N°10     10 mars 2000    

Il y a 50 ans dans

Le Messager

 

MOIS DE MARS 1975

- Le dimanche 9 mars Laetare avec 4 groupes de majorettes (Denée Wépion Huissignies et Hamois en Condroz) + les Moissonneuses de Winenne et Bambois au temps des Gaulois (groupe et char. Mais le 50leil ne fut pas de la partie lors de cette tête qui venait un peu tôt dans l'année.

- L'abbé Kaisin, né à Vitrival et professeur de religion à l'Ecole Moyenne, fête ses 50 ans de sacerdoce. Jubilé qui se déroule en l'église de Vitrival.

- L'association des commerçants organise avec les Scrîjeûs wallons, un concours de Pâques avec dictons en wallon à retrouver dans les vitrines des commerces de Fosses.

- Drame familial à Bambois : André Defleur, alcoolique et violent, semant la terreur dans sa famille, est tué par son fils et son épouse à bout, mettant dramatiquement fin à leur calvaire.

- Un projet pour la construction d'une piscine dans les anciens bâtiments de l'Abattoir, est approuvé par le Conseil communal.

 

Il y a 100 ans dans

Le Messager de Fosses

Bénédiction de l'église de Bambois

C'est le mercredi 14 février 1900 qu'a eu lieu à Bambois la bénédiction de la nouvelle église " Saint-Barthélemy ". Voici des extraits de cette manifestation tirés du n' 7 de l'an 1900 du ' Messager de Fosses".

Cette cérémonie a eu lieu mercredi dernier. Il n'y manquait qu'un rayon de soleil. Au lieu de cela, nous avons été gratifiés d'une tempête de pluie et de neige comme on en vit peu Cet hiver. Malgré tout, nous nous sommes mis en route pour le Bambois, muni d'une bonne paire de guêtres, d'une capote à rendre des points à un gendarme et d'un parapluie en place du bourdon traditionnel. (bourdon = bâton de pèlerin)

Tout le village était pavoisé aux couleurs pontificales et nationales.. Les chemins menant à l'église étaient bordés de guirlandes, de buis et de houx et l'extérieur de l'édifice était couvert d'oriflammes et de drapeaux. Quant à l'intérieur, c'eut été une profanation de déparer, par des décorations étrangères, ce petit bijou d'architecture gothique . En attendant la cérémonie, nous je-tons un coup d’œil à l'intérieur, grâce à l'obligeance de nos braves gendarmes qui sont au poste pour le service d'ordre. Nous ne pouvons qu'engager nos lecteurs à aller la visiter, ils ne seront pas ,déçus. Mais voici l'heure de la cérémonie. Un piquet de 30 hommes à cheval s'avance au-devant de la voiture de Mgr l'Evêque qui a daigné venir en personne consacrer à Dieu ce temple élevé à sa Majesté. Puis les cérémonies liturgiques se déroulent, graves et majestueuses comme tous les rites sacrés. Pendant ce temps, nous nous laissons arroser abondamment, car il n'y a que les officiants qui peuvent pénétrer dans ce temple pendant la bénédiction. Enfin, les portes s'ouvrent toutes grandes et le peuple en foule entre dans ce lieu qui vient d'être consacré par la bénédiction du Pontife. M. le doyen de Fosses est à l'autel et va célébrer pour la première fois le saint sacrifice de la messe. A l'évangile, Mgr l'Evêque monte en chaire et adresse à l'assistance une allocation touchante qui fit mouiller bien des yeux. Tout devait être à l'unisson dans cette cérémonie, dans ce temple où on exécuta des morceaux de musique dans le style du moyen âge. La phalange d'artistes qui occupait le jubé nous fit entendre les beautés de la musique palestinienne qui donnaient une idée de la beauté des solennités chrétiennes pendant les siècles de foi. Nous prîmes alors le chemin de Fosses ou, dans la magnifique salle des Sœurs Sainte-Marie était préparé un banquet offert à Monseigneur par Mlle Jeanmart, la donatrice de l'église. A la table d'honneur, la famille Jeanmart au grand complet ainsi que le clergé, les conseillers provinciaux du canton, les membres du Conseil de Fabrique et enfin tous ceux qui ont contribué à la construction et à l'ameublement de l'église, font une couronne d'honneur à Monseigneur l'évêque. A l’heure des toasts, M. le doyen de Fosses se lève et, dans un langage élevé, laissa déborder son cœur de prêtre et dit combien il a gémi de longues années de voir ses paroissiens de Bambois et en particulier ses chers ouvriers mineurs Si souvent dans l'impossibilité morale de remplir leurs devoirs religieux et combien il fut consolé de voir cesser cette pénible Situation, grâce à la générosité de Mademoiselle Jeanmart. Après l'allocution de Mgr l'Evêque, ce fut au tour de M. Jeanmart de remercier Mgr l'Evêque et la partie académique se termina par la lecture d'un fin poème lu par son auteur dont la modestie n'a d égale que le talent .

