie de 5 ans contre le gel. Il est vrai qu'il est difficile d'encore trouver rapidement de telles quantités de bons pavés belges : il reste 3.200 m2 à paver sur les 8.000 de l'entreprise. Et Si les pavés belges coûtent 1.350 F/m2, les chinois ne sont qu'à 930 F. Le MET et la Commune ont donc négocié et, sur base de la qualité inférieure fournie, ont obtenu une réduction de 269 F au mètre placé. Un délai de 3 ans sera exigé avant réception définitive.

Mais qu'on se rassure, conclut le bourgmestre demain il y aura 20 paveurs et le travail sera bien avancé pour la Laetare et tout le travail de voirie sera terminé pour le 30 juin comme prévu, car il n'y a pas eu d'arrêt pour intempéries d'hiver.

A huis clos

-Le Conseil ratifie les décisions du Collège concernant l'enseignement (divers interims, nomination à titre définitif de Dominique Leppinne comme maître en éducation physique et de Fausta Prigneaux comme institutrice gardienne (à Nèvremont).

-Il ratifie aussi la désignation de Jean-Luc Benoît pour les fonctions de secrétaire pendant les congés du titulaire nomme deux employées administratives (Brigitte Absilis et Frédérique Goisse) et un agent de police supplémentaire (Jean-Louis Traufler, de Floreffe, 40 ans).

Le public était content : ce fut très intéressant.

 

Théâtre wallon

"Li Soce dès Comédyins fosswès: présentera le samedi 25 mars, à 20h a la salle de I'Athénée Roi Baudouin à Fosses, une comédie gaie en 3 actes, de Grosso Modo, adaptée en wallon par André Hancre.

Cette pièce, déjà jouée par la troupe en novembre dernier, avait été appréciée par le public. Elle est cettE fois reprise au profit de la Croix-Rouge de Fosses. La villa Les Coucous, en Ardenne est une résidence secondaire rare ment occupée par ses propriétaires Le gardien du quartier qui en a le< clefs, la prête à un frère qui veut épater sa fille de retour d'Amérique. Mais voilà que le propriétaire y donne aussi un rendez-vous à sa secrétaire dans l'espoir de pouvoir lui déclare sa flamme. Comble de malchance deux voleurs ont devancé tout le monde pour s'y cacher. Ajoutez à cela une épouse autoritaire dans ses droits de propriété, et vous devinez le nombre d'entrées et de sorties, les portes qui claquent, de quiproquos ensuite dans les rencontres où chacun se fait passer pour un autre.

Prix d'entrée :180 F ou 160F en prévente, chez les bénévoles de la Croix-Rouge.

 

Le Vieux Moulin n'a pas été adjugé

Le mois dernier avait lieu une première vente de ce bâtiment historique fossois « Le Vieux Moulin », un café-restaurant bien situé sur la place du Marché, qui appartient à l'asbl Les Amis du Vieux Moulin, dont les bénéfices devaient revenir aux oeuvres paroissiales. Mais voilà, les membres de cette asbl créée en 1955 ont pris de l'âge, beaucoup sont décédés. Les trop nombreux changements de tenanciers ont nui à la réputation et la clientèle s'étant peu à peu étiolée, l'établissement est resté fermé de longs mois. Des travaux de restauration et d'entretien sont nécessaires mais, sans recettes depuis trop longtemps, l'asbl ne peut plus faire face à ces dépenses. C'est la raison pour laquelle il fut décidé de vendre. Après avoir reçu des offres, mais insuffisantes, lors d'une première vente, la seconde vente, qui devait être définitive, n'a pas apporté « l'eau au moulin » que l'asbl vendeuse escomptait. Les surenchères se sont arrêtées cette fois à 5.520.000 F, offre de M. Freddy Falque, qui avait offert 5 millions lors de la vente du mois dernier. Après cette dernière offre, le notaire, le représentant de l'asbl M. Loiseau et son avocat se sont retirés un court instant, au terme duquel la décision a été prise de retirer le bien de la vente et de la remettre en vente, de gré à gré cette fois. Le notaire a déclaré qu'on ne peut adjuger un bien de cette valeur à n'importe quel prix. Le vendeur souhaite en obtenir environ 7 millions et attendra donc des offres plus conséquentes. Un investissement sans doute de près de 10 millions pour un éventuel amateur qui devra tabler sur des frais de transformations indispensables les frais notariés et d'enregistrement immanquablement s'ajoutant au prix de son acquisition.