L'église paroissiale est le lieu de rassemblement des chrétiens et le symbole de la présence de Dieu au milieu de son-peuple. Le mot église vient du latin « ecclesia » qui signifie assemblée, la réunion des fidèles pour la prière. Puis le sens est passé au bâtiment, lieu des réunions. Dans les premiers siècles du christianisme, le nouvelle religion fut rejetée par le pouvoir romain dont l'empereur était le dieu. Après deux siècles de persécutions sanglantes -l'ère des martyrs - l'édit de Milan, proclamé par l'empereur Constantin en 313 permit aux chrétiens de pratiquer librement leur religion. Ils sortirent donc des catacombes (cimetières souterrains) où ils se cachaient, pour célébrer leurs offices et se mirent à construire des églises un peu partout.

Bambois

Au temps où saint Feuillen vint fonder son abbaye à Fosses, la colline de Bambois était couverte d'une forêt faisant partie de la vaste forêt de la Marlagne. Elle fut peu à peu défrichée et les terres ainsi gagnées furent consacrées à l'agriculture. Mais lorsque, en 907, les terres de l'abbaye furent cédées à l'évêque de Liège, il n'y avait encore que peu de maisons et encore beaucoup de bois: ce fut le bois banal de l'évêque, mais où les gens du « ban » pouvaient récolter du bois de chauffage. D'où le nom de Ban-bois. Au cours des siècles, l'endroit se peupla pour réunir plus de 100 familles aux environs de 1900. Mais les habitants devaient venir à Fosses pour assister aux offices, pour les baptêmes, mariages, funérailles. Et vu la distance, la pratique religieuse était minime. Sur la place actuelle et ses alentours se dressait une ferme mentionnée déjà en 1692. Un artiste peintre de renom, Jacques Baudin, originaire de Paris, l'acheta en 1743 et s'y installa pour peindre, et en même temps enseigner à une dizaine de pensionnaires. Il y mourut le 20 décembre 1817. Plusieurs de ses toiles ornent la cathédrale de Namur et notre collégiale possède une de ses plus belles oeuvres « Le triomphe de saint Feuillen «. Son fils Nicolas Baudin lui succéda il était peintre lui aussi et cité dans le dictionnaire des peintres belges. De son mariage avec Marie Alexandre, il eut 8 enfants dont Narcisse, né à Fosses en 1820. C'est de

ce nom, transformé par le langage populaire, que le lieu fut parfois appelé « place Baudouin .En 1874, Narcisse Baudin vendit la ferme à B. Hanotiaux, cultivateur qui la revendit en 1880 à Philippe Pinon en 1888, le lieu passa à Moïse Remy-Mathot et finalement, en 1891, à Mlle Adèle Jeanmart, fille du notaire Barthélemy Jeanmart, de Namur.

 