 

Fricassée et grand feu

La tradition des réjouissances qui marquent la fin de l'hiver est toujours très bien respectée à Aisemont. Ainsi, le mardi gras était réservé à la grande fricassée qui a obtenu un succès sans précédent et s'est terminée par un bal qui fut fréquenté par beaucoup de monde. Et au cours du week-end dernier, on remit ça pour la tradition du grand feu. Ce fut tout d'abord le bal masqué du samedi, en la salle Saint-Joseph. Le lendemain, dès 9 heures du matin, une batterie de tambours annonçait la sortie des Gais Lurons et dès l'après-midi, ce fut la grande tournée dans les rues du village avec une bonne quinzaine de musiciens qui mettaient l'ambiance. Puis on alla chercher chez eux les derniers mariés qui avaient l'honneur d'allumer le bûcher, un jeune couple bien sympathique arrivé depuis peu au village. La troupe se dirigea alors vers la rue lnsbamonts où avait été monté le bûcher. Un feu d'artifices fut alors tiré avant l'embrasement en l'honneur du départ du bonhomme Hiver. Un belle fête qui était assurée par le comité de la Pelote aisemontoise.

 

Le grand feu a vécu

Comme chaque année, le grand feu de Vitrival a été très bien organisé par les jeunes vitrivalois toujours respectueux de cette tradition. Comme le veut la coutume à Vitrival, ta journée à débuté par une tour née dans le village et le groupe s'es ensuite rendu chez les derniers mariés qui étaient chargés d'allumer le bûcher. Il s'agissait de Nicole et Marcel qui ne sont pas originaires du village, mais ont très bien rempli leur rôle, alors qu'un feu d'artifices étai tiré près du bûcher. Les masqués ont effectué leurs visites habituelles à domicile et on peu dire que le grand feu 2000, le demie du siècle, fut une totale réussite.

 

Le grand feu

C'est donc ce samedi que se dé roulera à Sart-Eustache les festivité' du grand feu qui marquent la fin de l'hiver. Nous n'avons pas pu obtenir d'autres renseignement au sujet de cette tradition sartoise.

 

A la RUS Fosses

Avec des hauts et des bas, mais rarement servi par la chance, Fosses aura tout de même bien fi9uré en première provinciale, mais n est toutefois pas encore assuré avec certitude de son maintien car cette année, en raison de trois descentes possibles de promotion, il pourrait y avoir 4 descendants de Provinciale. Et la rencontre de dimanche à Dinant est importante car les Mosans, qui ne sont pas certains non plus de leur maintien, fera tout ce qui est en sa possession pour prendre la totalité de l'enjeu. Les supporters seront donc au poste, d'autant plus qu'une attraction les attend : cette rencontre serait arbitrée par trois dames, une première dans la division!

 

Coupe provinciale.

Rappelons que le match de Coupe Fosses-Surice aura lieu le mercredi 22 mars, à 19 h 30, sur le terrain de Velaine, Fosses n'ayant pas un éclairage suffisant.

Recrutement

Pour la saison prochaine, Fosses recrute des entraîneurs pour toutes ses équipes de jeunes. Les amateurs peuvent se faire connaître en téléphonant au 081-32.32.29 (en journée a D. Piet, secrétaire). Fosses cherche aussi un président et un trésorier, car L. Viaene, qui avait prévu un mandat de dix ans, va laisser sa place et sa fille qui assurait la trésorerie du club souhaite ausSi se faire remplacer. Ceux qui désirent prendre ces postes sont donc invités à contacter le secrétaire D. Piet.

 

 

Les matches du week-end

Samedi 18 mars

Diablotins, à 11 h:

Ligny - Aisemont A

Aisemont B - Et. Tamines

Tarcienne - Fosses

Bambois - Molignée

Préminimes, à 13 h:

Velaine - Fosses

Minimes, à 15 h:

Onoz - Fosses A

Fosses B - Florennes

Juniors, à 15 h:

Série A: Bambois – Haversin

Espoirs, à 15 h:

Série A : Arquet - Fosses

Spéciales, à 15 h:

Série D: Spy - Bambois

Aisemont - Soye Fosses: bye

Dimanche 19 mars

Cadets, à 10h30:

Série C: Sambreville - Aisemont

Bambois : bye

Div. 1: Dinant - Fosses

Div. 3: Bambois - Olloy

Div. 4: Lustin - Aisemont

 

DINANT FOSSES 1 - 1

Ce match était particulier puisque le trio arbitral était entièrement féminin. Fosses mit d'emblée la pression, via une tête de Thys obligeant Houbion à se détendre. Deux minutes plus tard, De Paemelaere servait Geeraerts, qui enlevait trop sa reprise. Houbion sauva encore les siens, puis à la 9e, il fallait l'intervention de deux défenseurs dinantais pour stopper Thys dans son élan. La première offensive des « Bleus » survint au quart d'heure, par l'intermédiaire de Warnier. A la 24e, Stelleman servit Warnier, qui manqua de peu. Le match semblait s'emballer et, à la 44e, De Paemelaere laissait sur place toute la défense dinantaise mais, face à Houbion, précipitait son tir.

Au second time, les Copères mirent la pression sur Fosses. Leurs efforts furent récompensés à la 50e, par Stelleman, qui transperça le flanc droit de la défense adverse avant de conclure (1-0). A la 60e, Geeraerts obligea Houbion à dévier le ballon du bout des doigts. A la 65e, la défense fossoise manqua de peu donner un but de plus à l'adversaire, en trompant son propre gardien, alors qu'en face, Houbion confirmait sa bonne forme actuelle. Fosses n'y croyait sans doute plus trop et on semblait donc s'acheminer vers une petite mais importante victoire dinantaise. Quand, dans les arrêts de jeu, sur un coup franc joué trop rapidement par les Copères Fosses déborda son adversaire en contre. En fin de chaîne, De Paemalaere obligeait Tambour à dévier le ballon de la main... sur la ligne de but. Le même De Paemelaere se chargeait de la sanction, alors que Tambour sortait du terrain, exclu.

 

DINANT: Houblon, Pirson, Minet, Cobut Lespagne, Warnotte, Stelleman, Léonard Rabozée, Tambour, Warnier.

 

FOSSES: Léonard, J.F. Lorand, Dogot, E Lorand, Renaux, Thys, Dambroise, De Paemelaere, Malhaise, S. Viguie, Geeraerts.

 

Arbitre: Mme Geerts.

 

Buts : Stelleman (50e, 1-0), De Paemelaere (92e, 1-1).

 

Cartes jaunes: Warnier, Dogot, Léonrad Colinet.

 

Carte rouge: Tambour.

 

BAMBOIS OLLOY 4 – 4

 

Bambois mène les premières offensives et a la 10e, Lucchetta déflore le score Trois minutes plus tard, Borbouse double les chiffres. Olloy réplique et Maistriaux réduit l'écart. Olloy insiste à la reprise et Kuyle égalise à la 62e. Bambois repart à l'attaque et Borbouse replace les visités au commandement à la 65e. Peu après, Marchai alourdit le score. Les Ollégiens mettent alors toutes voiles dehors et arrachent le partage grâce à deux buts de Piret aux 81e et 85e.

 

LUSTIN – AISEMONT 4 – 0

 

Le début de partie fut équilibré avec au quart d'heure un superbe arrêt de Michaux. Désireux de consolider leur place de dauphins, les Lustinois accentuèrent leur pression et à la 20e Vancappelen dénichait la faille de la tête: 1-0. La voie était tracée. Cinq minutes après Merveille, également de la tête avant de récidiver à l'approche du repos (3-0). Au second acte les "Gadis "frappèrent sur le piquet tandis qu'à un quart d'heure du terme, Van Achter scellait la marque.