L'église

Emue du manque de pratique religieuse dans le hameau de sa propriété, Mlle Jeanmart décida de consacrer sa fortune à la construction d'une église, dans le souvenir de son père. Le 21juin 1898, elle introduit la demande de bâtir au Collège échevinal de Fosses et la construction débuta la même année. Sur des plans de M. Van Gheluwe, architecte à Namur, l'église est de style néo-gothique élancé, très souvent utilisé pour des églises à cette époque. Elle coûta 79.208 francs-or et s'étend sur près de 700 m2. De plus, le 30 juin 1898, M. le doyen Mallar posa la première pierre d'un prestigieux presbytère, payé aussi par Mlle Jeanmart. Et l'inauguration officielle de l'église fut célébrée par Mgr Heylen, évêque de Namur le 14 février 1900. Elle fut dédiée à saint Barthélemy, apôtre en Inde et en Arménie, mort martyr en 71, du nom du père de Mlle Jeanmart . Deux plaques, autrefois insérées dans le mur du chœur et à présent à droite près de l'entrée, rappellent (en latin) cet événement et l'acte généreux de Mlle Jeanmart. Mais il ne s'agissait toujours, dans les termes officiels, que d'une chapelle dépendant de l'église de Fosses et desservie par un des vicaires. En 1903 le presbytère fut même occupé par des religieuses expulsées de France, avec 9 pensionnaires. Hélas, Mlle Jeanmart avait vu trop grand et en 1911 était déclarée en faillite. Par un acte du 30 décembre 1908, elle avait fait don de l'église et du presbytère à la Fabrique d'église de Fosses (malgré l'opposition du Conseil communal de l'époque, refusant des frais supplémentaires) et cette donation fut remise en question car elle avait déjà hypothéqué 4 maisons qu'elle possédait à Namur. Les curateurs de la faillite réclamaient 14.285 francs à la Fabrique d'église. On transigea pour 6.000 F et les terrains (10 hectares) furent vendus à différents cultivateurs de Bambois, tandis que le presbytère était acheté par Prosper Riboux. Et le 5 mars 1919, Mgr Heylen érigeait la chapellerie en paroisse.

 

Et ses Curés

De 1900 à 1914, l'église de Bambois avait été desservie par des vicaires de Fosses : les abbés Jules Fays, Joseph Lizin, Gilles Delforge, Victor Bernard et pendant la première guerre par les vicaires Poncelet et Davin, puis le Père Bruno de Maredsous. Le 20 mars 1919, l'évêque de Namur nommait le premier curé : l'abbé Joseph Cambier, né à Lesves en 1882, vicaire à Biesme et récemment démobilisé il avait été brancardier Il fut installé le 4 mai 1919 et allait consacrer 34 ans de sa vie à la paroisse de Bambois. C'était un homme d'une extrême gentillesse, d'une générosité sans limite : pendant la guerre 40-45, il restait parfois plusieurs jours sans manger car il avait distribué aux familles nécessiteuses le pain et les pommes de terre qu'on lui offrait. Il donnait tout. C'est lui qui avait payé de ses deniers le rachat du presbytère (14.167 F) en 1920. Il avait toujours chez lui une réserve de médailles (de St Benoît, du Rosaire et de la Bonne-Mort) qu'il distribuait largement. Usé par le travail, les privations et l'âge, il se retira comme aumônier au Home Dejaifve en 1953, puis sa santé nécessita son transfert au Home de Carnières où il mourut le 22 août 1960, âgé de 78 ans. Mais son vœu le plus cher fut réalisé il fut inhumé au cimetière de Bambois, parmi ses paroissiens. Le 20 décembre 1953 arrivait l'abbé Désiré Pierard, jeune prêtre dynamique, qui entreprit un immense travail. Si son prédécesseur était réservé et respectueux de la liberté de chacun, l'abbé Pierard était un vrai missionnaire, allant chercher chez eux les fidèles pour participer aux manifestations de piété, l'organisation du rosaire quotidien, la communion mensuelle des hommes, des pèlerinages express à Beauraing chaque début de mai (en caravane de voitures) réunissant plus de 100 participants et tenant compte qu'il fallait rentrer pour 14 h « quand les pigeons retombent », des retraites à Fayt-lez-Manage (jusqu'à 40 hommes) et l'édition d'un petit journal paroissial La voix de Bambois Sans compter l'encouragement d'une chorale paroissiale, le mouvement Vie Féminine, la Confrérie St-Eloi, une dramatique... En 9 ans, ce prêtre zélé avait opéré une véritable révolution spirituelle dans sa paroisse de Bambois avec d'authentiques conversions. En 1960, il fut nommé curé de Neffe (Anseremme). Il devait hélas périr dans un accident de voiture en 1967. Vint alors le Père Lucien Cornet le 28 octobre 1964 : ancien missionnaire au Congo, bricoleur-né, habile en tout et au service de tous, il jouit d'une grande popularité il revient d'ailleurs chaque année célébrer la messe de la Sint-Biètrumé, en wallon et l'après-midi, il marche dans le peloton des grenadiers. Le 30 août 1968 était nommé l'abbé Jacques Paquet qui s'inscrit d'office dans la lignée des excellents pasteurs dont jouissait la paroisse de Bambois. Bien que différent de ses prédécesseurs, il fut un prêtre dévoué et dynamique, proche de ses paroissiens. Mais il fut nommé curé de Moignelée en 1973. La cure de Bambois fut alors occupée par 4 Pères assomptionnistes de Saint-Gérard : le P. Elisée Dricot, curé ; le P. Vincent Vandermeersch, prédicateur réputé le P. Nicolas et le Frère Eugène qui travaillait surtout à l'œcuménisme. Ils regagnèrent le prieuré de St-Gérard en 1977 et furent remplacés par l'abbé René Pirmez, prêtre d'une grande pitié intérieure qui avait l'art de faire l'éloge funèbre des paroissiens disparus. Il partit pour une maison religieuse de Bruxelles en 1998. Depuis lors, la cure est inhabitée (mais il y a des projets) et la paroisse sans curé est desservie par le clergé de Fosses : le doyen et le vicaire et le P. Tassin du prieuré de St-Gérard.