La chapelle, l'ermitage et le cimetière Saint-Remy

Le souvenir de la chapelle Saint-Remy s'est conservé très longtemps dans les mémoires. En 1858, dans sa Notice historique sur la ville de Fosses », Charles Kairis s'en faisait déjà l'écho : « Suivant la tradition, écrivait-il, il aurait existé une église près du moulin de Saint-Remy, sur ruisseau de Fuette, en aval de Fosses; il n 'est demeuré aucun document sur cet édifice qui devait être considérable ». Rectifions et précisons! Notons que la chapelle, l'ermitage et le cimetière, connus sous l'appellation Saint-Remy furent intimement liés au fil du temps quant à leur histoire. Nous ne savons pas quand la chapelle fut construite, mais le plus vieux « pouillé » de l'ancien diocèse de Liège, en date de 1497, signale à Fosses - outre l'église de la paroisse et les chapelles de la Maladrerie et de Vitrival - « l 'altare Sti Remigii ».

Naturellement, l'existence d'un autel impliquait celle d'un bâtiment et d'un desservant. La dernière attestation du « pouillé », qui date de l'extrême fin du XVIIes. (1698-99), nous renseigne simplement le « beneficium S. Remigii... » ce qui ne requiert p lus la présence à demeure d'un ecclésiastique. D'ailleurs, il est assez caractéristique le premier manage célébré date de 1596 et le dernier de 1614.

A partir du XVIIe s., on relève que l'ermitage Saint-Remy est signalé comme ayant existé, mais on n'y connaît pas d’ermites. Concluons : dès 1497, nous sommes en présence d'un « autel », c'est-à-dire d'une chapelle se perpétuant au XVIe et au XVIIe siècles, mais qui n'apparaît plus ensuite. Le Messager du 5-1-96 a reproduit une ancienne carte postale illustrée représentant une très vieille tour en pierre et les restes d'une annexe. Ce document édité à la fin du siècle dernier ou au début de ce siècle par la vieille Imprimerie agricole de Fosses, portait l’inscription suivante: «Hermitage Saint-Remy » . Cet hermitage

se situait sous sur les premiers escarpements de la rive droite de la Biesme, entre le Moulin de Saint-Remy et Aisemont.

Dans le même hebdomadaire, en date du 12-4-96, nous avons fait paraître un vieux dessin, assez net, représentant l'aspect de ce bâtiment et de son environnement immédiat (voir ce dessin en première page>. Il s'agit d'une imposante tour de plan carré, dont la face frontale présente une porte d'entrée principale au rez- de-chaussée et deux baies cintrées la surmontant. Cette tour, à deux étages, est coiffée d'un double ~ La façade latérale droite de l'édifice laisse discerner deux autres baies, un mur à retour d'angle et des annexes dont l'une est porteuse d'une sorte de potence (la roulette a disparu), grâce à la-quelle sans doute on pouvait hisser des marchandises aux étages. Selon feu Maurice Chapelle, historien de Fosses, ce document daterait de 1885 et serait probablement l’œuvre du Fossois Charles Genard, surnommé « Li p'tite guète». Mais il y a controverse à ce sujet. Dans Le Messager du 1-8-1920, le doyen J. Crépin écrivait: «Il est regrettable que l'on se soit acharné à détruire cet ermitage qui, d'après un dessin qu'en a fait sur place un de nos concitoyens il y a une vingtaine d'années, avait un cachet très particulier. Le doyen ne cite pas I artiste, mais selon MM. C. Lambiotte et R. Delchambre, dans leur ouvrage « Aisemont à travers les âges », p. 82, c'était un appelé Le-daim, « qui habitait la première maison à gauche, au-delà du pont, au pré-l'Evêque, route de Tamines à Fosses.»Notons aussi que dans un encart accompagnant l'ouvrage précité, on trouve un croquis de l'ermitage » avec la mention suivante 7 d'après H. Lemaître, 1892». Il y a quelques décennies, il ne restait plus de l'Hermitage que la base de la tour, des vestiges de murs et une voûte au milieu des orties et des ronces. L'ermitage et la chapelle furent-ils des constructions distinctes. Nous pensons que la chapelle se situait dans la tour en question ou y était accolée. A ce propos, signalons qu'en 1M9 déjà, des mesures furent prises pour modifier la chapelle et e cimetière Saint-Remy.

Si l'existence d'une chapelle est bien avéré en faut-il pour autant parler d'un ermitage?

Dans Le Messager de Fosses du 1-8-1920, le doyen Crépin écrivait: « Il subsiste dans le vallon de Saint-Remy une partie d'une construction en pierre de taille connue sous le nom d'ermitage Saint-Remy. Je n'ai trouvé nulles traces, dans nos archives, de l'existence d'ermites à Saint-Remy».

Feu Maurice Chapelle, dans Le Messager du 12-7-1985 rappelle que la chapelle Sacello Sti Remigii

est déjà signalée en 1497 mais aucun ermite n'est jamais renseigné.

A propos d'ermitage, il est intéressant de rappeler ce qu'écrivait Galliot dans son « Histoire générale ecclésiastique et civile de la ville et province de Namur» « On voit par un ancien registre reposant ès-archives du magistrat de Namur que la plupart de ces ermites étaient mariés et vivaient avec leurs femmes dans leurs ermitages ». Il ne semble pas que ce soit le cas à Fosses, les archives ne signalant pas de situations pareilles.

Voici 7 mariages recensés « in Sacello Sti Remigii»

-30-5-1596 : Paschati Pascal et Marie Robert (des Monts)

-4-5-1621 : Nicolas Thomas (Falizolle)ï~e: Marie Haq uin

-21-10-1622 :Jean Eugène (Fosse) et Feuillenne Bosquet (de Mettet)

- Henri Lambotte, Catherine Fusain

-14-5-1651: André Warlot et Feuillenne

-2-2-1653 : Ghislain et Catherine Gislen

-14-4-1614 : Martin Gérard et Simone Marage.

Le cimetière Saint-Remy devait s trouver sur la pente qui surmonte la Biesme le long du chemin allant de Saint-Remy vers Vitrival, avant d'arriver à la ligne de chemin de fer. Il était connu des habitant.' sous le nom antique « ès l'aîte». Le doyen Crépin renseigne « le cimetière de Saint-Remy qui se trouvait entre le moulin et la tour dite Ermitage Saint-Remy». Ce cimetière servit surtout au XVIIe s., à inhumer les morts des.' Monts, , c'est-à-dire de Doumont de Nèvremont et Aisemont.

Dix-sept inhumations ont été relevées:

- 14-7-1620 : Feuillenne... ép. André Henrion 28-2-1621 : D. Remi Godenne

- 12-1-1623 : Annete do Wasor 13-3-1623: Pierre Tripsee

- 9-1-1625 : Jeanne Vve Jean Boland 4-5-1625 : Anne Vve Nicolas Parent (t à Nèvremont)

-4-10-1625 : Robert Cailleux (mort à Nèvremont) 4-3-1626 : Jean Thomas (Monts)

- 2-4-1626 : Michiel le Mot 5-9-1626: Nocente Nanon

-20-5-1626 : Remy Nanon 20-1-1628 : Jeanne Gilson, ép. Nicolas Gérard

- 30-9-1629 : Martine, ép. Nicolas Nanon (dit Nocente) 30-3-1630 : Servais C il des Monts

- 12-10-1637: Nicolas Douillet 22-10-1637 : Anne, fille de Martin Gérard

      1. : Jean Gilsen (dit Collo).

Quelle fut la destinée de l'ermitage Saint-Remy, du milieu du XVIIe s. à la fin du XIXe ou du début du XXe? Les informations manquent. Il est toutefois très regrettable que l'on ait permis la destruction d un édifice historique lequel, paraît-il, avait un cachet très particulier et méritait donc d'être conservé.

Notons qu'en 1977, l'abbé Jacques Jeanmart, vicaire à Fosses et archéologue, fit exécuter des fouilles sur le site : il existait encore une partie voûtée sous les décombres. Fn a-t-il fourni les résultats dans « Archéologie », par exemple ? Nous n'en savons rien.

R.A.