L'intérieur de l'église

Après le Concile Vatican II , il fallut revoir l'organisation et l'ornementation intérieure de l'église : au début des années 70, on supprima les vitraux du chevet du chœur, le banc de communion, la chaire et on remplaça les chaises. Sur les fenêtres fermées, au-dessus de l'autel, fut placé en 1972 un remarquable Christ en gloire, oeuvre de dinanderie (3m60)d e l'artiste local Marcel Nulens qui signa aussi la porte du nouveau tabernacle (laiton ciselé et émaillé) en 1974, et un grand chandelier pascal, toujours en cuivre battu. Léon Topet, de son côté, marqua aussi son passa9e à Bambois par des oeuvres d'ébénisterie un autel en chêne massif aux pieds tournés, sur lutrin, et deux chandeliers de chêne.

 

Et les cloches

Elles aussi sont tellement liées à la communauté chrétienne qu'on ne se contente pas de les bénir, mais on les baptise. Car elles marquent le temps de la prière, des célébrations liturgiques et les grands événements de la vie des hommes baptêmes, mariages, funérailles... et aussi les heures de la vie du village. Mlle Adèle Jeanmart et son frère Charles furent les parrains-donateurs des deux premières cloches de l'église de Bambois: Barthélemy (800 kg) et Thérèse- Barbe (600 kg); elles marchèrent pour la première fois le 14 février 1900, annonçant l'inauguration de l'église. Hélas, en 1943, la petite fut enlevée par les Allemands pour être fondue. Le 7 novembre 1954 une nouvelle cloche, du même nom (Thérèse Barbe) fut baptisée en la collégiale de Fosses en même temps que Feuillenne et Lambert, remplaçant aussi leurs sœurs fossoises en 1943. Son parrain était Marcel Bert et sa marraine Marie Riboux-Genot. En mars 1959, le président du comité paroissial le Cdt Pierre Cour-teille, offrit une autre cloche, Marie-Pierre, pesant 310 kg. Son épouse et ses enfants en étaient les parrains et marraines. La même année, le curé Pierard fit assurer l'électrification des sonneries des cloches. Un chauffage au gaz sera bientôt remplacé par un système plus économique.

 

La chorale

Parmi les mouvements paroissiaux déjà cités, la chorale mérite une mention spéciale. Déjà avant la guerre 40, quelques jeunes filles assuraient l'animation des offices chantés sous la direction de l'organiste Mme Aline Coeme, devenue une véritable » institution paroissiale. En 1949, le mari de l'institutrice de Bambois, Jean Boccart, relança une chorale, avec son fils comme organiste, quelques jeunes filles et quelques hommes. Les offices se chantaient alors en latin et l'abbé Pierard aida au passage de la liturgie en français. En 1954, le groupe prit le nom de « Chorale Sainte Cécile » et connut un beau développement. L'organiste actuel est M. André Minet, de Pontaury. Le vieil harmonium à pédale a fait place à un orgue électronique, à deux claviers et pédalier.

 

En conclusion

Reprenons les termes d'une jolie et intéressante brochure éditée pour ce centenaire : « Nous devons être fiers de notre église centenaire elle est la mémoire vivante que nous devons transmettre aux générations à venir. Puissent les jeunes avoir une haute conscience de leurs responsabilités pour défendre leurs racines Il faut aussi rendre hommage et remercier tous ceux qui, depuis Mlle Jeanmart, ont oeuvré à la mise en valeur de l'é9lise, à tous ces prêtres dévoués, a tous ces paroissiens qui ont donné de leur temps et de leur générosité, souvent dans l'anonymat, pour que vivent cette paroisse et cette église de Bambois. JR.

 

Programme du centenaire du 17 au 19mars

-Exposition des artisans et artistes locaux

- Dégustation de produits locaux au presbytère et à la salle

vendredi 17: de 17h30 à 20 h

samedi 18: de 14 a 20 h

dimanche 10: de 11 h 30 a 18 h

Animations pour enfants : samedi 18 et dimanche 19, à partir de 14 h.

Histoire de l'église de Bambois

le 17 mars a 20 h, film historique du temps de l'abbé Pierard

- Eucharistie solennelle du centenaire dimanche 19 mars, a 10h.

Le cinématographe

Nous vous livrons un petit article assez édifiant, paru dans le n°, du 4 février 1900, du « Messager de Fosses»

 

Le cinématographe est en progrès plus de charges de cavalerie, plus de bébés mangeant leur bouillie. Tout cela est vieux. Aux Etats-Unis. le cinématographe prend et reproduit les affres du criminel à l'heure de son exécution. Il vous sera donné d'assister, grâce au cinématographe. à la pendaison. à Liberty, d'un nommé Taru qui avait assassiné sa fille. A New York. les cinématographes intrépides. faisant passer l'art avant tout ont fomenter une émeute lors d'une exécution, pour avoir le plaisir lucratif de la prendre sur le vif et de la présenter au public. Le temps n'est pas éloigné ou les artistes feront dérailler les trains de chemin de fer pour satisfaire la curiosité publique par le réjouissant spectacle des poitrines encore palpitantes. des membres que tord la souffrance, des plaies d'où coule le sang.

Oh, les progrès de la science !

Le grand feu

Tout d'abord nos excuses aux lecteurs à qui nous avions annoncé le grand feu à 21 h. certains n'ont pas vu l'allumage par les derniers mariés, M. et Mme Ballard-Rodric, mariés comme Philippe et Mathilde, le 4 décembre. Auparavant, le comité du grand feu (les Congolais de Fosses) et une bande de joyeux lurons se sont promenés aux sons d'une musique entraînante, afin d'annoncer aux Fossois la grande fête du jour. Après que le brasier eut apporté ses dernières chaleurs, très bien accueillies par le public, tous se sont retrouvés à la salle L'Orbey pour le bal masqué et la remise des prix aux plus beaux (ou plus laids) travestis. Rappelons les noms du comité organisateur, sous l'égide du président Philippe Leclercq : Eric Robaye, Benoît Buchet, Olivier Leclercq, Etienne Drèze, Rudy Dubois, Pascal Pans, Guy Lainé et André Migeot.

 

Une belle réussite

Tout d'abord, on se doit de remercier toute la population fossoise pour l'accueil qu'elle a réservé aux membres du comité lors de la prévente des cartes du bal masqué.

Ensuite, nos remerciements vont à Jean-Benoît Biot pour le prêt du terrain, à Baudouin Janssens pour le prêt d'un tracteur et d'une benne et à Pierre Genin pour le prêt d'un élévateur. Un grand merci également à nos différents sponsors la graineterie Gilot, Pierre Genin et quelques membres de la Compagnie que je me permets de citer : Christophe Mazuin (garage de la Meuse), Etienne Buchet, Benoît Buchet, Etienne Drèze. On peut dire que cela a été une réussite totale un bûcher qui s'enflamme dès les premières secondes devant la toute grande foule et enfin, une très belle soirée avec salle pleine dès la première demi-heure. Un seul regret : très peu de masqués, enfin Mais un bon comité avec quelques bonnes volontés et voilà le secret de la réussite de ce 5e grand feu. Alors, rendez-vous le dernier samedi de février en 2001 pour la prochaine flambée. Encore merci.

Pour le comité : Ph. Leclercq

Aux promeneurs

M. Jules Lallemand, responsable de l'Environnement, informe les promeneurs que le sentier des Forges vers le Laid-Pas est dorénavant accessible avec une poussette. Et pour les promeneurs qui veulent faire un peu d'escalade, ils peuvent prendre ce sentier qui vient d'être accessible ~u public et ils rejoindront le haut de a côte des Forges sans prendre la route habituelle.

Bonne promenade à chacun.

Jules Lallemand

Souper

Le souper organisé par l'Ecole maternelle de Névremont aura lieu le samedi 18 mars, en la salle de la Baillerie à Névremont. Réservation au 071-71.43.74 ou 071-71.41.50.

 

Saint-Vincent de Paul

La Saint-Vincent de Paul cherche d'urgence une chambre à coucher 2 personnes et 2 lits d'une personne.

Vous pouvez contacter Mme De-buisson (71.21.78 ou 0495-69.98.59). La prochaine permanence de St Vincent de Paul aura lieu le samedi 25mars, de 10 à 11 h, au local habituel de Saint-Martin.

Louisiane 2000

Ceci concerne les jeunes de 15 à 20 ans qui sont intéressés par un voyage en Louisiane (échange de jeunes). Le départ aurait lieu fin juin et le retour mi-juillet (échange avec un jeune Louisianais la première semaine d'août. Les personnes intéressées peuvent prendre contact avant le 25 mars au 071-71.27.01 (Maison de la Culture de Fosses).

L'échevin B. Meuter

Laetare en Wallonie

Une exposition sur le thème « Laetare en Wallonie » se tiendra du samedi 25 au mercredi 29 mars, en la salle de L'Orbey à Fosses. Le vernissage de cette exposition aura lieu le vendredi 24 mars à 19 h 30 en cette même salle.

 

 

Exposition

Des oeuvres de l'artiste fossois Willy Michel seront présentées en une exposition à la Maison de la Culture et du Tourisme, place du Marché à Fosses du samedi 1er au jeudi 20 avril. Cette exposition sera accessible en semaine de 9 h à 16 h et le week-end, de 10 à 18 h. Willy Michel (fils de Hector), a vu le jour à Fosses le 31 août 1943. Adolescent, il dessine déjà des coins pittoresques de sa petite ville natale. Amoureux des arts et de la nature, il quitte Fosses, part à l'aventure, voyage à l'étranger et s'enrichit de diverses cultures et mentalités. Installé à Bruxelles, on le retrouve en 1970 à l'Académie de Saint-Josse. Brûlant les étapes, il reçoit en 1974 le prix spécial de la Commune. Elève de René Julien, spécialisé dans le noir et le blanc et le dessin monumental, il suit également les cours de peinture et de sculpture et se voit décerner le diplôme de l'académie en 1975. En sa qualité de lauréat d'une école artistique de l'agglomération, il est invité lors d'une exposition sélective à l'abbaye de la Cambre à montrer ses travaux à Amberg (Allemagne) dans les locaux de Dresner Bank. Après un retour aux sources en 1987, grand amateur de folklore, il participe à diverses expositions à Bruxelles et illustre le Livre d'or de plusieurs sociétés, notamment celle de la Société royale Les Chinels qui le citera à l'honneur en 1999. Plusieurs de ses aquarelles seront sélectionnées par la Commission de la Culture de Fosses. Son atelier est situé rue des Echevins 9, à Fosses.

 

 

 

Les trwès cwârbaus

 

I gn-aveûve on çôp trwès cwârbaus,

Qu'avin.n' sitî à Sint-Djurau

Por zèls, éraler au Banbwès,

Is d'vin.n' trèvautchî on grand bwès.

Vêlà, gn-a onk qui s'a pierdu

Lès-ôtes né l'ont mauy pus r'vèyus

Li deûzyin.me, à pwin.ne à Maujo,

A sti spotchi pa one auto!

Quand dj'a trové l' trwèzyin.me achîd

Su I'astantche dilé l'Grand Vèvi,

I m'a dit: «  Fwè d'on viy cwârbau :

Dji n'irè pus à Sint-Djurau ! »

RA.A. VIROUX

Li l6 di fèvri2OOO

 

mauy = contraire di « todi »

on-astantche = one dike : on moncia d' têre, cayaus, brikes... Poz-arêter d' l'eûwe

Ce week-end

Les jeunes et les réserves seront au repos les il et 12 mars. Les équipes premières joueront leur match de retard du 20 décembre dernier:

RUS Fosses - JS Tamines

Surice - Bambois

Aisemont - Bierwart

 

Matches remis

Les matches des Espoirs, Réserves, Minimes et Préminimes, qui devaient se jouer les 8 et 9 janvier, sont remis aux 1er et 2 avril (Laetare). En ce qui concerne l'équipe première de la RUS Fosses, elle pourrait jouer à Nismes à la Laetare. On attend la décision du C.P. pour pouvoir jouer le samedi soir. Il resterait ensuite deux matches de championnat : Ciney-Fosses le 9 avril et Fosses-Spy le 16 avril, pour terminer en beauté. Il y aurait 4 descendants en 2e Provinciale, Si Sambreville, Couvin et Walcourt descendent de promotion

 

Match amical

Ce mardi 14 mars, à 19 h 30 : Velaine-RUS Fosses.

 

Score de derby

 

 

FOSSES - J.TAMINES 1 - 1

 

L'état du terrain ne facilitait pas la tâche, des belligérants, par ailleurs dans l'impossibilité de faire usage de leur technique individuelle. Dès lors, la pratique de la longue volée était le plus souvent de mise à la base des échanges partagés, aisément jugulés par des défenses nullement mises en difficulté. Une reprise de la tête de Chiacig et un envoi non cadré de Gildiz illustraient néanmoins les velléités offensives des Sambriens qui allaient finalement trouver la faille à la demi-heure, le tir appuyé de Nanni prenant la bonne direction. Laborieusement, les fossois se lancèrent à la recherche de l'égalisation qui survint à quelques minutes du repos par Geeraerts servi par Dogot Avec le bénéfice de la descente, les Chinels furent autrement entreprenants à la reprise. Durant une dizaine de minutes, leur prédominance momentanée allait leur procurer l'une bu l'autre franche opportunité mal exploitée ou annihilée par Quévy au keeping brillant. A l'entame du cinquième quart d'heure, les Taminois qui avaient laissé passer l'orage refirent progressivement surface pour à leur tour porter le danger dans le camp adverse par Chiacig et Marchand notamment. Dans le dernier sextant, les Fossois retrouvèrent l'initiative. Ils auront par Geerearts et Malhaise moult possibilités de forcer le succès mais n'en profiteront pas. L'engagement total consenti dans les deux camps tout au long de la seconde mi-temps allait trouver dans le score égalitaire sa juste récompense.

FOSSES: P-E.Lorand, Dambroise, Malhaise, Dogot, Colinet, E.Lorand, Gillard, (35e Vlieghere), Thys, De Paemelaere, Viguie, (8e Geeraerts), Renaux.

J. TAMINES: Quévy, Warnier, Bertin, Yasar, Renna, Nanni, Alfei, (66e Geerts), Chiacig, Ruidant, Marchand, Gildiz (66e Prumont).

Arbitre: M.Libois.

Les buts: Nanni (32e, 0-1), Geeraerts (42e, 1-1).

Cartes Jaunes : Dambroise, Ruidant, Alfei, Geeraerts, Chiacig, Dogot, Nanni.

 

SURICE - BAMBOIS 2 - 1

Bien regroupé en défense, Bambois posa pas mal de problèmes aux attaquants locaux qui durent attendre la 16e pour voir Lacor entamer la marque. Après le café, les « Fromagers » repartirent à l'offensive et, à la 61e, Place double les chiffres. En fin de rencontre, Bambois sauva l'honneur sur un penalty converti par Lombet

 

AISEMONT - BIERWART 1 - 1

Les "Gadis" se créaient deux occasions en début de rencontre par Montési et Dechamps. Ensuite, les Hesbignons répliquaient par Fabrice Thirot et Ludovic Plumier qui vit son tir renvoyé de la main par

Saczuk hors du rectangle. Mais l'arbitre M. Loudèche ne broncha pas. Les visiteurs continuaient leur pressing par Fabrice Thirot et Demaerschalk mais la conclusion fit défaut.

En 2e période, les échanges furent dans l'ensemble équilibrés. A la 64e, Dechamps loupait l'immanquable, suite à une passe de Sandron. A la 73e, Dechamps ouvrait le score sur une passe en profondeur de Pozza (1-0). En fin de rencontre, Montési frappait sur le piquet avant que dans les arrêts de jeu Fabrice Thirot n'égalise suite à un coup franc de Plumier.